- Descends dans la cave ! ordonna Caleb. Obéis, Justine ! L’infirmière riva ses yeux vers le sol puis descendit l’escalier de pierre. Les enfants étaient tous couchés, le couple Webber en profita pour régler ses comptes. Il y a plusieurs années, Caleb avait aménagé la cave de la maison : il l’avait insonorisée, avait habillé les murs et le sol, l’avait meublée, et s’en servait pour corriger sa femme à l’abri du regard des enfants. Seul Caleb détenait la clé de cette pièce ; clé qu’il portait toujours sur lui. Le comptable suivit sa femme. Arrivés en bas des marches, Caleb introduisit la clé dans la serrure et déverrouilla la porte. Il exhorta à Justine d’y entrer puis il y entra à son tour, avant de fermer la porte à double tour derrière lui. Il mit la clé dans la poche de son jean puis croisa les bras en regardant sa femme. Justine n’en menai...
À dix-neuf heures pétantes, nous sonnâmes à la porte de la maison de mon professeur. Monsieur Loup vint nous ouvrir presque immédiatement, un immense sourire aux lèvres. - Ah, les Webber ! Bonsoir ! Entrez donc ! - Bonsoir, Maxime ! répondit papa en lui serrant la main. Ah ouais. Carrément. « Maxime ». A quel moment mes parents étaient-ils devenus de vrais potes avec monsieur Loup ?! - Bonsoir, monsieur ! lançâmes-nous en chœur. - Bonsoir, les enfants ! Hum… Dîtes-moi… Il n’en manque pas une ? Où est Anaïs ? - A la maison, répondit maman. Dans sa chambre. - Je vois, répliqua monsieur Loup sans s’attarder. Allez, entrez ! Vous êtes les derniers ! Nous pénétrâmes dans une grande entrée décorée avec goût. Des éclats de rire provenaient du salon et une délicieuse odeur flottait dans toute la maison. Je commençais à avoir ...