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L'équation féminine


   Thalysa, une jeune femme de bientôt 35 ans, a tout pour être heureuse : un mari merveilleux, six enfants aimants et débordants d'énergie, et un job de secrétaire dans un cabinet médical.

Cependant, Thalysa a plusieurs défauts : elle fume, procrastine à la maison et au travail, et a bien du mal à suivre toutes les règles imposées par la vie en société. Son mari ne supportant pas cela, tente de recadrer sa femme tant bien que mal, ce qui donne lieu à de nombreuses scènes de discipline domestique ! 

Chapitre 1

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  Mercredi.                   Pas de grasse matinée ce matin : Héloïse nous réveilla à neuf heures pour que nous puissions travailler un peu sur nos cours. J’étais grognon au possible en me réveillant, comme cela m’arrive rarement. En m’asseyant à table au petit déjeuner, je fus agacée par Anaïs, toujours pleine d’énergie et en forme le matin. Je déteste les gens du matin. Ou les gens. Ou le matin.                   Après m’être préparée et habillée pour la journée, je remontai dans ma chambre et me sentis toujours aussi grognon. Je ne savais pas encore pourquoi mais j’avais l’impression que cette journée allait être désagréable au possible. Personne n’avait intérêt à me voler dans les plumes : je m’étais levée du pied gauche !                 J’ouvris mes cahiers et commençai à travailler. Soudain, seulement quelques minutes après avoir commencé mes devoirs, j’entendis : -           Louise ! Anaïs ! Marie ! Descendez immédiatement ! Héloïse avait l’air furieuse. J’obéi

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  Jeudi 1 er avril 2021 -           Simon ! Dépêche-toi de mettre tes chaussures, on va être en retard ! -           C’est cro dur, maman ! -           Je ne peux pas t’aider, j’ai ta petite sœur dans les bras… Bon, Noé, tu peux aider ton frère à mettre ses chaussures, s’il te plaît ? -           Non ! -           Comment ça, non ?! -           Non ! -           Noé de Melbourg, tu vas tout de suite aider ton frère à mettre ses chaussures sinon je vais me fâcher ! -           Non ! -           Je vais mettre tes petites sœurs dans la voiture : à mon retour, je veux que tu aies aidé ton frère ! Tu n’as vraiment pas envie que je me fâche, Noé ! Je ne suis pas d’humeur aujourd’hui… Heureusement, je n’eus pas à me fâcher : Noé aida son petit frère, les enfants montèrent dans la voiture, je vérifiai que tout le monde était bien attaché, et je filai en route pour l’école.                                 Ce n’était pas prévu du tout. Alexandre et moi n’avions absolume

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  Bruce Banner a laissé place à Hulk. Dr Jekyll a laissé place à Mr Hyde. Je disais dans les épisodes précédents que Thomas était un Pokémon qui se « transforme », passant du « pote sympa » au « tuteur intransigeant » lorsque débute l’évocation du bilan. Mais hier, c’était plus que ça. Thomas était un Avenger en colère, prêt à me fracasser. Et ce fut le cas. La pire séance depuis que j’ai commencé la fessée, tous tuteurs confondus. J’ai littéralement pris la fessée du siècle.                   Sur la route, je me dis que Thomas ne va pas être content : depuis une semaine, je ne fais toujours pas mes devoirs ; et j’ai été exclue de cours mardi. Je savais qu’il serait fâché mais je n’imaginais pas à ce point-là.                   Je frappai à la porte, Thomas m’ouvrit. Pas de sourire ni de bonne humeur habituelle. Thomas était glacial. -           Salut, dis-je. -           Salut. Ça va ? -           Bof… trente-cinq minutes de bouchons sur le périph’, j’aurais pu m’e

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                            Mon cadeau biologique mensuel m’a donné quelques jours de répit : au lieu de devoir me rendre vendredi dernier chez Thomas, nous avons attendu aujourd’hui, ma prof de chimie étant absente (youpi !).                 Je sais que Thomas doit me faire payer pour tout le reste du bilan, notamment le catastrophique couvre-feu que je redoute énormément. Il ne doit pas y avoir loin de quarante dates, et puisque Thomas m’a punie en multipliant ces dates par deux… J’essayais de me raisonner en me disant que Thomas ne me donnerait pas quatre-vingts fessées debout, mais la vérité était qu’il en est parfaitement capable.                 J’ai berné Thomas plusieurs fois depuis notre dernière entrevue (quand il va lire ceci, je vais signer mon arrêt de mort…) : je suis censée me coucher à 22h45 du vendredi au lundi, et à 21h45 du mardi au jeudi. J’ai fait en sorte d’ajouter une heure de plus aux mardis, mercredis et jeudis soirs alors que ce n’était absolument pas la r

Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 24).

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 J'ai pris le parti de ne pas écrire les dialogues en anglais pour préserver le confort de lecture :) Peace. L.P. Lundi 25 janvier 2021                                   Six heures, mon réveil sonne. J’ouvre difficilement les yeux : la fatigue est toujours présente malgré la bonne nuit de sommeil que je viens de passer. En plus de mes devoirs au lycée, papa a engagé un professeur particulier d’anglais qui vient deux heures par jour pour m’aider à bien comprendre mes cours et rédiger correctement mes devoirs. Je dois donc travailler deux fois plus que les autres. Puisque Valentin veut le meilleur pour moi, il m’a inscrite dans une Magnet school franco-anglaise ; les Magnet schools ont la réputation d’avoir un niveau très élevé et de préparer la future élite américaine. De plus, je sais que papa dépense une somme d’argent exorbitante pour ma scolarité et je ne veux pas le décevoir ! Mon père me voit déjà intégrer l’université de Stanford l’année prochaine, pour que je puisse

Journal d'une étudiante accueillie (chapitre 20)

Mardi .   Mon réveil sonne. Je déteste le mardi. Cette journée de cours est infâmement intense. Je ne supporte pas la cadence des cours, j’ai l’impression de ne plus savoir où donner de la tête !   Heureusement, la journée se déroula presque sans accroc - Juste une énième altercation entre cette peste de Cassandra et moi, mais tout ça ne donna pas suite à une bagarre, heureusement ! – mais ça, ce fût avant le dernier cours de la journée. Notre saleté de prof de littérature comparée rattrapait le cours de la semaine dernière (elle était en formation ! je me demande bien quelle formation !) et en profitait pour nous rendre nos devoirs maison. Je ne m’étais pas appliquée sur ce devoir, je me souviens très bien que le sujet, Le Décaméron de Boccace, ne me plaisait guère. Cela se ressentait sur la note.   -           1/20, Marie ! Vous auriez évidemment pu mieux faire ! -           Quoi ?! protestai-je. Mais pourquoi 1/20 ?! -           Parce que vous avez écrit correct