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L'équation féminine (Chapitre 5)

 


Lundi 5 avril 2021


                Il est dix heures, je suis au boulot et je m’ennuie à mourir. Aucun appel, aucune démarche administrative à faire, rien. Je me laisse à écouter mon démon qui me dit d’aller faire un peu de shopping sur le net. Je me rends donc sur mon site préféré et vais à la pêche aux nouveautés.

Après avoir fait le plein pour les enfants, je m’achète trois ensembles pas chers, ainsi que deux paires de sandales pour cette saison de printemps.

Une fois le panier bien rempli, je jette un coup d’œil à la somme totale : 239,94€. C’est beaucoup. Si l’on retire les vêtements destinés aux enfants, il me reste environ 150€ à payer. Après la dispute concernant les factures impayées, Alexandre m’a enlevé 200€ sur mon budget shopping du mois. Il ne me reste donc plus que 50€. 50, pas 150… Mais j’ai tellement besoin de toutes ces jolies choses !

J’hésite un moment avant de valider, puis je clique en fermant les yeux et priant pour qu’Alexandre ne me tombe pas dessus. Depuis la mise en place de cette discipline domestique, j’avais déjà reçu beaucoup trop de fessées à mon goût !

 

                En préparant le repas du midi, un combat s’effectuait dans ma tête : dois-je lui avouer ou non ? Ne dit-on pas « faute avouée, à moitié pardonnée » ? S’il s’avère compréhensif, j’aurais vraiment l’air idiote d’avoir tant stressé ! Mais s’il s’avère très énervé, ça va encore chauffer pour mon matricule… Oh mais pourquoi a-t-il fallu que je me mette dans une telle situation ?!

 

 

-          Ça a été ta matinée ? demandai-je à mon homme alors que nous nous mettions à table.

-          Oui, très bien, même si je suis persuadé que madame Duchâteau a un cancer…

-          Oh mince !

Madame Duchâteau fait partie des patientes qu’Alex et moi affectionnons particulièrement.

-          Ce n’est pas encore confirmé, je l’ai envoyée faire des examens complémentaires… Mais j’en mettrais ma main à couper !

-          La pauvre… J’espère qu’elle pourra être soignée !

-          Je l’espère aussi ! Et toi ma chérie, ça a été ta matinée ?

-          Oui, oui… Très calme…

Bon aller, je respire un grand coup et je me lance. Impossible d’attendre plus longtemps !

-          Alex, j’ai quelque chose à te dire.

-          Oui, qu’y-a-t-il ?

Bloquée. C’est le mot. Je suis totalement bloquée. Devant mon absence de réaction, mon mari paniqua :

-          Ne me dis pas que tu es enceinte !

-          Quoi ?! m’étonnai-je. Oh non ! Non, non, non ! Pas du tout !

-          Ouf !

-          Attends… Tu le prendrais comme une mauvaise nouvelle si j’étais enceinte ? Tu ne voudrais pas de septième enfant ?

-          A la base, nous n’en voulions que quatre, rappela mon mari. Mais au point où on en est, un de plus ou un de moins…

-          On dirait que tu parles d’un animal ou d’un objet de collection, me vexai-je.

-          Non pas du tout ! Je dis juste que si on peut en gérer six, on peut en gérer sept, ou huit s’il nous arrive encore d’en avoir deux pour le prix d’un…

-          Je suis très contente d’avoir des jumelles ! revendiquai-je.

-          Moi aussi, Thaly ! C’est juste que c’est plus épuisant que quand il y en a un seul à la fois ! Et pour ce qui est d’un septième enfant, on pourra peut-être y penser quand les jumelles entreront au CP… ou au collège… ou à la fac…

-          Alex !

-          Ça va, je déconne ! J’essaie juste de te dire que ce n’est pas le moment… Ça fait sept ans qu’on est dans les couches et les biberons, presque sans pause ! On a un peu le droit de souffler, non ?

-          Oui, c’est sûr…

-          Bon, si tu n’es pas enceinte, qu’est-ce que tu voulais me dire ?

Je fixai les magnifiques yeux de mon mari et perdis tout mon courage. Si j’avouai maintenant, je prendrais une bonne fessée sur le champ, gâchant ce moment de complicité entre nous.

-          Je…J’ai envie de me reconvertir professionnellement, lâchai-je.

Alexandre se tut et se mit à réfléchir à toute vitesse comme il le fait d’habitude. Au bout de quelques secondes, il réagit :

-          D’accord. Que souhaiterais-tu faire ?

-          Eh bien… J’y ai bien réfléchi et… j’aimerais être avocate. Je sais que ça paraît dingue…

-          Pas plus dingue que d’avoir un septième enfant, sourit-il. Tu t’es renseignée sur le parcours que tu devras effectuer ?

-          Je vais devoir faire un Master en droit puis tenter d’entrer à l’école d’avocats. Une fois dans cette école, la formation dure dix-huit mois, et je passerai ensuite l’examen d’aptitude.

-          Cela t’engage donc pour six ans et demi d’études, calcula Alex. au cas où tout se passe bien et où tu ne redoubles pas.

-          C’est ça, dis-je.

-          Tu t’en sens capable ? m’interrogea mon mari. Je veux dire, retourner à la fac, côtoyer des gamins qui sortent tout juste du lycée, bosser comme une dingue pour avoir tes partiels, en plus de gérer les enfants ?

-          Ce que je sais, c’est que je ne m’épanouis plus dans mon boulot, que je ne prends plus plaisir à faire ce que je fais. J’ai besoin d’être motivée par quelque chose de nouveau… Et j’ai toujours rêvé d’être avocate.

-          Oui, tu m’en parlais déjà à l’époque de notre rencontre, me rappela Alex. Ecoute, Thaly…

-          Je sais, c’est complètement débile comme idée, me ravisai-je. Laisse tomber.

-          Ce n’est pas du tout ce que j’allais dire ! répliqua le médecin. J’allais te dire que si tu es sûre de toi, alors je te soutiens à mille pourcents.

-          C’est vrai ?! me réjouis-je.

-          Oui. Mais attention : si tu reprends tes études, ce n’est pas pour faire n’importe quoi ! Tu vas travailler dur pour avoir tes examens. Je serai avec toi, on établira un planning à respecter et je…

-          Attends Alex, on n’y est pas encore. Les inscriptions n’ouvrent que le mois prochain…

-          Tu feras la rentrée de septembre, non ?

-          Oui.

-          C’est dans cinq mois, ce n’est pas si loin que ça ! En plus, il va falloir que je me trouve une nouvelle secrétaire. Et il va également falloir trouver une baby-sitter pour les enfants. Et réorganiser le budget car avec un seul salaire, ça va être plus tendu…

Le budget. Ce mot me fit tilt. Je n’ai toujours pas avoué ma bêtise à mon mari. La boule d’angoisse est toujours présente en moi… mais je ne pipe mot. Le courage m’a définitivement abandonnée.

 

 

                Je passai l’après-midi à penser à ma reconversion professionnelle : Alex était d’accord, j’allais reprendre mes études et tenter de réaliser l’un de mes rêves. Waouh. C’est complètement dingue. Cela allait vraiment être un très grand bouleversement pour toute notre famille. J’espérai que les enfants ne le vivent pas trop mal.

 

 

                16h30, je récupère les enfants et nous rentrons à la maison. Après le goûter et les devoirs d’Alice, ils partirent jouer ensemble dans la salle de jeux tandis que je préparais quelques repas d’avance pour cette semaine.

                Alexandre rentra pour 17h30, chose qui n’arrive presque jamais.

-          Pourquoi rentres-tu si tôt ? lui demandai-je après l’avoir embrassé.

-          Pour deux choses, me répondit-il froidement. La première, c’est que mes trois derniers rendez-vous ont été annulés – à croire qu’il se sont passés le mot ! La deuxième, c’est qu’il faut qu’on parle.

-          Qu’on parle ? demandai-je, fébrile. Mais…de quoi ?

-          Tu n’as pas une petite idée, Thalysa de Melbourg ?! gronda mon mari.

-          Eh bien, si c’est par rapport à ma reprise d’études, on peut…

-          Non, Thalysa ! me réprimanda-t-il, agacée. Ce n’est pas du tout par rapport à ta reprise d’études ! Je viens de consulter nos comptes car je voulais faire le virement à la nounou des enfants, devine ce que j’ai vu… !

-          Eh bien, euh…

-          240€ sur Zalando ! gronda Alex. Tu m’expliques ?!

-          Ne crie pas si fort, les enfants vont t’entendre, prévins-je.

-          Tu m’expliques ?! insista-t-il.

-          Eh bien, les enfants avaient besoin de vêtements, alors je leur en ai acheté.

-          Ce n’est que pour les enfants ?

-          Oui.

-          Tu en es certaine ?!

-          Oui.

-          Thalysa, je te jure que si tu me mens, tu vas prendre une fessée tellement magistrale que…

-          Chut ! Les enfants pourraient t’entendre, réitérai-je.

-          Tu m’affirmes en toute franchise que ce n’était que pour les enfants ?!

-          Oui ! m’agaçai-je.

-          Parfait. Montre-moi le descriptif de la commande.

-          Quoi ?! m’offusquai-je. Tu ne me fais pas confiance ?!

-          Je te fais confiance sur énormément de choses mais là, j’ai des doutes. Montre-moi le descriptif de la commande !

-          Alex, ce n’est vraiment pas sympa de douter de moi comme ça !

-          S’il s’avère que tu dis vrai, je te présenterai mes plus sincères excuses. En revanche, s’il s’avère que tu m’as menti, crois-moi, tu vas t’en souvenir !

-          Alex…

-          Montre-moi ce fichu descriptif ! cria-t-il.

Je pris mon téléphone et obéis, ne souhaitant pas voir rameuter les enfants suite aux cris de leur père. Fébrile, je lui montrai le mail de confirmation de la commande. Je vis le sang monter au visage de mon homme : j’étais dans de sales draps…

-          Il me semble que les trois ensembles et les deux paires de chaussures affichés dans cette commande ne sont pas pour les enfants ! A moins qu’Alice ait grandi en express, mettant des vêtements de taille 44 et des chaussures de pointure 38 sans que je ne m’en sois rendu compte !

-          Je vais t’expliquer…

-          Tu veux m’expliquer quoi, au juste ?! gronda le médecin. Avec tes exploits de cette semaine, je t’avais pourtant prévenue que le budget était serré et que ton shopping du mois serait réduit ! Je veux bien que tu achètes des vêtements aux enfants, c’est nécessaire et parfaitement normal ! Mais à en croire notre dressing plein à craquer, toi, tu n’en as pas vraiment besoin dans l’immédiat ! Ce sont des caprices, ça, Thalysa ! Tu as cédé à des caprices, jusqu’à dépenser des sous que nous n’avons pas !

-          Je t’en prie, arrête de crier…

-          Pourquoi vous vous disputez ? demanda Björn, que nous n’avions même pas vu entrer dans la pièce.

-          Pour rien mon cœur, répondis-je à la hâte.

-          Alors pourquoi papa est en colère pour rien ? insista mon fils.

Les enfants ont le don de poser les questions qu’il ne faut surtout pas poser.

-          Eh bien…

-          Je suis en colère parce que maman a fait une bêtise ! me coupa Alexandre.

-          Une très grosse bêtise ? demanda Björn.

-          Oui, une très grosse bêtise ! confirma son père.

-          Ça ne le regarde pas ! protestai-je à mon homme.

-          Notre fils me pose une question, je lui réponds ! rétorqua Alex.

-          Pourquoi tu ne lui donnes pas une fessée alors ? demanda Björn. C’est ce que tu nous fais, à nous, quand on fait une très grosse bêtise !

-          Effectivement, elle le mériterait… lâcha le père de famille, la mâchoire serrée par la colère.

Mon mari me fusillait du regard, ce qui me rendait on ne peut plus mal à l’aise. Je tournai le dos à Björn pour qu’il ne puisse pas me voir rougir de honte à l’évocation d’une potentielle fessée. Puis, l’émotion passée, je m’adressai à mon fils :

-          Hey mon cœur, que dirais-tu de retourner jouer avec tes frères et sœurs ?

-          Noé refuse de me prêter sa voiture Pat’Patrouille, se lamenta Björn, le regard triste.

-          Dis-lui qu’il doit prêter ses jouets sinon je viendrai lui dire moi-même ! répondis-je.

-          D’accord ! accepta mon fils.

Au moment où il quitta la pièce, je sus que c’était une mauvaise idée d’avoir renvoyé Björn avec ses frères et sœurs. Il s’empresserait sûrement de raconter à Alice et Noé que papa et maman se sont disputés parce que maman a fait une très grosse bêtise…

Seuls dans la cuisine, je reprochai à Alexandre :

-          Tu es content de toi ?! Qu’est-ce qui t’a pris de dire cela à Björn ?!

-          Je crois que tu es vraiment très mal placée pour me faire des reproches, Thalysa !

Je me tus. Il n’avait pas tort.

-          Il est déjà tard, je vais m’occuper de laver les enfants.

-          Je reste là pour finir de cuisiner, annonçai-je.

-          Très bien, finis de cuisiner. Et profite de pouvoir t’asseoir, ce ne sera plus le cas lorsque nous aurons réglé nos comptes ce soir.

Alex sortit à son tour, laissant sa dernière réplique me glacer le sang. Je tentai de me remettre aux fourneaux tant bien que mal mais effectuai quelques maladresses, ayant l’esprit focalisé sur l’avenir de mes fesses.

 

 

-          Maman, est-ce que tu penses que le vélociraptor aurait gagné contre un hippopotame ? me demanda Noé, allongé dans son lit, en regardant les stickers en forme de dinosaures collés à son plafond.

-          Ah ça, c’est une très bonne question, mon chéri ! répondis-je en lui caressant le front. Continue d’y penser en t’endormant, peut-être qu’en te réveillant demain matin tu auras la réponse.

-          Je te la dirai alors, la réponse !

-          D’accord mon petit cœur. Aller, il est temps de dormir. Fais de beaux rêves, mon ange. Maman t’aime très fort.

Je le regardai chercher la position la plus agréable pour lui et sortis de sa chambre. J’allai ensuite border Alice, puis Simon, puis Björn, et enfin les jumelles.

Lorsque je sortis de la chambre de Capucine et Emily-Rose,  je me retrouvai face à face avec Alexandre qui sortait de la chambre de Simon. Il fonça sur moi, m’attrapa par le bras et déclara :

-          Maintenant, on va pouvoir discuter !

-          Aïe ! m’exclamai-je en tentant d’être la plus silencieuse possible tant que nous étions près des chambres des enfants. Alex, lâche-moi, tu me fais mal !

-          Crois-moi, ce n’est rien comparé à la douleur que tu ressentiras aux fesses quand j’en aurai fini avec toi !

-          Tu me fais peur… avouai-je.

-          Tu peux avoir peur, oui ! C’est inadmissible ce que tu as fait, Thalysa ! Je suis vraiment furieux contre toi !

Alexandre m’emmena juste dans le garage et me fit monter à l’étage, dans la dépendance créée spécialement pour héberger les invités potentiels.

-          Ici, personne n’entendra ! déclara-t-il.

-          Mais…et si les enfants se réveillent et qu’ils ne nous trouvent pas ? paniquai-je.

-          Ne t’inquiète pas pour ça ! Maintenant, tu vas m’expliquer ce qui t’a pris de dépenser autant d’argent alors que je t’avais déjà dit qu’à cause des factures impayées, nous étions ricrac !

-          Je n’ai dépassé que de 100€, Alex…

Je sus, aux très bonnes claques que je reçus sur le jeans, que je n’avais pas eu la bonne réplique.

-          Je t’ai déjà de me vouvoyer et de m’appeler Monsieur ! me gronda mon mari. De plus, ces 100€, on va les trouver où, Thalysa ?!

-          Ben…sur notre compte épargne !

-          Evidemment ! Cela m’étonne qu’on ne soit pas encore ruinés avec ta vision des choses ! Heureusement que c’est moi qui gère les comptes !

-          On ne va pas en faire un fromage…

-          Non, en revanche tu vas te ramasser une très bonne fessée pour te dissuader de recommencer !

Je n’eus pas tellement le temps de comprendre ce qui se passait : en deux temps, trois mouvements, je me retrouvai avec le jeans aux chevilles, allongée en travers des cuisses de mon mari. Malgré ma culotte constituant une protection, je posai ma main libre sur mes fesses en signe de défense. Alexandre la bloqua dans mon dos et baissa de suite ma culotte.

Mon homme se mit taper très, très fort sur mes fesses nues. Il tapait tellement fort que les premières claques m’arrachèrent déjà des cris.

-          Ça y est, Thalysa ?! me gronda-t-il en tapant sans faiblir. Tu regrettes d’avoir été capricieuse et d’avoir dépensé de l’argent inutilement ?

-          Aïe, oui ! Aïe ! Aïe ! Monsieur ! Arrêtez, ça fait trop mal… !

-          C’est le but d’une fessée ! affirma-t-il. Que tu aies assez mal aux fesses pour que tu t’en souviennes et que tu ne recommences plus !

-          Aïe ! Aïiie !!!

-          Tu recommenceras ce genre de choses ?!

-          Non ! Aïe !!

Depuis cinq jours que nous avions démarré la discipline domestique, je n’avais encore jamais pris une fessée de cette envergure. La vache, il était plus qu’en colère !

 

                Après une fessée à la main plus que carabinée, Alex me releva de ses genoux et m’ordonna de m’allonger à plat ventre sur le lit. Les fesses plus que meurtries, j’obéis. Des larmes coulaient sur mes joues : cette fessée m’avait vraiment fait un mal de chien. J’étais en nage !

                Une fois que je fus allongée sur le lit, j’appréhendais la suite. Je vis Alexandre attraper un câble de recharge pour téléphone et le plier en deux.

-          Combien d’euros as-tu dépensé en trop, Thalysa ?!

-          Cent… Mais je suis désolée ! priai-je.

-          Cent, exact ! reprit mon mari. Cent euros que nous allons devoir piocher dans notre épargne parce que tu n’as pas respecté la règle que je t’ai imposée ce mois-ci ! Tu vas donc prendre cent coups de câble. Je veux t’entendre les compter distinctement !

Sur tous les sites que j’avais parcouru, je n’y ai jamais vu le câble de la recharge de téléphone comme instrument de fessée. Je ne pouvais me baser sur aucun témoignage pour savoir si oui ou non cela faisait mal : j’allais apprendre sur le tas.

                Alex me fouetta une première fois les fesses : ok, ça fait mal mais c’est supportable. Plus supportable que la fessée manuelle précédente, en tout cas !

-          Un ! comptai-je.

Les coups se succédèrent, et plus ils étaient nombreux, plus ils devenaient insupportables. Au trentième, je commençai déjà à sérieusement gigoter. Au cinquantième je suppliai Alex…enfin…« Monsieur » d’arrêter, lui disant que je ne recommencerai plus… Au soixantième, je ne pus m’empêcher de mettre ma main pour me protéger.

-          Si tu recommences, tu vas le regretter Thalysa !

J’étais déjà en train de le regretter. Lorsque je recevrai mes vêtements commandés ce matin, ils auraient un goût bien amer… Je ne sais même pas si j’aurais plaisir à les porter ! J’aurais fait tout cela pour… rien.

-          Soixante-sept ! continuai-je. Je vous en supplie, arrêtez !!

Mais il continua.

-          Soixante-huit ! pleurai-je.

Impossible de ne pas mettre à nouveau ma main. Alexandre monta alors sur le lit, attrapa mes poignets et les cala dans le creux de mes reins. Puis, il enchaîna les coups très rapidement. J’avais beau essayer de me débattre et pleurer toutes les larmes de mon corps, mon mari me maintenait trop bien et mes fesses trinquaient en beauté.

 

-          Cent ! annonçai-je en nage et épuisée.

Je restai quelques secondes inerte, allongée sur le lit.

-          Assieds-toi, Thalysa.

-          Oui Monsieur, dis-je en obéissant.

Après ce que je venais de recevoir, je lui étais totalement soumise. Alexandre m’attrapa le menton et m’obligea à le regarder dans les yeux. Puis, il me dit calmement mais fermement :

-          Je ne veux plus que tu cèdes à tes caprices en ce qui concerne notre argent. Tu m’as bien compris ?

-          Oui Monsieur, répondis-je docilement.

-          Tu auras une bonne fessée dès que tu recommenceras ! Maintenant, dis-moi combien de cigarettes tu as fumées aujourd’hui.

Heureusement pour moi, je n’avais pas dépassé le quota autorisé, trop occupée à cuisiner ou à penser à ma reconversion professionnelle.

Après vérification, mon mari me félicita et me prit dans ses bras pour un câlin coquin de consolation.

 

A suivre…

Commentaires

  1. 240 € ! Ce n'est pas rien quand même. C'était évident que ça ne serait pas passé.
    Je m'y retrouve complètement dans ce récit avec les personnages.
    C'est un plaisir de les lire, merci
    Justine

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  2. Pour Thalysa, c'était moins évident...
    Merci beaucoup pour ton compliment ! <3

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