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Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 1)


Ça y est, nous y sommes. Mon pire cauchemar est arrivé. Monsieur X. a été élu à la Présidence de la République et il va appliquer son programme. Je m’appelle Marie, j’ai 18 ans, et je vais aller au bagne pour la première fois de ma vie.
Enfin, au bagne... J'exagère légèrement. Je vais en fait aller en famille d’accueil, famille dans laquelle je vivrai la semaine ; je pourrai rentrer voir ma famille, dont l’homme de ma vie, le week-end.

J’ai eu mon bac littéraire en juin dernier, mention très bien. J’ai décidé d’entamer une licence de Lettres afin de réaliser mon rêve : devenir professeure des écoles. Mais Monsieur le Président de la République l’a décrété : « Tous les étudiants de 18 à 25 ans seront accueillis en structure pour le bien de leurs études ». Pour le bien de nos études ? Pff, tu parles ! Encore des propos démagogues !
Alors me voilà inscrite à l’université Jules Verne de *****, dans laquelle je vais passer minimum trois ans, pour me former au métier de professeure des écoles. J’ai appris que la centaine de familles d’accueil censée nous prendre en charge habitait à maximum cent mètres de la fac. C’est un bon point. Ou pas, cela dépend de la façon dont on voit les choses.
Je n’ai pas hâte de rencontrer ma nouvelle famille. Le mot d’ordre du Président est « discipline ». Je m’attends à tomber dans une famille stricte et sans cœur. Moi qui déteste l’autorité depuis ma naissance, voilà que l’on va m’imposer une discipline de fer ; je ne compte absolument pas me laisser faire !

Lundi

Neuf heures. Je viens d’arriver à ma nouvelle école. Le pas est fait : j'entre à l'université ! L'angoisse du premier jour m'envahit. Mon sac à dos sur le dos et ma valise à roulettes remplie d’affaires à la main, je me rends dans le hall pour voir comment ça se passe.
Des guichets de fortune avaient été installés partout dans le hall. Il y en avait dix au total. Chacun comportait une queue d’étudiants, puis une secrétaire qui notait leur présence.
D’après l’affichage, je devais me rendre au bureau numéro six ; c’est ce que je fis.
− Nom, prénom, date de naissance.
Ne dis pas bonjour, surtout.
− Lebertier, Marie, 30 décembre 2000, répondis-je.
− Lettres, 1ère année ?
− C’est ça.
− Ton numéro d’étudiant sera le 2120088. Ta famille d’accueil habite 10, rue Victor Hugo. Tu seras en colocation avec Louise Vasseur, Jeanne Diawara et Anaïs Poltrov, chez Monsieur et Madame Johnson. Trouve tes colocs, elles ne doivent pas être loin, puis vous pourrez toutes les quatre vous rendre chez eux pour installer vos affaires. Vous devrez être revenues pour quatorze heures, Amphi n°2. Suivant !
Ok, cette sal**e de secrétaire mal aimable (ou mal b**sée !) venait de me mettre en rogne. Je tentai de me calmer et allai voir quelques groupes de nanas pour tenter de trouver mes nouvelles colocs. Au bout de la quatrième tentative, on me répondit enfin :
− Salut, moi c’est Anaïs, et elle, c’est Louise. Toi, c’est Marie, c’est ça ?
− C’est ça.
Peu de temps après, Jeanne nous rejoignit. Nous nous mîmes en marche et apprîmes à nous connaître un petit peu. Je sentais que j’allais très bien m’entendre avec elles. Anaïs avait un tempérament de feu (ce qui m’arrangeait bien, je ne serais pas toute seule à défier l’autorité !), Jeanne et Louise étaient plus calmes et sages mais pas prêtes à tout accepter non plus.

Lorsque nous arrivâmes devant la maison, j’avais une grosse boule au ventre.
− Ouah, put**n la baraque ! m’exclamai-je.
− J’avoue, ils doivent avoir de la thune de malade ! dit Anaïs.
− C’est clair ! affirma Jeanne.
− Bon…Qui sonne ? demanda Louise.
− J’y vais, répondis-je.
A peine mon doigt fut-il décollé de la sonnette que la porte s’ouvrit sur un couple. L’homme affichait un visage plutôt sévère, la femme aussi. Ils avaient vraiment l’air antipathique, ce qui ne me rassura pas du tout. L’homme prit la parole en premier :
− Bonjour les filles. Nous vous attendions. Entrez.
Anaïs, Jeanne, Louise et moi nous regardâmes puis entrâmes. La boule dans mon ventre s’amplifia.
− Dans le couloir de l’étage, il y a quatre portes qui affichent vos prénoms, nous dit la femme. Ce sont vos chambres. Veuillez y déposer vos bagages et venir vous asseoir sur le canapé. Vite !
Je n’aimais pas du tout la façon dont elle nous parlait. Je sentais que cette histoire allait mal finir !Malheureusement, je n’étais absolument pas au bout de mes peines car celles-ci venaient tout juste de commencer...

Ma chambre me convenait parfaitement. Elle était rose pâle et spacieuse, avec un grand lit à baldaquin, un dressing, un bureau sur lequel étaient posés une lampe et un ordinateur portable. Je me demandai alors si c’était un cadeau ou juste un prêt. La fenêtre de ma chambre donnait sur le jardin, avec terrasse et piscine. Ce couple devait probablement avoir beaucoup d’argent !
− Dépêchez-vous les filles ! entendis-je.
Je sortis de ma chambre et vins m’asseoir sur le canapé, tout comme Jeanne, Louise et Anaïs. Le couple nous faisait face, assis tous deux sur des poufs.
− Bien, dit l’homme. Nous allons commencer par nous présenter : je m’appelle Tom Johnson et voici ma femme, Dana. Nous avons tous les deux cinquante ans et nous sommes d’origine américaine.
Ce qui expliquait leurs accents.
− Je suis ingénieur en génie civil, Dana est juge d’instruction. Nous travaillons tous les deux dans cette ville.
Leurs métiers expliquent leur immense maison !
− Nous n’avons pas d’enfant, continua Tom. Nous n’en n’avons pas voulu puis quand nous nous sommes décidés, il était trop tard. Nous n’avons pas non plus d’animal de compagnie. Nous vivons seuls tous les deux et nous profitons de la vie. Nous visitons minimum un pays par an et nous avons déjà fait le tour du monde plusieurs fois.
− Eh ben, ça va la vie ! s’exclama Anaïs.
− Ce genre de réflexion n’est pas du tout bienvenu ici, la reprit Tom. C’est la première et dernière fois que nous laissons passer cela, est-ce clair ?!
− Oui.
− Oui, qui ?
− Oui…Tom.
Ce recadrage annonçait la couleur…
− Alors nous allons toucher deux mots à ce sujet également, dit Dana. Vous devez savoir que, selon la loi, vous n’avez pas la possibilité de changer de faculté ni de famille d’accueil jusqu’à la fin de vos études. Vous allez donc vivre chez nous pour une durée minimum de trois ans, pendant la période scolaire. Nous allons vous traiter et nous occuper de vous comme si vous étiez nos propres filles. A partir de maintenant et jusqu’à la fin de vos études, vous êtes nos filles et nous sommes vos parents. Du moins, tant que vous êtes chez nous. Alors ce ne sera pas « Oui Tom, oui Dana » mais « oui papa, oui maman ».
− C’est mort, même pas en rêve ! s’exclama Anaïs.
− Je ne suis pas d’accord, dis-je.
− Moi non plus ! ajouta Louise.
Jeanne secouait la tête pour confirmer qu’elle n’était pas d’accord non plus.
Dana sourit puis reprit :
− Ce n’est rien. Vous n’avez pas encore compris que ce n’est pas vous qui décidez ici. Mais vous allez très vite apprendre à vous plier aux règles.
Les filles et moi nous échangeâmes un regard inquiet. Personnellement, j’avais peur d’être tombée chez des psychopathes !
− En parlant des règles, reprit Tom, nous allons donc vous annoncer comment se passeront les journées. Vous êtes donc en 1ère année de licence en Lettres. C’est une filière qui demande de l’exigence et de la discipline, et beaucoup de travail. Vous n’avez donc pas du tout intérêt à être fainéantes, autrement nous saurons vous faire travailler.
Bon sang, qu’allaient-ils nous faire ?!
L’annonce des « journées-type » ainsi que des règles instaurées dans cette maison prit un bon quart d’heure. Il y avait beaucoup trop de règles à mon goût et cela ne me plaisait absolument pas !
− Et bien évidemment, vous ne serez pas insolentes envers nous, termina Dana. Je pense que c’est la règle principale.
− Et ça fait quoi si on ne respecte pas vos règles ? demandai-je.
− Vous serez punies, répondit Tom.
− C’est-à-dire ? s’informa Anaïs.
− C’est-à-dire que l’on vous donnera une bonne fessée, annonça Dana.
Les filles se mirent à pouffer de rire, pour moi ce fût la douche froide. Personne n'avait jamais levé la main sur moi depuis ma naissance et ma hantise était que cela arrive un jour.
− C’est une blague ?! m’exclamai-je.
− Ce n’est pas drôle ! dit Anaïs.
− Vraiment pas drôle, continua Louise.
Jeanne continuait de rire.
− Nous avons l’air de plaisanter ? nous demanda Dana.
Non, ils n’avaient pas du tout l’air de plaisanter, ce qui m'inquiéta d’autant plus et qui fit d'autant plus rire les filles. Elles devaient se dire que si nous ne risquions qu'une vulgaire tape sur les fesses, les règles imposées seraient très vite oubliées !
− Nous vous la donnerons le plus souvent à la main, dit Tom faisant taire les rires, car c’est le plus efficace. Mais il peut arriver que l’on utilise le martinet ou la brosse à cheveux, si la bêtise est très grosse.
− Evidemment, vous serez déculottées, poursuivit Dana. Sinon, ça ne vous fera aucun effet.
Bizarrement, les rires des filles s'arrêtèrent petit à petit. Quant à moi, j'avais de réelles suées.
− Nan mais moi, je ne suis pas du tout d’accord ! protesta Anaïs. Vous n’avez pas le droit !
− Bien sûr que si, répondit Tom. La loi nous y autorise. Alors cela se passera ainsi et pas autrement. C’est compris ?
− …
− Est-ce que c’est compris ?! gronda Tom.
− Oui ! répondit insolemment Anaïs.
− Je n’aime pas du tout le ton sur lequel tu me réponds ! Oui, qui ?!
− Oui, Tom.
− Oui, papa !
− Je ne dirai pas « papa » !
− Eh bien dans ce cas, tu vas d’ores et déjà faire la démonstration à tes sœurs de ce qui arrive quand on désobéit dans cette maison ! gronda Tom.
L’ingénieur attrapa Anaïs par le bras avec une telle force que j’en fus bouche-bée. Il était grand mais avait l’air plutôt gringalet. Je ne lui aurais jamais imaginé cette force ; surtout qu'Anaïs a de sacrées rondeurs. Tom s’assit sur le bord du fauteuil situé à gauche du canapé, renversa Anaïs sur ses genoux et commença à lui donner la fessée. Ce n'était pas une petite tape sur les fesses mais bien une longue série de claques dont le bruit résonnait dans toute la maison. Jeanne, Louise et moi étions tellement choquées qu’on ne savait pas quoi dire ou faire. Dana, elle, regardait la scène qui se déroulait devant ses yeux comme si cela relevait de la normalité la plus parfaite.
Anaïs reçut une dizaine de bonnes claques sur le derrière avant que Tom ne lui baisse son pantalon. Il lui flanqua à nouveau dix claques, puis baissa sa culotte. Les fesses d'Anaïs étaient déjà écarlates lorsque l’ingénieur recommença à les claquer, plus que dix fois. Je ne les comptais même plus… Il ne s’arrêta que lorsqu'Anaïs consentit à dire « Oui, papa ». Alors il la releva, la rhabilla et lui ordonna de se rasseoir sur le canapé. Anaïs était en larmes et je la comprenais bien !
− Bien, dit Tom en se rasseyant sur son pouf. Quand les règles ne seront pas respectées, vous recevrez donc une fessée de ce type, soit par votre mère, soit par moi. Tâchez d’être sages et disciplinées, autrement vous aurez du mal à vous asseoir !
− Dernière chose, les ordinateurs qui sont sur vos bureaux sont à vous. Nous vous les offrons. Prenez-en soin. La réunion familiale est finie. Vous pouvez partir à la découverte de la maison et installer vos affaires. Nous déjeunerons dans une heure et demie.
Je me levai du canapé et me rendis dans ma chambre. Mon Dieu, où avais-je mis les pieds ?!

Je commençai à déballer ma valise et à ranger mes affaires dans mon dressing. Une fois que ce fût fini, je sortis explorer la maison : je découvris une bibliothèque, une salle de billard, un jacuzzi… J’étais émerveillée par tant de luxe. Moi qui viens d’une famille plutôt modeste, je n’étais pas habituée à tout ça !
− Marie ! m’appela Louise. Viens dans la chambre d'Anaïs, on va parler.
Lorsque j’arrivai dans la chambre d'Anaïs, je vis cette dernière assise sur le lit, pleurant encore toutes les larmes de son corps. Jeanne et Louise essayaient de la consoler.
− En plus, il m’a fait trop mal, ce bât**d ! s’énervait Anaïs. La vie de ma mère, je vais le démonter ! Il n’a pas intérêt à refaire ça !
− Il va le refaire si tu n’obéis pas, dis-je. Si ON n’obéit pas. Si ça peut te rassurer, on va toutes y passer. Enfin, pour ma part, je vais y passer. Parce que je ne vais absolument pas fermer ma bouche.
Je bombai le torse avec courage, tout en pensant que je ferai beaucoup moins la maligne en face de Tom et/ou Dana.
− Ben moi personnellement, je vais la fermer, dit Louise. Il est hors de question que je prenne une fessée comme ça !
− Pareil pour moi, dit Jeanne.
Deux clans se formaient déjà : les deux petites sages d’un côté, les deux rebelles d’un autre. Heureusement, on s’aimait quand même bien toutes les quatre. Enfin, pour l’instant. Après tout, cela ne faisait même pas trois heures que nous nous connaissions.
− Bon, au moins, ils sont riches, dis-je. Il faut en profiter, non ? A qui ça dit un petit tour dans le jacuzzi ?
− Faudrait quand même leur demander s’ils sont d’accord, avant d’y aller, non ? dit Louise. Je n’y vais pas sans leur autorisation !
− Je vais demander…me résignai-je.
Je me rendis dans la pièce à vivre. La cuisine était ouverte sur la salle à manger et le salon. Dana était en train de faire à manger, Tom lisait le journal dans le canapé.
− Heu… Est-ce qu’on peut aller se baigner dans le jacuzzi ? demandai-je en essayant de me faire la plus petite possible.
− Nous mangeons dans une demi-heure, dit Dana. C’est trop tard pour ce matin.
− Mais on y restera juste vingt minutes ! dis-je. C’est pour consoler Anaïs…
− Ce n’est pas la dernière fessée qu’elle recevra, elle va s’en remettre, assura Dana. Pour le jacuzzi, il faut le mettre en route et il faut au moins dix bonnes minutes pour qu’il soit à bonne température. Nous n’allons pas allumer le jacuzzi pour que vous n’en profitiez pas longtemps.
− Ben dans ce cas, on peut manger un peu plus tard, négociai-je.
− Au vu de tes problèmes de santé, il est hors de question que nous décalions le repas, trancha Dana.
Elle était bien renseignée. J’avais en effet indiqué dans mon dossier médical lors de mon inscription à la fac que j’avais une malformation intestinale de naissance qui m’obligeait, entre autres choses, à manger à heure fixe.
− Oui mais ce n’est pas pour UN repas que je vais être malade ! rétorquai-je.
− Ta mère t’a dit non, Marie ! me gronda Tom. Ça suffit, maintenant ! Vous profiterez du jacuzzi plus tard !
Je n’ai pas pour habitude que l’on me dise « non ». Toute ma vie, j’ai été une petite princesse à qui l’on exauçait le moindre désir. Je renchéris :
− Ah oui ? Et plus tard quand ?! Parce qu’avec l’emploi du temps de ministre que vous nous imposez, on n’aura pas de temps !
− Baisse d’un ton tout de suite ou je te garantis que ça va chauffer ! gronda Tom. Vous aurez une heure de libre avant votre couvre-feu ! Vous pourrez profiter du jacuzzi à ce moment-là ! Mais pour ce matin, c’est non, point barre !
Ce besoin irrésistible de tester les gens qui m'entourent allait me jouer un sale tour.
− Eh bien moi, je dis que c’est oui ! insistai-je. Alors je vais tenter de trouver comment on allume ce foutu jacuzzi, et nous allons en profiter !
Tom ferma son journal et se leva. Je fus prise de panique. Je voulais le tester mais sans les conséquences. Sauf qu'avec Tom et Dana, il y avait l'air d'avoir de sacrées conséquences, tout le temps. J’allais regretter d'avoir tenu tête. Tom s’approcha de moi, m’attrapa, me pencha et me cala sous son bras. Il me colla cinq claques sur mon jeggins. Outch. Le gars ne rigolait absolument pas. Mes fesses me picotèrent.
− Qu’est-ce que tu viens de dire ?! me gronda Tom.
Cinq nouvelles claques tombèrent avant que je ne comprenne réellement ce qui m’arrivait.
− Qu’est-ce que tu viens de dire ?! réitéra-t-il.
− Pardon ! Pardon ! priai-je alors que mes fesses commençaient déjà à me brûler.
Tom me lâcha. Je crus que c’était fini mais il me gronda :
− Baisse ton pantalon.
− Quoi ?! m’étonnai-je. Non !
− Baisse tout de suite ton pantalon car si c’est moi qui le fais, ça va très mal se passer !
− Ça va déjà mal se passer, dis-je en pleurnichant.
Mon jeggins étant à élastique, Tom le saisit et le baissa d’un coup, me prenant par surprise. Sans que je n’aie le temps de faire quoique ce soit, il me cala à nouveau sous son bras et recommença à me claquer les fesses. Cette fois-ci, il ne s’arrêtait pas, malgré mes supplications et mes pleurnichements. Puis, au bout d’un moment, il baissa ma culotte et ce fut reparti pour un tour. La douleur était à son maximum, je gigotais sous sa main, je gémissais, suppliais mais rien n’y faisait. Tom ne me lâchait pas et continuait à me claquer. Au bout d’un moment – qui me parut une éternité ! - , il arrêta enfin.
− Au coin ! m’ordonna-t-il.
− Hors de question ! osai-je réagir par courage ou folie.
Trois claques s’abattirent à nouveau sur mes fesses nues et je criai de douleur.
− J’ai dit « Au coin ! » ! Les mains derrière le dos ! Et tu n’as pas intérêt à te rhabiller ! Si tes sœurs viennent dans la pièce, elles verront tes fesses bien rouges, cela les dissuadera d’être malpolies et désobéissantes !
J’obéis, en larmes, n’ayant absolument pas le choix.
− Et je vais y rester combien de temps ? demandai-je en sanglotant.
− Jusqu’à l’heure du repas, répondit Dana avant que Tom n’aie le temps de répondre.
− Je ne tiendrai jamais jusque-là ! dis-je.
− Alors nous irons chercher le martinet et tu auras du souci à te faire ! me gronda Dana.
Cette menace me fit froid dans le dos, malgré mon derrière brûlant. Je me tus et me tins sagement au coin, même si je bouillais d’envie de me rebeller. J'avais passé un premier cap : première punition corporelle de toute ma vie. J'espérai que ce soit la dernière, même si cet espoir n'était pas du tout compatible avec mon caractère.

Pendant mon passage au coin, j’entendais mes « nouveaux parents » discuter :
− Penses-tu qu'Anaïs et Marie ont du souci à se faire ? demanda Dana à son mari.
− C’est certain ! répondit Tom. Il est hors de question qu’elles fassent la loi chez nous ! Si elles veulent jouer les malignes, elles en subiront les conséquences !
Ces deux-là se doutaient très bien que j’entendais tout. Je pris cela comme un défi. « Ah oui ? Nous ne ferons pas la loi ? C’est ce que nous verrons ! ». Bon, pour le moment, il faut dire qu’avec mon visage face au mur, mes mains derrière le dos et mon fessier rouge vif affiché au regard de toute la maisonnée, je ne faisais effectivement pas la loi. Mais j’avais perdu une bataille, pas la guerre !

A l’heure du déjeuner, j’eus (enfin !) le droit de me rhabiller. De plus, mon estomac me rappelait à quel point j’avais faim… mais je suis extrêmement difficile. Espérons que Dana ait fait quelque chose que j’aime, ou mes fesses allaient encore trinquer…
Pour ce premier repas, Dana avait préparé des spaghettis, avec une sauce bolognaise maison. Ouf ! Pas de caprice en vue pour moi, ni pour Anaïs qui ne s’était toujours pas remise de la fessée de ce matin.

L’après-midi, nous avions notre réunion de rentrée, de 14h à 17h. Nous devions être rentrées pour 17h05, la maison se trouvant à cinquante mètres de l’entrée de la fac. Seulement, la réunion fût plus que barbante et Anaïs et moi nous attardâmes à en discuter avec des filles de notre promo. La rentrée est aussi faite pour faire de nouvelles connaissances, non ?
− Les filles, il faut rentrer ! nous somma Louise. On va se faire dégommer si on est en retard !
− C’est bon, dit Anaïs. On a bien le droit de se faire des copines, non ?
− Faîtes comme vous voulez, moi j’y vais ! annonça Louise.
− Je te suis, céda Jeanne à contrecœur.
J’eus envie de les traiter de fayottes mais je me tus. Il faut garder une bonne entente familiale…
− Pourquoi disent-elles que vous allez vous faire dégommer ? nous demanda Laurine, une fille de notre promo.
− Nos nouveaux « parents » sont super stricts, répondit Anaïs. Mais c’est bon, on gère.
− Nous aussi, ils sont grave stricts ! J’ai l’impression qu’on ne peut rien faire ! protesta Laurine.
J’eus envie de demander : « Ah ouais ? A vous aussi ils vous donnent la fessée ? » mais je me tus. Si la réponse était négative, je me sentirais trop honteuse. Et puis, je n'étais pas en capacité d'avouer que j'avais prise la toute première fessée de ma vie ce matin, à dix-huit ans…
Nous discutâmes quelques minutes encore jusqu’à ce que nous voyions débarquer Dana dans le hall de la fac. Comment décrire ce que je ressentis à ce moment-là ? Stress ? Angoisse ? Peur ? Tout ça en même temps. J’eus même envie de me pisser dessus. L’idée qu’elle nous donne la fessée à Anaïs et moi devant tout le monde me traversa l’esprit. Non, elle ne ferait pas ça !! Je n’en savais strictement rien. Je ne la connaissais pour ainsi dire pas. Je ne savais absolument pas de quoi elle était capable.
− Putain, Marie ! paniqua Anaïs. On fait quoi ?! On fait quoi, Marie ?! Elle va nous défoncer !
− Calme-toi ! la sommai-je.
Dana arriva à notre hauteur et attrapa Anaïs par l’oreille. Elle fit de même avec moi.
− Vous ne voulez pas rentrer à la maison ?! Eh bien je vais vous y ramener ! Je vous garantis que vous n’allez pas être déçues du voyage ! ça va très mal se passer !
Jusqu’à ce que l’on franchisse les portes de la maison, Dana ne nous avait pas lâchées. J’avais l’impression que mon oreille allait se décoller de ma tête. Au moins, elle n'avait pas dit devant nos copines que nous allions prendre une fessée, ce qui m'avait enlevé une épine du pied. 
A notre arrivée, Tom nous attendait, bras croisés. Louise et Jeanne se tenaient à côté de lui et osaient à peine nous regarder. Avaient-elles quelque chose à se reprocher ?
− Dans vos chambres, leur ordonna Tom. Nous avons des comptes à régler avec vos sœurs !
Malgré le fait que l’idée de recevoir une nouvelle fessée ne m’était pas désagréable, je savais très bien que ça allait faire très, très mal. Aussi mal que ce matin. J’avais réellement la peur au ventre.
− Il me semble que vous aviez déjà mal commencé la journée ! nous gronda Tom.
− On discutait juste avec des filles de notre classe, dit Anaïs.
− Et nous vous avions juste donné une heure pour rentrer !
− Oui mais la rentrée est aussi faite pour se faire de nouvelles copines ! protestai-je.
− Vous avez tout le temps de vous en faire tout au long de la journée, voire de l'année ! continua Dana. Mais dans cette maison, il y a des règles et elles doivent être respectées ! Sinon, c’est la fessée !
Dana empoigna mon bras. J’eus envie de la supplier de ne pas me donner la fessée mais les mots ne sortaient pas de ma bouche. Elle me baissa de suite mon jeggins et ma culotte, m’allongea sur ses genoux, et commença à me claquer les fesses avec une telle force que cela m’était insupportable.
En même temps, Anaïs était sous le courroux de Tom. Il l’avait également allongée sur ses genoux et elle prenait des claques au moins aussi fortes que les miennes.
Mes fesses me brûlaient. Je tentai de mettre ma main pour me protéger mais Dana la bloqua dans le creux de mes reins. Sa main s’abattait encore et encore, malgré mes cris et mes supplications. A force que je gigote, elle avait bloqué mes jambes sous la sienne et me maintenait fermement. Jamais je n’aurais cru qu’une femme qui pesait peut-être cinquante kilos toute mouillée, aurait pu me maîtriser à ce point et frapper aussi fort !
A force de claques, je n’en puis plus et fondis en larmes. Dana m’entendit pleurer mais ne cessa pas pour autant de me fesser. Elle continuait même de me réprimander :
− Vous l’avez toutes les deux cherchée, vous l’avez toutes les deux trouvée ! Nous serons toujours au rendez-vous pour vous donner une bonne correction, soyez-en assurées ! Maintenant, c’est à vous de savoir si vous voulez continuer à pouvoir vous asseoir ou non !
Je la priai d’arrêter, mais elle ne faisait que de me répondre :
− Pourquoi devrais-je t’écouter alors que tu ne m’écoutes pas, toi ? Hein ? Tu peux me le dire ?
− J’é…j’é…j’écouterais ! Pro…mis ! pleurai-je.
− Oh ça, j’en suis sûre que tu écouteras ! Jusqu’à la prochaine fessée, du moins !
Trois énormes claques vinrent ponctuer la fin de cette fessée. Je me relevai des genoux de ma nouvelle maman, maladroitement, sonnée par cette correction fracassante. Elle se leva et me tendit un mouchoir pour essuyer mon visage, les larmes et la morve ayant coulé en abondance. J’avais mal à la tête d’avoir tant pleuré et de pleurer encore. Je me promis que plus jamais je ne rentrerai en retard. Cette fessée m’avait tellement fait mal que le côté « émoustillant » en avait été complètement occulté. Pour le coup, c’était une vraie punition, de celles que l’on redoute.
De son côté, Tom venait également de terminer de fesser Anaïs. Lorsqu’elle se releva, elle était aussi rouge que ses fesses, à force de pleurer.
− Rhabillez-vous et séchez vos larmes, dit Tom, il est temps que nous allions acheter vos fournitures. Dépêchez-vous !

Nous nous exécutâmes.

Les courses ne furent absolument pas une partie de plaisir. Anaïs et moi n’ouvrîmes pratiquement pas la bouche, encore vexées de ce qu’il venait de se passer. Je ne supportais pas de ne pas faire la loi et en même temps, je n’avais guère le choix. Pourtant, je n’avais pas l’intention de leur obéir au doigt et à l’œil. Il allait falloir que je la joue subtil…

Nous rentrâmes à la maison avec tout le nécessaire pour bien travailler ce semestre. Je boudais encore, ce qui me valut une réflexion de Tom :
− J’espère pour toi que tu ne vas pas faire ta tête de cochon toute la soirée, sinon tu vas aller directement au lit !
Je n’étais pas une gamine de six ans pour qu’il me menace ainsi ! J’eus envie de répliquer du tac au tac, mais je me mordis fort la langue. « Tes fesses te font encore souffrir alors ferme-la… Par pitié, ferme-la ! » me répétai-je.

Le reste de la soirée se déroula sans accroc, même si un fossé commençait déjà à se creuser avec Louise et Jeanne, qui jouaient aux petites filles parfaites. Parfaitement hypocrites. Cela m’agaçait mais je me contenais. « Pas de vagues ce soir, Marie. Reste calme. » pensai-je.

Vingt-et-une heures, extinction des feux. Je m’endormis rapidement, épuisée par cette folle journée et espérant peut-être me réveiller demain et me rendre compte que tout cela n’était qu’un cauchemar…ou un rêve.

A suivre…

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