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Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 2)


Mardi.

Huit heures, mon réveil sonne. Je me réveille en sursaut. J’ai fait une nuit de onze heures ! Je n’en reviens pas moi-même ! Cependant, la désillusion au réveil fût bien présente : j’étais dans ma chambre, chez Tom et Dana. Merde, la journée d’hier était donc bien vraie et non pas une invention de mon esprit. J’avais bel et bien reçu plus de fessées ces dernières vingt-quatre heures que durant toute ma vie. Et lorsque je m’assis sur mon lit, je me rendis compte que mes fesses étaient encore un peu douloureuses.

Je sortis de ma chambre, en direction de la salle à manger pour prendre mon petit déjeuner. Dana avait tout préparé : pain frais, confiture, beurre, chocolat chaud, pancakes… Tout ce qu’il fallait pour faire le plein pour la journée !
− Vous avez cours de 9h à 16h30 aujourd’hui, nous dit Dana en regardant notre emploi du temps affiché sur le frigo. Géographie, sciences du langage, anglais et littérature française. Très bien, vous serez rentrées pour 16h35, cela vous laissera du temps pour faire vos devoirs.
− Ou pour aller dans le jacuzzi, dis-je frustrée de ne pas avoir pu y aller hier soir non plus, par manque de temps.
Dana m’asséna une tape derrière la tête.
− Aïe ! m’exclamai-je. Je n’ai rien dit ! Pas besoin de me claquer !
− Il n’y a pas que l’arrière de ta tête que je vais claquer, si tu continues à être insolente !
Où avait-elle vu de l’insolence ?!
− Je n’ai pas été insolente !
− Tu crois que je n’ai pas compris ton sous-entendu ?! me gronda Dana.
− Il n’y avait pas de sous-entendu, mentis-je.
− Arrête, Marie. Il y a des limites, n’essaie pas de les enfreindre parce que ça va encore mal aller pour toi. Tu vas en avoir marre de prendre la fessée bien avant que j’en ai marre de te la donner ! Fais-moi confiance !
Pour cela, je la croyais sur parole ! Je me tus, avalant mon petit déjeuner en silence, essayant de fourrer le plus de nourriture possible dans ma bouche pour m’éviter de parler, et de rétorquer quelque chose qui me ferait atterrir directement sur les genoux de Dana. J’avais assez donné hier.

Jeanne, Louise, Anaïs et moi partîmes en cours pour 9h. La géo et les sciences du langage se passèrent relativement bien. L’anglais également. Mais en attendant devant la salle que la prof de littérature française arrive, j’entendis mes « sœurs » discuter :
− Les questions étaient simples. J’espère que j’aurais bon ! dit Jeanne.
− Je les ai trouvées un peu difficiles, personnellement, atténua Anaïs. Mais on verra bien.
− Quelles questions ?! m’exclamai-je.
− Celles qu’on devait préparer pour le cours d’aujourd’hui ! me répondit Jeanne comme si cela était évident.
− Mais c’est le tout premier cours ! On n’avait pas de devoirs à faire ! protestai-je.
− Ben si, dit Louise. Ils nous l’ont dit à la réunion, hier après-midi. La prof de littérature a fait passer le mot.
− Et ça vous aurait ennuyées de me le dire ?! criai-je aux filles.
− Ben tu étais à la réunion, on croyait que tu le savais ! répondit Anaïs.
− Vous aviez bien remarqué que je n’avais RIEN écouté de cette réunion ! m’énervai-je.
− Recopie vite fait sur moi, me dit Anaïs en sortant son classeur de son sac.
Trop tard. La prof arrivait.

− Bon, du coup je vais ramasser vos travaux pour voir un peu quel niveau vous avez en littérature, annonça la prof après s’être présentée.
Je n’avais rien à lui donner.
− Un zéro pour commencer le semestre, me dit la prof. Ce n’est vraiment pas sérieux de votre part, mademoiselle Lebertier.
Je ne savais pas si c’était le zéro qui m’affectait le plus, ou le fait de savoir que si mes parents d’accueil apprenaient cela, j’étais complètement cuite.

− Je vous jure que si vous dîtes un seul mot aux parents, je vais vous le faire payer ! menaçai-je mes trois colocs en sortant du cours.
− T’inquiète, on ne dira rien, m’assura Anaïs.
− Promis, dit Louise.
Jeanne ne répondit pas, et je vis bien que ma réplique l’avait agacée. Tant pis. Il fallait que j’assure mes arrières. Hors de question de reprendre une fessée aujourd’hui. Même pas en rêve !

Nous rentrâmes à la maison en silence. Louise, Anaïs et moi d’un côté, Jeanne de l’autre.
En arrivant à la maison, il n’y avait personne. Dana et Tom n’étaient pas encore rentrés du travail. Jeanne partit directement travailler les cours de la journée. Louise, Anaïs et moi grignotâmes un petit quelque chose. Puis, nous allâmes toutes les trois bosser un peu dans nos chambres, histoire que Tom et Dana ne nous trouvent pas en train de nous tourner les pouces lorsqu’ils rentreraient…

18h, Tom rentra.
− Les filles ! nous appela-t-il.
Nous descendîmes, déjà pour lui dire bonjour, et ensuite parce qu’il nous avait appelées et que l’on commençait à comprendre qu’il valait mieux obéir.
− Comment s’est passée votre journée ? nous demanda-t-il lorsque nous fûmes arrivées auprès de lui dans la pièce à vivre.
− Très bien, répondis-je. Les profs sont cools, mais il va falloir qu’on travaille !
− Cela est évident, dit Tom.
− Par contre, la prof d’anglais est complètement à côté de la plaque ! se plaignit Louise. Comme si elle s’en fichait de nous apprendre quelque chose ! Elle vient, elle est payée… et voilà.
− S’il n’y a que ça, Dana et moi avons l’anglais comme langue maternelle, nous rassura Tom. Nous vous aiderons à progresser. Et votre comportement, à toutes les quatre ? Pas de bêtises ?
− Aucune, mentis-je.
− Nous avons été sages comme des images, continua Anaïs.
Louise et Jeanne restaient silencieuses.
− Louise ? interrogea Tom, intrigué.
− C’est vrai papa, tout s’est bien passé.
− Jeanne ? reprit l’ingénieur.
Jeanne restait muette. Je la fusillais du regard. « Ne parle surtout pas ou je te tue sur place ! »
− Ça… ça a été, répondit Jeanne.
− Tu es sûre ? Je ne te sens pas franche. Tu ne me caches rien ?
− Non papa, dit Jeanne les yeux rivés vers le sol.
− Tu as trois secondes pour me dire ce qu’il se passe ! gronda Tom, voyant bien que Jeanne était mal à l’aise.
− Tu. La. Fermes. Ordonna Louise, les dents serrées.
Pour le coup, elle m’épatait. Finalement, elle n’était pas si fayotte que ça !
− Louise ! gronda Tom. Je t’interdis de menacer ta sœur !
L’ingénieur se tourna à nouveau vers Jeanne et la prévint :
− Dis-moi la vérité ou je te jure que je vais me fâcher !
Sous la pression de nos trois regards à Anaïs, Louise et moi, Jeanne se tut. Tom l’attrapa soudainement par le bras et lui colla trois bonnes claques sur le jeans. Jeanne fondit en larmes. Petite joueuse. Fondre en larmes pour trois claques ! Pfff…
− Maintenant, soit tu parles, soit je t’allonge sur mes genoux ! gronda Tom.
− Marie n’a pas fait ses devoirs de littérature et a eu un zéro, balança-t-elle d’une traite.
La conn*sse !!!
Tom ferma les yeux, prit une grande respiration, puis envoya Jeanne dans sa chambre. Il se tourna ensuite vers nous :
− S’il y a quelque chose que je déteste par-dessus tout, c’est le mensonge ! nous gronda-t-il. Vous avez toutes les trois gagné une fessée !
Je soufflai d’agacement. Ça faisait longtemps que mes fesses n’avaient pas trinquées, tiens !
− Eh bien Marie, puisque tu as l’air d’en avoir bien marre, tu passeras la dernière !
Tom nous envoya au coin Anaïs et moi pendant qu’il s’occupait de Louise. Aux bruits que j’entendais, Louise était en train de prendre une sacrée déculottée. Elle pleurait de douleur et cela me déchirait le cœur. Surtout que je me sentais vraiment responsable, Louise prenant une fessée pour avoir essayé de me sauver la mise. Sa correction terminée, elle fût envoyée dans sa chambre.

Anaïs prit exactement la même fessée que Louise. Les claques devaient résonner dans toute la maison (si grande soit-elle !) et pour chaque claque qu’elle recevait, ma culpabilité s’amplifiait. Je m’en voulais à mort.

Lorsqu’Anaïs eut fini d’être corrigée, elle fût également envoyée dans sa chambre. Je sus alors que c’était mon tour. Mon sang se glaça. Non seulement je rentrais avec un zéro, mais en plus j’avais tenté de faire croire que ce dernier n’existait pas.
− A nous deux, Marie ! m’annonça Tom.
− Papa, je te promets que c’est la première et dernière fois que ça se produit, je te le jure ! S’il te plaît, papa !
− Il y a intérêt à ce que ce soit la dernière ! Monte dans ta chambre, je t’y rejoins tout de suite.
Tout en m’exécutant, je me mis à pleurer. Merde. Il ne m’avait même pas touchée que je chialais déjà. Que m’arrivait-il ? C’était donc ça, « avoir peur de ses parents » ? A 18 ans, je découvrais tout juste cette sensation. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça ne me plaisait absolument pas !

J’arrivai dans ma chambre et m’assis sur mon lit. J’ai chaud. J’ai froid. J’ai re-chaud. Bon sang, mais qu’est-ce qu’il fiche ?! Qu’il me donne cette foutue fessée qui allait me faire hurler de douleur et qu’on en finisse !
Ça y est, la porte de ma chambre s’ouvre. « Arrête de pleurer, espèce de trouillarde ! Montre-lui que tu n’as pas peur ! ». Seulement, j’avais peur. Et je n’arrivais pas à arrêter de pleurer. Et le fait que Tom apparaisse dans ma chambre avec le martinet à la main doubla mes larmes.
− Nan ! Nan, papa ! Je te jure que je serai sage et que je n’aurais plus de mauvaises notes ! Je t’en supplie !
Il ne répondit pas. Il prit mon oreiller et le mit au milieu de mon lit. Il se dirigea ensuite vers mon peignoir dont il enleva la ceinture. Il enleva également SA ceinture. Heureusement que ma vessie était vide.
− Puisque tu es pour le moment incapable de tenir une position, je vais t’attacher pour être sûr que tu ne bougeras pas pendant la fessée et surtout que je ne cinglerai pas autre chose que tes fesses. Allonge-toi sur ton lit. Tes hanches sur l’oreiller. Et dépêche-toi, Marie ! Sinon, après le martinet, tu finiras sur mes genoux pour une fessée à la main !
Je voulus le supplier une nouvelle fois mais j’avais la gorge beaucoup trop nouée pour cela. J’obéis alors, en silence. Je pleurais même en silence. Je me surprenais moi-même. Mon côté « rebelle » avait totalement disparu.
Tom m’attacha les poignets avec sa ceinture, puis les pieds avec la ceinture de mon peignoir. Il tira ensuite sur mon jeans et je me retrouvai en culotte. Lorsqu’il baissa également ma culotte, je le priai une nouvelle fois.
− Il est absolument inadmissible que tu ne fasses pas tes devoirs, Marie. Tu entends ? Je vais te donner le martinet car je ne veux, en aucun cas, que cette situation se reproduise. Le zéro que tu as d’ores et déjà à ton actif est un réel handicap et tu vas devoir travailler dur pour le rattraper ! Ta mère et moi vous avons dit hier matin que l’on ne voulait pas de notes en-dessous de la moyenne. Tu n’as pas respecté cette règle, tu es punie. Je vais donc te donner dix coups de martinet, qui représentent les dix points qu’il te faut pour atteindre la moyenne. Tu peux prier et supplier tant que tu le désires, je n’arrêterai pas avant la fin. Comprends bien une chose, Marie : ta mère et moi ne voulons que votre bien à tes sœurs et toi. La réussite de vos études fait partie de nos responsabilités et il est hors de question que l’on se défile !
Alors que je croyais qu’il allait continuer son speech et que j’avais un peu de sursis, Tom abattit le martinet sur mes fesses. Je criai de douleur. Le deuxième coup vint presque aussitôt, puis le troisième, et les sept suivants. Attachée, je ne pouvais pas gigoter, juste crier et pleurer. Seulement, je comptais les coups dans ma tête et je savais qu’au bout de dix, cela serait fini. Ce fût donc plus supportable que les deux fessées d’hier, sans fin programmée.
A la fin des dix coups, Tom posa le martinet et me détacha. Il me dit ensuite :
− Puisque, comme tes sœurs, tu m’as menti, tu devrais également recevoir une très bonne fessée sur mes genoux. Mais puisque je viens de te fesser au martinet, je t’en fais grâce. Cependant, j’en parlerais à ta mère. Elle décidera si elle te la donne ou pas. Maintenant, rhabille-toi et finis tes devoirs.
Je m’exécutais en séchant mes larmes. Bon sang, les punitions ne finissaient donc jamais dans cette maison ?! Après avoir eu une peur bleue avec le martinet, une boule se formait à nouveau dans mon ventre à l’idée que Dana rentre du travail et décide, par justice, de me coller une bonne déculottée…

18h30. Je finis enfin mes devoirs. En temps normal, je n’aurais jamais autant travaillé (mise à part la case “martinet”, je bossais quand même depuis une 1h30 !) mais avec des fesses striées par le martinet, je n’avais pas trop le choix…
Je filai prendre ma douche et mis mon pyjama. J’allais retourner dans ma chambre quand j’entendis la porte d’entrée : Dana rentrait du travail. Oh non ! Je m’approchai discrètement du haut des escaliers pour entendre ce qui se disait. Tom raconta tout ce qui s’était passé à sa femme. Elle répondit :
− Le martinet pour le zéro et devoirs non faits, je suis d’accord. Mais son mensonge reste impuni ?!
− J’ai pensé que c’était assez, répondit Tom.
− Chéri, je sais que tu t’es déjà beaucoup attaché à Marie, mais nous devons traiter nos quatre filles de la même manière. Si Anaïs et Louise ont reçu une déculottée pour leurs mensonges, je ne vois absolument pas pourquoi Marie n’y aurait pas droit !
Et m*rde. Je n’avais pas fini de pleurer…
− Marie ! gronda Dana. Viens ici tout de suite !
Je descendis les escaliers à reculons. Chaque marche m’amenait tout droit vers une nouvelle fessée que je n’avais vraiment, mais alors vraiment pas envie de recevoir. Surtout après avoir vu de quel bois se chauffait Dana hier…
J’arrivai en bas de l’escalier. Avant qu’elle n’ouvre la bouche, j’annonçai :
− Papa m’a donnée le martinet. C’est bon, je ne recommencerai plus !
− La fessée au martinet était pour ton zéro, Marie ! Pas pour ton mensonge !
− Je n’ai pas menti ! tentai-je de me défendre.
− Tu as menti par omission ! insista Dana.
− Maman, je te jure que j’ai compris… Je ne mentirais plus, je ferais mes devoirs, je rentrerais à l’heure… Mais ne me donne pas la fessée, s’il te plaît. J’en ai marre…
− Parce qu’on n’en a pas marre, nous, de tes bêtises, peut-être ?! Tu es arrivée depuis à peine 48h et nous t’avons déjà punie trois fois, et reprise au moins quatre fois ! Si nous laissons passer la moindre chose, tu vas sentir une faille et tu vas t’y engouffrer instantanément ! Il est hors de question que ça arrive ! Alors maintenant, tu baisses ton pyjama et ta culotte ! Et tout de suite !
Voyant que je n’obtempérais pas, Dana me déshabilla elle-même. Elle prit ensuite le tabouret du bar, s’assit dessus, et me renversa sur ses genoux. Ni mes mains, ni mes pieds ne touchaient le sol. Et la fessée fut certes moins longue, mais plus douloureuse qu’hier. Peut-être parce que le martinet était déjà passé par là, ou alors parce que je ne touchais pas terre… Quoiqu’il en soit, lorsque sa main cessa de s’abattre sur ma croupe, ce fût un réel soulagement.
− Tu vas au coin, jusqu’au dîner, mains derrière le dos ! Tu n’as absolument pas intérêt à te frotter les fesses !
− Mais ça brûle ! me plaignis-je.
− Tant mieux ! rétorqua Dana. C’est que la fessée a été efficace ! Il faut que ça te fasse mal ! Pense à cette douleur la prochaine fois que tu voudras nous mentir !
Dana partit dans la cuisine, se laver les mains, enfiler son tablier et commencer à faire à manger. Tom quant à lui, alluma la télé. Et moi, je me rendis au coin, encore…

Au dîner, Dana profita du fait que nous étions toutes les quatre là pour nous prévenir :
− Le mensonge est considéré comme une très grosse bêtise, les filles. Vous avez totalement perdu notre confiance. Sauf toi, Jeanne bien entendu.
Jeanne avait peut-être toujours confiance de Tom et Dana, mais elle allait payer sa trahison envers moi !
− Donc pas de détente après le dîner, ajouta Dana. Vous irez toutes les trois directement au lit. Et nous n’avons pas intérêt à entendre un seul bruit !
Sérieusement… j’en avais ma claque. Non, pardon, mauvais jeu de mot. J’en avais jusque-là de ces règles à la c*n, de ces punitions humiliantes et plus que douloureuses, de ces sermons… Il allait vraiment falloir que je trouve des astuces pour faire les choses en douce…

Dîner terminé. Brossage de dents, passage au pipi-room, et direction le lit. Après avoir attendu un petit quart d’heure, j’ouvris la porte de ma chambre. Malgré la peur de me faire gauler, je traversai néanmoins le couloir et me rendis dans la chambre d’Anaïs.
− Ça te dit qu’on sorte ? lui demandai-je.
− Qu’on sorte où ? s’étonna Anaïs.
− Ben, au bar étudiant, dans la rue d’en face !
− Nous sommes censées être punies, Marie !
− Ouais, mais ça me fait bien chier. Alors moi, je sors. Tu viens avec moi ou pas ?
− Ben…et Jeanne et Louise ?
− Louise n’acceptera jamais avec la rouste qu’elle a prise. Et Jeanne, je m’en occupe.
− Très bien. Tu veux t’organiser comment ?
− On va sortir par la porte de la buanderie, qui donne sur le jardin.
− Ça marche.
− Je viens te chercher dans dix minutes.
Je sortis de la chambre d’Anaïs et entrai celle de Jeanne.
− Mais qu’est-ce que tu fais là ?! s’exclama-t-elle. Je vais le dire !
− Tu ne vas rien dire du tout, espèce de garce ! Anaïs et moi allons sortir au bar étudiant, et tu vas venir avec nous !
− Quoi ?! Non !
− Bien sûr que si ! Comme ça je suis sûre que tu ne cafteras pas, et tu ne pourras pas cafter par la suite puisque tu seras dans le même pétrin que nous !
− Et si je refuse ?!
− Si tu refuses ? J’inventerai un gros mensonge, avec preuve fabriquée à l’appui, qui te vaudra la fessée du siècle. Alors habille-toi !

Une demi-heure plus tard, Anaïs, Jeanne et moi étions dans le bar, en train de boire un mojito avec des gens de notre promo, dont Laurine.
− Vos parents vous ont laissées sortir ?
− On a fait le mur, dis-je.
− Astucieux. Moi aussi, avoua Laurine.
Assise sur mon tabouret de bar, je pensais à mes fesses douloureuses. Néanmoins, la tentation de braver l’interdit avait été plus forte que la trouille de me faire chopper (bien qu’elle existait bien quand même !).

Nous passâmes une soirée démentielle. Lorsque nous rentrâmes dans la discrétion la plus complète (ce qui n’était pas très facile, alcoolisées que nous étions !), à deux heures du matin, nous étions épuisées. Je me rendis dans ma chambre, me remis en pyjama, et m’endormis en un rien de temps !

A suivre…

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