Mardi 4 février 2020 Mon contrôle de littérature française se déroula plutôt bien : j’étais certaine qu’une bonne note en découlerait ! Ce fut toute contente que je me rendis en récréation, mon estime de moi étant gonflée à bloc ! Cependant, mon moral redescendit vite lorsque, pendant le cours de culture littéraire, Sœur Nicole nous trouva Louise et moi en train de bavarder (en réalité, je demandais juste à Louise si elle pouvait me dépanner d’une cartouche d’encre). Nous descendîmes automatiquement dans le orange ; et puisque je me mis à protester pour plaider ma cause, Sœur Nicole me descendit dans le rouge. Misère ! C’est la peur au ventre que je passai la fin de la matinée. A onze heures et demie, lorsque papa se pointa à la porte de la classe, tout souriant et de bonne humeur, cela me f...
Lundi 3 février 2020 Nous prenions tous les cinq le petit déjeuner lorsqu’Assa nous annonça depuis la cuisine où elle se tenait : - J’ai quelque chose à vous dire. Mes parents échangèrent un regard inquiet puis maman répondit : - Bien sûr, Assa. Tu sais que tu peux tout nous dire. Approche donc ! La domestique s’avança près de la table où nous prenions notre repas et se confessa : - Je vous demande pardon d’avance de ce que je vais dire car mon but n’est aucunement de vous blesser. C’est juste que… je suis épuisée. Sans vouloir passer pour une fainéante, j’ai beaucoup trop de travail ! Je sais que je n’ai pas de papiers et donc pas les mêmes droits que les travailleurs français… Vous pouvez faire ce que vous voulez de moi ! Mais le fait est que j’ai beaucoup trop de travail et je ne m’en sors plus. Je passe l’aspirateur et la serpillère quotidiennement dans toutes les pièce...