Dimanche 17 novembre 2019 Je me réveillai aux alentours de huit heures et demie. Je me rendis immédiatement dans la salle de bains pour pouvoir faire ma toilette, m’habiller et me coiffer. Lorsque je sortis de la pièce, je tombai sur Monsieur John. - Bonjour Clémence, me dit-il. - Bonjour Monsieur, répondis-je, déjà agacée par sa présence. - Bien dormi ? - Oui Monsieur. - Prête à aller prendre le petit déjeuner ? - Oui Monsieur. Nous nous rendîmes au réfectoire. Je m’assis à la table du dortoir n°2, avec mes copines déjà réveillées ; mais lorsque je vis Monsieur John s’asseoir à côté de moi, je lui demandai : - Qu’est-ce que vous faîtes ?! C’est là-bas, la table de la Direction ! - Je t’ai dit que je n’allais pas te lâcher, Clémence. ...
Michael resta assis face à moi, me scrutant dans un silence pesant. Lorsque j’osais lever les yeux vers lui, je voyais ses yeux bleus perçants rivés sur moi, comme s’il essayait de lire dans mes pensées. Mal à l’aise, je baissais à nouveau les yeux au sol et attendais. Au bout d’une bonne minute, je me risquai à demander : - Tu ne vas pas me punir ? - Oh si, répondit-il. Mais puisque l’attente te punit déjà, je préfère te faire poireauter encore un peu. Devant mon étonnement le plus complet, papa se leva, se rendit dans la cuisine et se servit une coupe de champagne qu’il ramena au salon. Il but une gorgée et posa sa flûte sur la table basse avant de me narrer : - Quand j’étais petit, j’aimais beaucoup mon grand-père maternel. Il s’appelait James. Grand-pa James était un homme que j’adorais et que je suivais partout. Nous avions une relation fusionnelle. Je me so...