Jeudi 21 novembre 2019 Sept heures, mon réveil sonna. Je lançai un regard par la fenêtre : le temps était gris et pluvieux. Aussitôt, mon moral chuta. Je n’avais plus envie d’aller en littérature avec cet horrible Monsieur Bruno qui était bien loin de la joie de Monsieur Mickaël. Moi qui adorais le piano, je n’avais même pas envie d’assister à mon cours ce matin. En réalité, je n’avais envie de rien. Monsieur John frappa à ma porte, s’impatientant. Il était l’heure d’aller déjeuner mais je n’avais pas envie de sortir de mon lit. Une larme coula le long de ma tempe pour atterrir brutalement sur mon oreiller. Aujourd’hui serait une mauvaise journée. Mon père-référent finit par entrer dans ma chambre cinq minutes plus tard, sûrement dans l’intention de me secouer ; mais en me voyant en train de pleurer dans mon lit, il me demanda : - ...
Jusqu’à il y a peu, j’étais sincèrement convaincue que je ne m’imposais un tutorat que pour le bien de mon entourage. Cela avait toujours été le cas : lorsque j’ai commencé à 17 ans, c’était pour devenir plus agréable et respectueuse avec lui. Lorsque mes différentes maladies ont été découvertes, j’ai poursuivi les tutorats pour me maintenir en bonne santé et éviter qu’il ne s’inquiète. Mais récemment, je me suis rendue compte que je poursuivais des objectifs personnels : ceux inerrants à mon année sabbatique. Jusqu’alors, j’étais professeure contractuelle et cela me convenait bien : je pouvais naviguer du privé au public à ma guise, et d’une académie à une autre sans que l’on n’y trouve quoique ce soit à redire. Néanmoins, nous l’avons tous remarqué, la vie se fait de plus en plus chère, et je n’ai d’autre choix pour augmenter mes revenus que de passer le CAPES afin d’être titularisée. Cel...