Comme dit dans le chapitre précédent, je refusai de porter mon attelle. Gabriel l’apprit en en informa Daniel, qui me convoqua chez lui dès le lundi suivant. Seulement cinq jours s’étaient déroulés depuis la dernière séance. Ce n’était pas bon signe que Daniel me reconvoque aussi tôt ! Ce lundi 26 octobre, alors que je me rendais chez mon tuteur, j’avais un drôle de pressentiment. Je n’étais pas aussi sereine qu’à l’accoutumée ; je commençais à ressentir de l’appréhension. C’était comme si je sentais que cette séance n’allait pas être comme les autres… Daniel m’accueilla avec son sourire et son attitude accueillante, comme d’habitude. Nous nous prîmes dans les bras, puis il me laissa entrer, fermant soigneusement la porte derrière moi. Nous discutâmes de choses et d’autres pendant quelques minutes ju...
J’avais les yeux fixés sur les pièces de monnaie tombées au sol. Je me penchai pour en ramasser une et la tins au creux de ma main. - Laisse tomber, Clem’ ! me dit Mathilde en posant sa main sur mon épaule. Les larmes me montèrent aux yeux. Il y a plusieurs semaines, Léa, Valentine, Capucine et Salomé m’avaient déjà envoyé dans la tête mon statut d’orpheline. Quand me laisserait-on tranquille avec ça ? Une larme tomba de ma joue pour atterrir en plein milieu de ma main, sur la pièce de monnaie. La voix de mon père murmurant mon prénom avant de mourir résonna dans ma tête. - Clémence ! Clémence ! entendis-je alors qu’on me secouait l’épaule. Je levai la tête, croyant que c’était Mathilde ; mais je me retrouvai face à Monsieur John. - Clémence, est-ce que ça va ? me questionna-t-il. - Mes… mes parents, bredouillai-je. - ...