Mardi 11 février 2020 Anaïs Minuit approchait et je n’arrivais pas à dormir. Cela faisait quatre heures que je tournais et retournais dans mon lit, mon cerveau bouillonnant de pensées intrusives. Je n’avais plus le choix : il fallait que je le fasse. Depuis le temps qu’ils me le demandaient, il fallait que je le fasse ! Cela me déchargerait et je pourrais enfin dormir. Je me levai de mon très confortable lit à baldaquin et sortis donc de ma chambre bleu pastel que j’affectionnais tant. Je prenais comme une véritable bénédiction ce déménagement au Manoir, même précipité. Dans l’autre maison, j’avais l’impression d’étouffer. J’y avais trop de mauvais souvenirs. Je marchai le long de l’immense couloir – j’accélérai le pas en m’imaginant tout à coup un tueur en série qui se mettrait à me poursuivre dans le noir ! – et collai ...
Samedi 16 novembre 2019 Je n’en pouvais déjà plus des devoirs ; et pourtant, nous n’étions qu’en novembre. Côme et Célestine avaient fait le choix de m’envoyer dans un établissement d’excellence. Le pensionnat Thomas Edison répondait sans nul doute à leurs attentes : le rythme était soutenu, les devoirs nombreux, et le niveau élevé. Je comprenais aisément pourquoi certaines de mes camarades se plaignaient d’avoir des notes plus que médiocres alors qu’elles atteignaient des sommets dans leurs anciens établissements ! Je passai donc toute ma matinée à travailler (notamment sur l’analyse littéraire approfondie d’un texte de George Sand, demandée par l’horrible Monsieur Bruno !), ce qui me fatigua pas mal et me ruina le moral. Néanmoins, le déjeuner au réfectoire apporta par l’intermédiaire de Monsieur Éric, une excellente nouvelle : pour tenter de nous changer un peu les i...