Comme prévu, Gabriel débarqua à la maison mardi 10 janvier, soit quatre jours et demi après le recadrage de Thomas. Que j’étais contente de revoir mon frère ! Gabriel me manque chaque jour que Dieu fait ; et quand il n’est pas là, j’ai l’impression qu’il y a un trou dans mon cœur que lui seul peut combler. Hugo, ma mère, mon petit frère, Gabriel et Jeanne (ma meilleure amie et sœur de cœur) sont les cinq branches de l’étoile grâce à laquelle mon cœur brille. Je savais que j’avais des comptes à rendre à mon frère, d’autant plus qu’il avait lu la séance avec Thomas et savait donc qu’elle n’avait été qu’à moitié efficace. Après lecture, Thomas m’avait d’ailleurs envoyé : « Tu as toujours une aussi belle plume ! En revanche, je retiens que tu m’as donné des excuses « bidons ». Si Gabriel doit me recontacter pour que j’intervienne à nouveau, tu ne prendras que des fessées à la main infantilisantes ! ». Le m...
Jeudi 8 janvier 2026 : je commençai l’année en tombant dans les escaliers du lycée où je travaillais. Les élèves, pressés de sortir en récréation comme s’il s’agissait de leur vie, n’avaient même pas prêté attention à ma présence sur la quatrième marche. Je me relevai et boitai tant bien que mal jusqu’à la salle des profs. J’allais bien mais j’avais très mal à ma cheville droite, qui doubla de volume et devint toute bleue. Après examens médicaux, le verdict du médecin fut sans appel : j’avais une double entorse. Deux de mes ligaments étaient rompus, le troisième ne tenait plus qu’à un cheveu ! J’avais pourtant déjà été opérée à cette cheville-là… La déprime s’empara de moi. Mon médecin traitant me prescrivit des béquilles, une botte de marche et un arrêt de travail d’une semaine en me disant : « Si vous ne vous sentez pas de reprendre le travail lundi 19, ce qui sera fort probable, passez-moi un coup de fil et je pro...