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Articles

Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 8)

Mardi.
Huit heures. Grrrrr, ce réveil ! Si je pouvais lui exploser la cervelle !
Je descends déjeuner en mode zombie. Bizarrement, il n’y a que mes sœurs à table.
− Où est maman ? demandai-je.
− Déjà partie au travail, répondit Jeanne. Y’avait ce mot sur la table.
Urgence au travail. Déjeunez bien et ne soyez pas en retard en cours.
A ce soir, je vous aime.
Maman.

− Du coup, qui est partante pour sécher les cours et passer la journée au centre commercial ? demanda Anaïs après avoir croqué dans sa tartine de confiture.
− Ta demande est sous-titrée de : « Qui est partante pour une longue et horrible fessée ?! », conclut Louise. Ma réponse est non.
− Ma réponse est non également, dit Jeanne.
− Moi, je suis plutôt partante, dis-je.
Louise et Jeanne me regardèrent avec des yeux ahuris alors qu'Anaïs avait le sourire aux lèvres.
− Marie, tu es bien consciente que quand papa et maman découvriront que vous n’êtes pas allées en cours, vous aurez droit à une fessée monumentale ?! s’exclama Jeann…
Articles récents

Un joli fantôme du passé (Chapitre 7)

Vendredi 17 janvier 2020.
Plusieurs mois se sont écoulés depuis mes dernières péripéties et pour tout vous dire, j’ai bien intégré comment fonctionnaient papa, mon frère et ma sœur. Je me tiens plus souvent à carreaux qu’au début, bien qu’il y ait de petits dérapages vite rappelés à l’ordre, de temps en temps !
Le travail au lycée me prend un temps fou. Mais papa est fier de moi car au premier trimestre, j’ai décroché 17,5 de moyenne générale. Du coup, pour me récompenser, papa a pris contact avec les parents d’Ashley et nous sommes partis deux semaines pendant les vacances de Noël à Sydney ; séjour idyllique durant lequel papa a en plus pu faire des affaires professionnelles.
Et puis… Il a fallu rentrer en France, ce qui fût un déchirement pour moi. Mais papa promit que si mes notes se maintenaient au beau fixe et que je décrochais mon code à l’auto-école, je pourrais passer un mois entier à Sydney chez Ashley cet été ; c’était une très forte motivation pour moi et papa le savait bien …

Nouvelle rentrée, nouvelle vie ! (Chapitre 7)

Samedi 7 septembre.


Aujourd’hui, c’est le week-end donc Vivaldi ne résonne pas dans le pensionnat. Nous avons toutes la chance de pouvoir dormir jusqu’à 10h, sauf quelques-unes, comme moi, qui avons une activité extra-scolaire.
A 10h pile, j’entre dans la salle de Madame Elena pour mon cours de solfège. Je découvre avec grand étonnement que je suis seule dans la salle avec la prof.
– Bonjour Madame, dis-je.
– Bonjour Mademoiselle Clémence.
– Où sont les autres élèves ?
– Vous êtes la seule qui ait un tel niveau en musique de tout le pensionnat. Il y a longtemps que je n’avais pas perçu un tel talent chez une de mes élèves. Puisque je ne voulais pas que vous vous ennuyiez, j’ai créé ce cours particulier spécialement pour vous.
La démarche me toucha beaucoup. Je souris.
– Ne souriez pas trop vite, me dit ma prof. Vous êtes ma meilleure élève et je vais exiger de vous concentration, discipline et perfection. Je souhaite que vous passiez le concours du Grand Conservatoire de Paris à la fin …

Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 7)

Lundi.
Neuf heures. Le réveil sonne. Dur dur de se lever, surtout que n’ayant pas réussi à m’endormir hier soir, j’avais lu jusque tard dans la nuit.
− Maman, je peux aller me recoucher ? demandai-je en arrivant à table. Je suis super fatiguée !
− Tu dormiras mieux ce soir, me répondit Dana.
− Mais on n’a pas cours ce matin, maman ! S’il te plaît !
− Et comment tu feras, une fois dans la vie active, pour te lever le matin si tu n’apprends pas cela dès maintenant ?!
− Je ne suis pas encore dans la vie active, maman !
Dana regardait sa montre puis, au lieu de me répondre, s’adressa à Louise, Jeanne et moi en disant :
− Je vais aller réveiller votre sœur, sinon elle va prendre du retard.
Je soufflais d’agacement et m’assis à table. Je mis mes bras en boule et plongeai ma tête dedans. Vraiment trop dur, ce réveil !
Dana et Anaïs descendirent quelques minutes plus tard. Encore dans les vapes et surtout très grognon, Anaïs m’imita et mis sa tête dans ses bras en boule.
− Les filles, arrêtez d…

Un joli fantôme du passé (Chapitre 6)

Mercredi 4 septembre.

Ce cours d’Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques est un véritable enfer. Je ne sais pas ce qui m’a pris de prendre cette option. Heureusement, le prof, monsieur Beltrame, est super chouette, c’est déjà ça.
Puisque je m’ennuie, au lieu prendre des notes, je griffonne sur l’agenda d’Oriane, lui écris des petits mots, lui fais de petits dessins. Soudain, je reçois une boulette de papier derrière la tête. Je me retourne et vois Jabelski et sa bande en train de rigoler.
– Ça vous fait marrer de faire les gamins ?! leur grondai-je.
– Que se passe-t-il, mademoiselle ? me demanda le prof.
– Les gamins assis derrière moi trouvent cela amusant de me lancer des boulettes de papier !
– Nicolas, ça suffit ! réprimanda Monsieur Beltrame. Pas de ça dans ma classe !
– Pas de quoi dans votre classe, Monsieur ?
– Ne jouez pas l’innocent… Pas de boulettes de papier !
– Vous refusez les boulettes de papier mais vous acceptez les cafteuses ?!
Mon sang ne fit qu’un tour. Je m…

Nouvelle rentrée, nouvelle vie ! (Chapitre 6)

Vendredi 6 septembre.
7h, Vivaldi résonne dans le couloir. J’ouvre les yeux et m’assois sur mon lit. Outch ! Mes fesses me font atrocement mal.
– Tu veux que je regarde ? me demande Mathilde en me voyant faire la grimace.
– Juste que tu me dises si c’est catastrophique.
Je me levai, me tournai et baissai mon pyjama et ma culotte pour que mon amie scrute mon derrière.
– Hum… Qu’est-ce que tu entends par « catastrophique » ? me demanda Mat.
– C’est moche ?
– C’est…bleu.
Je me rhabillai.
– Ok, objectif zéro fessée, aujourd’hui ! m’exclamai-je, déterminée à tenir cette parole.
Au petit déjeuner, Lou, Naomy, Mathilde et moi parlions de tout et de rien quand une fille passa près de moi, me jeta un bout de papier et partit aussitôt. Elle rejoignit la table du fond du réfectoire, composée des nanas qui se moquaient de moi depuis le début de la semaine.
« Remercions Monsieur Nicolas de nous avoir montrées tes jolies fesses ! » était-il écrit.
De colère, je me levai dans l’intention d’aller voir les filles…