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Articles

Affichage des articles du mars, 2020

Nouvelle rentrée, nouvelle vie ! (Chapitre 8)

Dimanche 8 septembre



     Je me réveillai aux environs de neuf heures : Côme et Célestine étaient déjà réveillés. Je m’habillai et nous descendîmes en salle de petit déjeuner.

-Tu as bien dormi ? me demanda Côme. Pas trop de douleurs ?
-J’ai dormi d’une traite, répondis-je. Mon œil me fait un peu mal mais sinon ça va !
-En te ramenant au Pensionnat, dit mon frère, je donnerai à Monsieur Éric toutes les informations nécessaires à ton rétablissement. Cet homme m’a l’air d’être bien sous tous rapports.
-C’est le meilleur directeur que l’on puisse avoir, avouai-je. Parfois, j’aime me dire que si j’avais connu papa et maman plus longtemps, papa aurait fortement ressemblé à Monsieur Éric.
-Papa et maman étaient très stricts et exigeants, m’informa Célestine. Mais ils nous aimaient plus que leurs propres vies.
-Monsieur Éric ne m’aime évidemment pas plus que sa propre vie car je ne suis pas son enfant, déduis-je, mais je pense qu’il m’aime bien quand même.
-Pour vous prendre Mathilde et toi dans ses…

Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 8)

Mardi.
Huit heures. Grrrrr, ce réveil ! Si je pouvais lui exploser la cervelle !
Je descends déjeuner en mode zombie. Bizarrement, il n’y a que mes sœurs à table.
− Où est maman ? demandai-je.
− Déjà partie au travail, répondit Jeanne. Y’avait ce mot sur la table.
Urgence au travail. Déjeunez bien et ne soyez pas en retard en cours.
A ce soir, je vous aime.
Maman.

− Du coup, qui est partante pour sécher les cours et passer la journée au centre commercial ? demanda Anaïs après avoir croqué dans sa tartine de confiture.
− Ta demande est sous-titrée de : « Qui est partante pour une longue et horrible fessée ?! », conclut Louise. Ma réponse est non.
− Ma réponse est non également, dit Jeanne.
− Moi, je suis plutôt partante, dis-je.
Louise et Jeanne me regardèrent avec des yeux ahuris alors qu'Anaïs avait le sourire aux lèvres.
− Marie, tu es bien consciente que quand papa et maman découvriront que vous n’êtes pas allées en cours, vous aurez droit à une fessée monumentale ?! s’exclama Jeann…

Un joli fantôme du passé (Chapitre 7)

Vendredi 17 janvier 2020.
Plusieurs mois se sont écoulés depuis mes dernières péripéties et pour tout vous dire, j’ai bien intégré comment fonctionnaient papa, mon frère et ma sœur. Je me tiens plus souvent à carreaux qu’au début, bien qu’il y ait de petits dérapages vite rappelés à l’ordre, de temps en temps !
Le travail au lycée me prend un temps fou. Mais papa est fier de moi car au premier trimestre, j’ai décroché 17,5 de moyenne générale. Du coup, pour me récompenser, papa a pris contact avec les parents d’Ashley et nous sommes partis deux semaines pendant les vacances de Noël à Sydney ; séjour idyllique durant lequel papa a en plus pu faire des affaires professionnelles.
Et puis… Il a fallu rentrer en France, ce qui fût un déchirement pour moi. Mais papa promit que si mes notes se maintenaient au beau fixe et que je décrochais mon code à l’auto-école, je pourrais passer un mois entier à Sydney chez Ashley cet été ; c’était une très forte motivation pour moi et papa le savait bien …

Nouvelle rentrée, nouvelle vie ! (Chapitre 7)

Samedi 7 septembre.


Aujourd’hui, c’est le week-end donc Vivaldi ne résonne pas dans le pensionnat. Nous avons toutes la chance de pouvoir dormir jusqu’à 10h, sauf quelques-unes, comme moi, qui avons une activité extra-scolaire.
A 10h pile, j’entre dans la salle de Madame Elena pour mon cours de solfège. Je découvre avec grand étonnement que je suis seule dans la salle avec la prof.
– Bonjour Madame, dis-je.
– Bonjour Mademoiselle Clémence.
– Où sont les autres élèves ?
– Vous êtes la seule qui ait un tel niveau en musique de tout le pensionnat. Il y a longtemps que je n’avais pas perçu un tel talent chez une de mes élèves. Puisque je ne voulais pas que vous vous ennuyiez, j’ai créé ce cours particulier spécialement pour vous.
La démarche me toucha beaucoup. Je souris.
– Ne souriez pas trop vite, me dit ma prof. Vous êtes ma meilleure élève et je vais exiger de vous concentration, discipline et perfection. Je souhaite que vous passiez le concours du Grand Conservatoire de Paris à la fin …