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Nouvelle rentrée, nouvelle vie ! (Chapitre 8)



Dimanche 8 septembre




     Je me réveillai aux environs de neuf heures : Côme et Célestine étaient déjà réveillés. Je m’habillai et nous descendîmes en salle de petit déjeuner.

-     Tu as bien dormi ? me demanda Côme. Pas trop de douleurs ?

-     J’ai dormi d’une traite, répondis-je. Mon œil me fait un peu mal mais sinon ça va !

-     En te ramenant au Pensionnat, dit mon frère, je donnerai à Monsieur Éric toutes les informations nécessaires à ton rétablissement. Cet homme m’a l’air d’être bien sous tous rapports.

-     C’est le meilleur directeur que l’on puisse avoir, avouai-je. Parfois, j’aime me dire que si j’avais connu papa et maman plus longtemps, papa aurait fortement ressemblé à Monsieur Éric.

-     Papa et maman étaient très stricts et exigeants, m’informa Célestine. Mais ils nous aimaient plus que leurs propres vies.

-     Monsieur Éric ne m’aime évidemment pas plus que sa propre vie car je ne suis pas son enfant, déduis-je, mais je pense qu’il m’aime bien quand même.

-     Pour vous prendre Mathilde et toi dans ses appartements… Oui, je pense qu’il t’aime bien ! conclut mon frère. Il va sûrement être un père de substitution pour toi. Cela ne peut t’apporter que du positif.

Il y eut quelques secondes de silence durant lesquelles je pensai aux paroles de Côme. Il est vrai qu’au fond de moi, j’aurais aimé être la fille du Directeur. Monsieur Éric a tout du père parfait à mes yeux ! Puis, en continuant de penser au personnel du Pensionnat, je m’arrêtai sur le cas de Monsieur Matthieu. Des papillons naquirent dans mon ventre… Ma sœur interrompit le fil de mes pensées :

-     Au fait ma puce, nous avons une surprise pour toi !

-     Une surprise ? Comment ça ?

Célestine me tendit un cadeau tout droit sorti de son sac à mains. Je déchirai à la hâte le papier et découvris un grand cadre photo divisé en 4 parties. Dans deux de ces parties, je reconnus aisément Paul et Augustin, les fils de Célestine. Je me rendis instantanément compte à quel point mes neveux me manquaient.

Dans les deux autres parties se trouvaient deux photos de nouveau-nés. Je m’exclamai, les larmes me montant aux yeux :

-     Côme ! Tu es papa ?! ça y est ?!

-     Ça y est mon cœur, me répondit mon frère avec la même émotion. Je suis papa et tu es tata.

Je me levai et fis le tour de la table pour serrer mon frère dans mes bras. Lorsque je relâchai mon étreinte et me rassis, je questionnai :

-     Depuis quand ? Comment vont-ils ? Comment s’appellent-ils ?

-     Ils sont nés avant-hier, répondit mon frère. Ils vont très bien et leur maman aussi. Ils sont nés par voie basse donc Juliette est très éprouvée, surtout qu’elle n’a pas pu avoir de péridurale. Ce fût compliqué mais ils sont là !

-     Comment s’appellent-ils ? réitérai-je.

-     A gauche, dit Côme en désignant le cadre photo, c’est Simon. Et à droite, c’est Baptiste.

-     Paul, Augustin, Simon et Baptiste, dis-je. Me voilà quatre fois tante. Il va falloir que vous me donniez une nièce, un jour !

-     Demande à Célestine, dit Côme. Juliette et moi allons être très occupés pendant les prochaines années !

-     Ce sera peut-être une fille, annonça Célestine avec un grand sourire.

Côme et moi comprîmes de suite que notre sœur attendait un nouvel enfant, ce qui nous emplit de joie. Nous fêtâmes ces bonnes nouvelles autour d’un petit déjeuner gargantuesque, avant de remonter dans notre chambre.

      Côme et Célestine allumèrent la télé pour que l’on puisse suivre la messe. Notre famille a toujours été catholique pratiquante et ma fratrie prend la religion très à cœur. Quant à moi, je suis croyante mais j’avoue traverser une période creuse au niveau de ma pratique ; Célestine m’explique que cette période est tout à fait normale, surtout à l’adolescence. Cependant, il faut que je fasse des efforts pour entretenir ma foi. Je promis de me remettre à prier tous les soirs.



      Midi moins le quart : nous quittâmes l’hôtel et ma fratrie me déposa au Pensionnat. En saluant Monsieur Éric, Côme précisa :

-     Durant les deux à trois semaines qui arrivent, Clémence aura besoin de repos, son organisme ayant été fortement éprouvé aux niveaux physique et émotionnel. Il faudra également qu’elle prenne son temps pour manger car son abdomen comporte de nombreuses ecchymoses. Je vous laisse les médicaments que je lui ai prescrits, tout est noté, il n’y qu’à suivre les indications.

-     Très bien, dit Monsieur Éric en prenant le sac de médicaments. Merci de ne pas avoir déposé plainte.

-     Il faut que ces délinquantes soient punies et éduquées, déclara Célestine. La seule raison pour laquelle nous avons renoncé à porter plainte est que nous pensons que vous vous en chargerez bien mieux que la justice. J’espère que nous ne nous trompons pas.

-     Vous ne vous trompez pas, affirma le Directeur. Je peux vous l’assurer.

-     Bien, dans ce cas, nous laissons une fois de plus notre petite sœur, la prunelle de nos yeux, à vos bons soins ! dit le cardiologue. Nous appellerons tous les trois jours et espérerons que les nouvelles seront bonnes concernant l’état de santé de Clémence !

-     Elles le seront, soutint Monsieur Éric.

Célestine me serra contre elle et me dit :

-     Travaille bien et évite de te faire punir. Je sais que tu peux être sage, quand tu veux !

-     Nous viendrons te chercher pour les vacances scolaires, continua mon frère. D’ici là, tâche d’avoir un bon bulletin si tu ne veux pas que nous te donnions à notre tour une bonne fessée !

-     J’aurai un bon bulletin, Côme, assurai-je. Ne t’inquiète pas.

-     Bien. Je t’aime petite sœur.

-     Je t’aime aussi, Côme.

Célestine relâcha son étreinte et m’embrassa sur le front. Elle me tint le menton et demanda :

-     Tu te souviens comme je t’aime ?

-     Plus loin que les étoiles et plus grand que l’univers entier, récitai-je.

Célestine sourit et me lâcha. Monsieur Éric mit alors son bras autour de mes épaules et annonça :

-     Aller, on rentre Clémence ! Il est l’heure de passer à table.

Nous partîmes en direction du réfectoire, refermant la grille sur ma fratrie.



-     Alors, cette nuit à l’hôtel ? me demanda Mathilde.

Installée à table, je retrouvai mes trois bonnes copines qui étaient contentes de me voir en vie et plutôt bonne santé.

-     Ça a fait du bien au cœur et au moral, répondis-je. Et devinez quoi : je suis tata ! Mon frère et ma belle-sœur ont eu leurs jumeaux !

-     Trop cool, me répondirent mes copines.

Elles me bombardèrent de questions autour de mes neveux, auxquelles je répondis avec joie, annonçant au passage qu’un cinquième était en route. Puis, je leur demandai ce qui s’était passé en mon absence :

-     Heureusement que tu n’étais pas là, narra Naomy. Madame Valérie, Madame Christelle et Madame Maud ont fait une inspection surprise des chambres hier soir ! Les cinq chambres de notre dortoir étaient tellement en bazar que Madame Valérie nous a toutes flanqué une déculottée !

-     Mais ce n’est pas possible, dis-je. Sans moi, vous étiez neuf ! Elle n’a pas pu vous flanquer une fessée à toutes !

-     Je te jure que si, dit Naomy.

-     Elle s’est assise sur une chaise au fond du couloir et nous a mises en file indienne devant elle, continua Lou. Dès que c’était notre tour, elle nous baissait la culotte, nous mettait sur ses genoux, remontait notre jupe et hop…

-     Heureusement, poursuivit Mathilde, vu que nous étions nombreuses, ça n’a pas duré longtemps ! En plus, nous étions les trois dernières donc je pense qu’elle avait mal au bras et à la main : j’ai l’impression que nous avons moins pris que les autres.

-     Eh ben, j’ai donc évité une déculottée ! conclus-je. Cool ! Et… Vous savez ce qu’il en est pour les pestes qui m’ont défigurée ?

-     Pas du tout, répondit Lou. Mais le Directeur doit faire une annonce ce midi à ce propos…

-     Comment tu le sais ? questionnai-je.

-     Monsieur Hugues est venu nous voir toutes les trois avant le coucher pour nous en parler, répondit Naomy. Il nous expliqué que Mathilde et toi alliez emménager dans les appartements de Monsieur Éric suite à ton agression, et que le Directeur parlerait à la fin du repas de ce midi.

-     D’ailleurs je suis contente de rester ta colocataire, me lança Mathilde, mais dormir chez Monsieur Éric… Tu ne crois pas que ça va nous attirer des ennuis ?

-     Peut-être, mais au moins on sera protégées par le Directeur en personne ! dis-je.

-     Oui, c’est vrai…

Mes copines et moi continuâmes de parler. Même si j’en brûlais d’envie, je ne leur racontai pas encore le baiser échangé avec Monsieur Matthieu. D’un côté, je pense que j’avais envie que cela reste notre petit secret à tous les deux. D’un autre côté, je mourais d’envie de partager cela, au moins avec Mathilde. Mais qui sait… J’en aurais peut-être l’occasion !

-     Vos médicaments, Mademoiselle Clémence.

Nous allions passer au dessert quand Madame Maud m’amena un gobelet en plastique contenant trois cachets. Je jetai un coup d’œil à Monsieur Éric qui m’observait depuis sa place, attendant que je prenne correctement mon traitement. Je remerciai ma surveillante, me servis un verre d’eau et avalai mes comprimés. Monsieur Éric hocha la tête en signe de satisfaction et continua son repas.

J’avais avalé ma deuxième cuillère de salade de fruits quand nous entendîmes Monsieur Matthieu gronder : « Mais ce n’est pas possible ! ». Il recula d’un coup sa chaise – qui glissa sur le parquet dans un bruit désagréable – , se leva, descendit de l’estrade et se rendit à la table du dortoir n°5.  Il attrapa une fille par le bras et la sortit de sa place en la grondant :

-     Je vous ai déjà demandé, par deux fois, d’arrêter de jouer avec la nourriture Mademoiselle Elina ! Puisque vous continuer à lancer des boulettes de mie de pain et que vous ignorez mes avertissements, je vais vous faire passer l’envie de recommencer !

-     Non, Monsieur ! Pardon, je ne le referai plus !

Le Surveillant Général bloqua Elina sous son bras, releva sa jupe devant tout le monde et commença à la fesser sur la culotte. Il ne fallut pas plus d’une dizaine de secondes pour qu’Elina commence à gémir de douleur et à gigoter, pour tenter d’esquiver les claques. Mais le problème lorsque l’on reçoit une fessée debout, c’est qu’il est très compliqué de gigoter et/ou de se protéger !

Une fois que Matthieu estima qu’elle en avait eu assez, il lâcha l’élève et lui ordonna de le regarder. Elina, qui avait le visage rouge tomate d’avoir tant pleuré, obéit (de toute façon, elle n’avait plus d’autre choix !). Monsieur Matthieu la prévint : « La prochaine fois, je vous baisse la culotte ! C’est compris ?! ». Elina hocha la tête et le Surveillant l’autorisa à se rasseoir.

      Tout le monde reprit son repas dans une ambiance bizarrement assez tendue.



      La fin du repas arriva. Après avoir avalé sa dernière cuillérée de salade de fruits, Monsieur Éric s’essuya la bouche et se leva. A la vue du Directeur ainsi debout, un silence s’installa automatiquement.

-     Mesdemoiselles, j’espère tout d’abord que vous avez passé un bon repas. Je tenais à vous parler ce midi puisque comme certaines d’entre vous le savent, il y a eu un cas de harcèlement scolaire dans cet établissement. Je pensais avoir résolu le problème mais ce dernier n’a fait que s’empirer, débouchant sur l’agression d’une de vos camarades.

Les regards se tournèrent vers moi, mon visage amoché étant malheureusement bien visible.

-     Fort heureusement, Clémence va bien et sa famille ne portera pas plainte, nous confiant totalement la responsabilité de punir les agresseurs. Ceci dit, j’ai donc quelques annonces à faire :

Premièrement, j’interdis formellement à quelconque élève de cet établissement de s’en prendre à l’une de ses camarades. L’ensemble du corps professoral, du corps surveillant et de la direction sommes ligués contre ce fléau, et nous ne laisserons rien passer ! Si jamais nous apprenons que le moindre geste, la moindre insulte, la moindre réflexion, le moindre regard malveillants sont jetés d’une élève envers une autre élève, je peux vous assurer que la canne striera vos fesses, tellement fort et tellement longtemps que vous regretterez d’être nées !

J’étais persuadée que nous étions actuellement cinquante jeunes filles à avoir des sueurs froides.

-     Deuxièmement, j’exige que si vous êtes victime de la moindre méchanceté, vous en parliez immédiatement à l’un des adultes de l’établissement ! De même, si nous apprenons que vous vous êtes laissées persécuter sans nous en faire part, vous récolterez une fessée très, très salée ! Je refuse toute persécution entre vous, est-ce clair ?!

-    

-     Je n’ai rien entendu ! gronda le Directeur.

-     Oui, Monsieur ! répondîmes-nous en chœur.

-     Troisièmement, suite à son agression, Clémence est placée sous ma stricte protection et emménagera dans mes appartements avec sa colocataire, Mathilde. Dès la fin de mon intervention et ce, pour l’intégralité de l’année scolaire, Clémence et Mathilde ne feront donc plus partie du dortoir n°2. Cependant, Madame Maud sera autorisée à se détacher du dortoir n°2 pour me prêter main forte lorsque je serai trop occupé pour veiller sur Clémence et Mathilde. Et puisque la chambre 3 du dortoir n°2 est désormais vacante, nous accueillerons dès demain matin à huit heures, deux nouvelles élèves qui étaient sur liste d’attente. Mesdemoiselles Emilie et Astrid feront donc leur entrée dans cet établissement : je compte sur vous pour leur réserver un accueil chaleureux et leur expliquer le fonctionnement de notre structure.

Quatrième et avant-dernier point : je demande aux quatre élèves responsables de l’agression de Clémence de se lever et de venir se mettre en ligne devant l’estrade.

Les garces obéirent, un peu honteuses.

-     Voici Mesdemoiselles Valentine, Capucine, Salomé et Léa, quatre élèves qui ont harcelé Clémence et qui l’ont tabassée malgré la très bonne volée que je leur avais personnellement infligée.

Mes quatre bourreaux avaient les yeux rivés vers le sol.

-     Comme je l’ai annoncé, la famille de Clémence a renoncé à porter plainte contre vous, nous laissant carte blanche pour vous punir. Monsieur Hugues, Monsieur Matthieu et moi-même nous sommes donc réunis pour décider de votre sort.

Pour le moment, et je dis bien pour le moment car il se peut que de nouvelles sanctions viennent s’ajouter, vous recevrez à compter de ce soir et ce, tous les dimanche soirs de l’année, une bonne déculottée à la main, de vingt minutes. Sans pause. Je peux vous dire que vingt minutes à recevoir de grosses claques, c’est interminable ! Aussi, vous êtes à compter d’aujourd’hui préposées au ménage. Epaulées par les deux femmes de ménage de l’établissement, vous veillerez à la propreté de l’intégralité des locaux, excepté les chambres qui sont gérées par leurs occupants. S’il y a un endroit sale, une étagère poussiéreuse ou quoique ce soit, nous vous en tiendrons personnellement responsables et vous serez punies pour cela ! Dernière chose : vous êtes toutes les quatre privées de vacances scolaires, les seules maintenues étant les vacances de Noël. Pour les autres, vous resterez donc ici pendant que vos camarades rentreront dans leurs foyers, et vous nettoierez l’intégralité de l’établissement, de sorte à ce qu’il soit parfaitement propre quand vos camarades reviendront.

Après ces annonces, elles pleuraient toutes les quatre. Pourtant, je n’arrivais pas à éprouver de la peine pour elles. Je m’étais vue mourir à cause d’elles : tout cela n’était que justice !

-     Dernier point à aborder pour l'ensemble des élèves : cette après-midi, jusqu’à quinze heures, vous êtes toutes consignées dans vos chambres. Je souhaite que vous me fassiez une rédaction, racontant la façon dont vous avez vécu cette première semaine. Ceci sera un travail noté qui comptera dans votre moyenne alors tâchez de vous appliquer ! Après quinze heures, vous aurez quartier libre jusqu’au dîner.

Bonne après-midi mesdemoiselles !

Nous sortîmes de table et allâmes dans nos chambres pour rédiger le travail demandé par le Directeur.

Une fois celui-ci rendu, Mathilde et moi déménageâmes nos affaires, aidées par les trois surveillantes de notre dortoir, enfin de notre ancien dortoir… Même si nous n’y avions passé qu’une semaine, cela faisait bizarre de le quitter, d’être « coupées » de nos camarades que nous ne verrions désormais plus que la journée. D’un autre côté, j’étais contente d’emménager chez Monsieur Éric, je me sentais totalement protégée.

Madame Maud m’aida à accrocher le joli cadre contenant les photos de mes neveux au mur. A côté, j’accrochai également mon crucifix qui était resté dans ma valise depuis mon arrivée. J’avais promis de me remettre à prier et je fais rarement des promesses en l’air.



      Le déménagement effectué, mes copines du dortoir n°2 et moi allâmes nous promener dans le parc du Pensionnat. Il faisait beau et bon, mieux valait en profiter ! Nous nous assîmes toutes les dix en ronde dans l’herbe et fîmes des jeux, discutâmes de tout et de rien, profitâmes du soleil et de cette après-midi de liberté qui nous était offerte.



      Après le dîner, Mathilde et moi rejoignîmes donc les appartements du Directeur. Monsieur Éric nous dit :

-     Mettez-vous en pyjama, brossez-vous les dents et préparez-vous pour dormir, les filles. Je pars avec Monsieur Hugues, Monsieur Matthieu et Madame Coralie, m’occuper des fesses de Valentine et sa clique. Je serai de retour dans 25 minutes, je souhaite que vous soyez couchées !

Mathilde et moi nous exécutâmes. Avant d’entrer dans mon lit, je fis donc ma prière, priant pour guérir rapidement, pour que mon année scolaire se passe dans de meilleures conditions, et pour la protection de mes proches. Lorsque le Directeur revint, nous étions toutes les deux couchées. Le Directeur nous embrassa chacune sur le front, nous souhaita bonne nuit et referma la porte.

-     Tu as raison Clem, je pense que je vais apprécier d’habiter chez Monsieur Éric ! me chuchota Mathilde.

Je souris puis m’endormis quelques minutes plus tard.



A suivre…

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