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Nouvelle rentrée, nouvelle vie ! - Chapitre 53

 


Vendredi 15 novembre 2019.

 

       En sortant du réfectoire après le petit déjeuner, je vis Mathilde s’éloigner de moi. Je lui demandai immédiatement :

-    Où vas-tu ? On doit se préparer pour aller en cours !

-    Je dois d’abord passer par le bureau de Monsieur John, me dit-elle. Tu sais bien…

Mathilde riva ses yeux au sol et reprit son chemin vers le bureau de monsieur John. Comme elle me faisait mal au cœur ! Même avec le passage de l’infirmière – qui l’avait remarquablement soulagée – le derrière de Mathilde restait amoché. Cela me fit dire que notre père-référent pourrait peut-être faire preuve de laxisme pour une fois et gracier ma meilleure amie. Seulement, en ne la voyant pas remonter de sitôt dans notre chambre, j’en conclus qu’elle devait être en train de se ramasser une nouvelle fessée.

 

       Les deux heures de littérature furent particulièrement pénibles. Depuis la veille, je ne pouvais plus encadrer Monsieur Bruno : ça devenait physique ! Monsieur Mickaël et ses cours interactifs et délurés me manquaient atrocement.

 

       Le cours allait bientôt être terminé lorsque Monsieur Bruno me surprit en train de dessiner.

-    Mademoiselle Clémence ! me gronda-t-il.

-    Oui Monsieur ? répondis-je, anxieuse.

-    Vous êtes censée réaliser l’analyse du texte en page 114 ! Or, si je ne m’abuse, une analyse littéraire ne ressemble pas du tout à un lapin avec de grandes dents et des yeux de dessins animés.

-    Je… euh… Le… dessin m’aide à… réfléchir.

-    Eh bien, vous allez pouvoir réfléchir dans le bureau du Surveillant Général ! m’annonça le littéraire.

J’affichai une mine horrifiée. Le choc passé, je me mis à le prier :

-    Non, Monsieur ! Je vous en prie !

-    Je vous ai dit que je ne souhaitais pas garder dans ma classe les élèves qui ne travaillent pas. Alors oust, dehors !

J’étais à deux doigts de pleurer en sortant de la classe. J’ignorais comment réagirait Matthieu mais sa conscience professionnelle lui dicterait sûrement de me sanctionner. J’avais encore mal aux fesses depuis la fessée reçue hier par Monsieur John. Pauvre de moi ! Ce nouveau professeur de littérature était en train de devenir ma bête noire !

 

-    Entrez ! déclara mon aimé après que j’eus toqué à la porte.

J’obéis. Le Surveillant Général était assis à son bureau et regardais son écran d’ordinateur. Son visage était fermé ; il avait l’air très contrarié.

Je commençai :

-    Mat…

Il me lança un regard paniqué, me faisant un signe de tête pour que je regarde à ma droite. Oriane se tenait au coin. Nous n’étions pas seuls. Je repris :

-    Monsieur, je…

-    Vous ai-je autorisée à prendre la parole, Clémence ? me demanda-t-il sèchement.

-    Non Monsieur, répondis-je, irritée.

Je me tus quelques instants et attendis, plantée debout devant son bureau, qu’il termine ce qu’il était en train de faire. J’en profitai pour étudier la décoration de la pièce et mon stress descendit en flèche.

Au bout de quelques minutes, il finit par se tourner vers moi. L’anxiété réapparut aussitôt : j’allais peut-être me ramasser une fessée ! Le Surveillant Général lut sur son écran d’ordinateur :

-    « Mademoiselle Clémence dessine en classe au lieu de travailler. Je l’ai donc envoyée dessiner ailleurs. »

-    Je vais tout vous expliquer ! me justifiai-je.

-    Etiez-vous en train de dessiner pendant votre cours de littérature, Clémence ? m’interrogea mon aimé.

-    Monsieur, je…

-    Etiez-vous en train de dessiner pendant votre cours de littérature ?! répéta-t-il en haussant fortement le ton.

-    Oui Monsieur, répondis-je. Mais…

-    Ça suffit ! me coupa Matthieu. J’en ai assez entendu ! Vous venez d’avouer les faits qui vous sont reprochés, je n’ai pas besoin de perdre plus de temps.

Il recula son fauteuil et me montra ses cuisses en me faisant comprendre que je devais aller m’y installer.

-    Monsieur ! le priai-je. Pitié !

-    Vous avez été exclue de cours, Clémence, trancha Matthieu. Il n’y a rien de plus à ajouter.

-    Mais Monsieur Bruno me déteste ! Il m’a déjà exclue de cours hier et…

-    Ah ! s’exclama le Surveillant Général. Il vous a déjà exclue de cours hier et vous l’êtes à nouveau aujourd’hui ! Vous en concluez bien vite qu’il vous déteste, Mademoiselle Clémence. De mon point de vue, c’est vous qui n’avez pas un comportement adéquat dans sa classe !

Comme c’était difficile de voir mon amoureux en position de force ! En position d’autorité ! Lui qui était si doux et si tendre lors de nos moments à deux, se durcissait bien vite lorsque nous étions dans un cadre purement professionnel. Je voyais dans ses yeux qu’il n’avait pas l’intention de me faire de cadeau.

       J’allais répliquer lorsque Madame Philomène entra dans le bureau après avoir brièvement frappé.

-    Salut Matthieu, dit-elle avec une aisance qui m’agaça fortement. Dis-moi, est-ce que tu as rempli le dossier disciplinaire d’Héloïse ? Parce que ton rapport n’apparaît pas…

-    J’allais justement m’y mettre lorsque Mademoiselle Oriane est arrivée dans mon bureau, répondit mon aimé en désignant ma camarade toujours tournée au coin. Et maintenant, voici que Mademoiselle Clémence a également fait des siennes…

-    Tu veux que je m’occupe d’elle ? proposa Madame Philomène en parlant de moi. Comme ça, tu pourras rédiger le rapport en toute tranquillité !

-    Non, ne t’en fais pas, j’étais sur le point de m’en occuper, répondit Matthieu.

-    T’inquiète, ça ne me dérange pas ! insista la Surveillante Générale. Je te la prends. Exclusion de cours ?

-    Oui, dit mon homme.

Je sentais bien qu’il était plus que frustré. Ce n’était pas ce matin qu’il allait pouvoir me donner la fessée !

-    D’accord, transfère-moi le motif et je m’occupe d’elle !

-    Tu es sûre ? s’enquit Matthieu dans un dernier espoir. Non parce que, vraiment, ça ne me dérange pas ! C’est juste l’histoire d’une bonne fessée…

-    Si c’est juste l’histoire d’une bonne fessée, je peux la lui donner, rétorqua Philomène avec un sourire un peu trop aguicheur. Comme ça, tu pourras rédiger le rapport pour Héloïse !

La nouvelle SG m’attrapa par l’oreille sans me dire quoique ce soit et me traîna ainsi jusque dans son bureau, m’arrachant à l’être aimé. Quitte à recevoir une fessée, j’aurais préféré que ce soit Matthieu qui me la donne, même si je sais ô combien il peut être sévère !

       Le bureau de Madame Philomène n’était pas aussi spacieux que celui de son homologue, mais il faisait penser à une chambre de torture. Il y avait une multitude d’instruments pour donner la fessée accrochés au mur comme des trophées.

-    Exclusion de cours pour avoir dessiné au lieu de travailler, lut-elle sur sa tablette. Je vous invite à choisir un instrument sur la ligne du bas, Mademoiselle Clémence !

Elle me montra le mur de l’horreur. Cela me rappela la fois où j’avais fait du tir à la carabine à la fête foraine : après avoir utilisé tous mes plombs, j’avais gagné 18 points et avais eu le droit de choisir un cadeau parmi les deux rangées du bas montrées par le forain. Mais aujourd’hui, ce n’était pas du tout un cadeau que je devais choisir…

-    Alors ? me pressa la Surveillante Générale.

Me demandait-elle sérieusement de choisir entre ses trois martinets, ses deux paddles en bois, sa brosse de bain et sa tawse ?!

-    Il y a également ma main, précisa-t-elle comme pour répondre à ma question.

Alors que je ne pouvais faire le choix que cette sadique complètement tarée m’obligeait à faire, nous entendîmes frapper à la porte du bureau avant que la porte ne s’ouvre sur… Monsieur Éric.

-    Philomène, est-ce que tu as pu voir Matthieu pour le rapport sur Héloïse ? demanda-t-il sans lever les yeux.

Puis, soudain, il leva la tête et son regard se posa sur moi.

-    Qu’est-ce que tu fais là, Clémence ?!

-    Exclusion de cours pour avoir dessiné au lieu de travailler, répondit Madame Philomène avant que j’aie pu répondre.

-    Quel prof t’a exclue ?! se renseigna le Directeur.

-    Monsieur Bruno, répondit à nouveau la Surveillante Générale.

-    Encore ?! me gronda Monsieur Éric. C’est le deuxième jour d’affilé, Clémence !

-    J’allais justement m’occuper d’elle, dit fièrement Madame Philomène.

-    Pas besoin, je vais le faire ! déclara le Directeur. Je sais parfaitement ce dont Clémence a besoin pour se calmer et ce n’est sûrement pas l’un de tes fichus instruments.

Madame Philomène baissa les yeux au sol et laissa Monsieur Éric m’empoigner le bras. Avant de sortir, il lui ajouta :

-    Pendant que je m’occupe de Clémence, profites-en pour relire son dossier : tu apprendras plein de choses, notamment sur la façon de la sanctionner !

Le Directeur me conduisit dans son bureau et ferma la porte derrière lui. Puis, il me gronda :

-    Comment se fait-il que tu te sois retrouvée dans SON bureau ?! Tu dois tout faire pour l’éviter, Clémence ! Je hais cette bonne femme…

-    Mais si vous la haïssez, pourquoi travaille-t-elle encore pour vous ? me renseignai-je.

-    Adrian Farlane me l’a imposée, figure-toi ! rétorqua Monsieur Éric sur un ton rageur. Il faut absolument que je convienne d’un code secret avec les élèves pour que John, Matthieu ou moi puissions venir vous chercher au cas où vous vous retrouveriez dans le bureau de cette sadique.

J’affichai des yeux ronds.

-    C’est juste en attendant que j’obtienne un motif suffisant pour la virer, précisa-t-il.

-    Mais, vous êtes le chouchou de Monsieur Farlane, non ? demandai-je.

-    Le problème, c’est que Madame Philomène aussi ! rétorqua Monsieur Éric. Peu importe, tu es là pour une exclusion de cours et je suis là pour te faire passer l’envie de te faire exclure pour la deuxième fois consécutive !

-    Monsieur, je vais vous expliquer ! lui dis-je d’un ton suppliant.

-    Je me fiche de tes explications, Clémence ! Tu as mal agi, tu es punie !

En dessinant mon lapin avec de grandes dents et des yeux de dessins animés sur mon bloc-notes en cours de littérature, il était certain que je ne m’attendais pas du tout à finir par recevoir une sévère déculottée manuelle sur les genoux du Directeur. Je ne pouvais plus dire qu’il m’ignorait, maintenant !

 

       Je me tins à carreaux tout le reste de la matinée, redoutant la réaction de Monsieur John lorsqu’il apprendrait que j’avais encore été virée de cours ; j’en venais même à me dire qu’il devait être tellement focalisé sur Mathilde que, peut-être, j’échapperais à son courroux. Je me promis d’aller me confesser rapidement à un prêtre pour avoir souhaité que ma meilleure amie ait commis une plus grosse bêtise que la mienne.

       Cependant, Dieu ne tarda pas à me faire payer mes mauvaises pensées : à la cantine, mon père-référent vint me réprimander devant tout le monde et m’asséna cinq bonnes claques sur la jupe qui me firent autant mal que honte. Inutile de préciser que je fus sage comme une image tout le reste de la journée.

 

 

       Puisque j’avais du temps libre avant de me coucher et que je n’avais pas envie de le passer avec Matthieu qui avait laissé une espèce de sadique m’emmener, j’en profitai pour appeler mon frère qui me mit sur haut-parleur : Célestine et Guillaume, son mari, dînaient chez Côme et Juliette, sa femme. Cela me fila un peu le cafard de ne pas être là : ils faisaient un repas de famille sans moi. Comme si mon frère avait lu dans mes pensées, il me demanda :

-    Ça va aller, Trésor ? Tu sais que nous t’aimons très fort ? C’est pour ton bien si tu es en pension.

Sans répondre, je me mis à pleurer. La douleur de l’éloignement était trop forte. Ma sœur m’entendit et proposa :

-    Clem, tu veux qu’on revienne ? S’il faut, on refait la route ! On peut partir dès maintenant !

-    Ça ne sert à rien, parvins-je à articuler en séchant mes larmes. Vous êtes déjà venus cette semaine. Et puis, vous ne seriez pas contents de toute façon. J’ai été exclue de cours hier et aujourd’hui.

-    Nous avons reçu des mails, oui, dit mon frère. Ce nouveau professeur de littérature n’a pas l’air commode.

Je me mis à beuguer. Erreur 404. Mon frère était habituellement toujours du côté des professeurs ; quant à ma sœur, C’EST une professeure ! Comment se faisait-il qu’ils aient de la compassion pour moi alors que j’avais été exclue de cours par deux fois ?

-    Il est horrible, répondis-je. Il me déteste.

-    Essaie de ne pas te faire remarquer, me conseilla Titine. Travaille bien, sois attentive et ne te disperse pas. Il est hors de question que tes notes baissent à cause de ce nouveau professeur !

-    D’accord, répondis-je.

-    On t’aime, Clémence ! me lança Guillaume de loin.

-    Oui, on t’aime très fort, petite Crevette ! ajouta Juliette.

Mon beau-frère et ma belle-sœur me connaissent depuis ma plus tendre enfance, ce qui nous a permis de créer un lien particulier. Même si Guillaume et Juliette ne se sont jamais mêlés de mon éducation, ils ont toujours fait en sorte de me chouchouter et de me couvrir d’amour. D’ailleurs, jusqu’à ce que j’entre au lycée, nous vivions tous ensemble dans la grande maison de mes parents pour conserver mes repères. Guillaume et Juliette ont accepté de vivre avec tout le monde dans la maison familiale pour moi ! Cela a duré jusqu’à ce que Juliette tombe enceinte et qu’elle et Côme doivent prendre leur indépendance pour le bien du bébé.

-    Moi aussi je vous aime, répondis-je en m’essuyant les yeux.

-    Trésor, ce n’est pas parce que ton nouveau professeur n’est pas commode et que nous le savons qu’il faut que tu te laisses aller, me prévint mon frère. Nous te gardons à l’œil et nous n’excuserons pas tes bêtises, Clem ! Gare à tes fesses si tu te conduis mal !

-    Je sais, Côme, me lamentai-je.

Nous discutâmes encore un moment jusqu’à ce qu’une surveillante m’indique que je devais raccrocher. Les aurevoirs furent longs mais je consentis tout de même à reposer le combiné.

       Je me sentais seule et je n’avais pas du tout envie de rejoindre Mathilde dans notre chambre : à l’heure qu’il était, elle devait être en train de recevoir sa rouste du soir. Pour me sentir moins seule, je mis de côté ma petite colère du jour et allai me réfugier dans le bureau de Matthieu.

 

       Après m’être défoulée en lui balançant des noms d’oiseaux à la figure pour lui reprocher de m’avoir laissée entre les mains de Philomène ce matin, Matthieu m’attrapa par la taille ; je mis mes bras autour de son cou. Il me dit :

-    Même quand tu te fâches, tu es craquante.

-    Ne me refais plus un coup comme ça ! Pour le coup, c’est Monsieur Éric qui est venu me sauver, pas toi !

-    Il t’a donné une fessée ?

-    Oui ! Une énorme ! me plaignis-je.

-    Il valait mieux que ce soit lui. Si j’avais dû te la donner, je ne sais pas si j’aurais pu m’arrêter. Tes fesses sont tellement magnifiques ; et lorsqu’elles sont décorées de rouge, ça me fait un de ces effets…

-    Pervers ! l’insultai-je en lui donnant une tape sur le bras.

Il m’embrassa puis me dit :

-    Sans déconner, Clem. Laissons notre couple de côté : si j’avais dû te punir, j’aurais été très sévère. Deux jours d’affilés !

-    Ce prof est taré et il me déteste ! me plaignis-je en lâchant Matthieu. Même Côme a reconnu que Monsieur Bruno n’avait pas l’air commode.

-    Côme a dit ça ? s’étonna Matthieu.

-    Oui ! La preuve que je ne fabule pas !

-    Il n’empêche que c’est le prof et que tu es l’élève. Tu dois te taire et obéir. Je ne suis pas d’accord avec le fait que tu aies été exclue par deux fois. Ne me refais pas ça, sinon je me fâcherai vraiment. Peu importe si John, ou Lionel, ou Éric ou même Philomène se chargent de tes fesses : sois sûre que tu auras une bonne fessée de ma part ! Compris ?

-    Tu ne peux pas me faire ça !

-    Est-ce que tu m’as compris, Clémence ?

-    Tu te prends pour mon père ou quoi ?! aboyai-je.

Matthieu s’approcha de moi et prit délicatement mon menton pour me forcer à le regarder. Puis, il me répondit :

-    Tu es à moi, Clémence Vicœur. Rien qu’à moi ! Et je veux que ma future femme se comporte correctement.

-    Ta future femme ? m’étonnai-je. Tu comptes me demander en mariage ?

-    Oui, un jour, répondit-il. Quand tu auras terminé tes études et qu’on pourra construire notre vie.

Je souris à cette pensée. J’imaginais le jour de mon mariage depuis petite et pouvoir mettre le visage de Matthieu sur la poupée que j’imaginais dans mes songes jusqu’à maintenant était très plaisant.

-    Alors, tu m’as compris ? insista mon homme.

-    J’ai compris, répondis-je.

-    Bien ! dit-il en m’assénant une claque sur le derrière. Aller, il faut que tu ailles au lit ; et moi, il faut que j’aille m’occuper de mes deux nouvelles filles-référentes.

-    Ce qui fait de moi une belle-mère-référente ? m’amusai-je.

-    Oh là, tu vas trop loin ! dit Matthieu en frémissant à cette pensée.

Il m’embrassa et je me rendis dans ma chambre pour aller consoler Mathilde.

 

       En nous bordant, Monsieur John me prévint :

-    Pas de bêtise ce week-end, Clémence ! Tu n’as pas intérêt à faire des tiennes ! J’attends de toi un comportement exemplaire sinon je te garantis que je te garderai très longtemps sur mes genoux ! Tu entends ?!

-    Oui, Monsieur, répondis-je, lasse de toutes ces menaces. Je serai sage.

 

A suivre…

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