Comme convenu depuis plusieurs semaines, Gabriel débarqua à la maison en cette deuxième semaine de décembre pour effectuer sa formation se trouvant non loin de chez Hugo et moi. Ce n’était clairement pas la bonne semaine pour moi : je venais de voir mon gastroentérologue qui avait fait un énième rappel à l’ordre et changé tout mon traitement, et mon cher mari était en déplacement professionnel (eh oui, sinon ce n’est pas drôle !). Cela laissait donc à Gabriel tout le loisir de me flanquer une volée, qui tomba dès le lundi soir. Cette dite volée punissait tous mes méfaits depuis plus d’un mois, et notamment la prise irrégulière de mes médicaments. Néanmoins, en ce premier soir où mon frère me tomba dessus, je pus sincèrement m’estimer heureuse : je m’étais attendue à pire. Certes, je passai un très long moment sur les genoux de Gabriel (vingt minutes ? Une demi-heure ? Je ne saurais le dire…...
Pardonnez-moi pour cette longue période de silence : entre les conseils de classe, les réunions parents-profs, le Brevet blanc et sa correction (j'ai deux classes de 3ème, cette année !), la préparation de Noël... Pfffiou, je n'avais plus une minute à moi ! J'en profite pour vous souhaiter une merveilleuse année 2026, remplie de rêves, de magie, et... d'histoires ! Samedi 25 janvier 2020 Il était aux environs de treize heures lorsque nous arrivâmes dans une ville de région parisienne pour rentre visite à Anaïs au centre de redressement pour mineurs. Ce grand bâtiment grisâtre était très austère et ressemblait à s’y méprendre à une prison. Du fil barbelé surplombait les clôtures bétonnées hautes de plusieurs mètres, et ma famille et moi mîmes un temps fou à trouver l’entrée du centre. Après dix bonnes minutes à tourner autour du mastodonte, nous trouvâmes enfin une porte lugubre. En haut à gauche, une caméra murale ...