Accéder au contenu principal

Le suivi de Little Princess. - Vacances d'été - Round 2 (3ème partie)

 


               Et voilà. Ce matin, j’ai encore oublié un médicament. Rien qu’un seul. Ça a suffi pour qu’Hugo dise :

-    Bon, je vais retourner faire un tour avec les enfants… On devait aller à la poste pour acheter des timbres et envoyer les cartes postales, de toute façon !

J’étais dépitée ; mais pour tout vous avouer, c’était entièrement ma faute car j’avais joué avec le feu. Je n’avais pas vraiment « oublié » de prendre ce médicament : je l’avais volontairement zappé. Ce médicament n’est pas bon. Je me suis dit que Gabriel n’allait quand même pas me tomber dessus juste pour UN médicament ! J’avais pris une fessée hier, certes, mais il y avait trois médicaments qui manquaient à l’appel. Mon frère n’allait quand même pas me tomber dessus juste pour UN médicament !

 

J’allai alors le voir discrètement après le repas du midi.

-    Est-ce que tu peux me laisser tranquille pour aujourd’hui ?

-    Non.

-    Aller ! insistai-je.

-    Non, répéta-t-il.

-    Mais aller, là ! En plus, je viens te le demander gentiment !

-    Oui. Et ma réponse est non.

J’enrageai. Ce n’était pas possible d’être aussi têtu ! Juste pour UN médicament ! Sérieusement ?!

 

       Une heure plus tard, Hugo et les enfants étaient partis et j’étais allongée sur les genoux de Gabriel pour recevoir exactement la même déculottée humiliante et infantilisante que la veille. Elle fut douloureuse (car je n’avais toujours pas cicatrisé !), dura une bonne minute et me laissa vexée au plus haut point.

En me relevant de ses cuisses, j’entendis Gabriel m'avertir :

-    Ne t’avise pas de manquer encore un médicament. Je te préviens.

Alors que j’essayais de gérer au mieux ces murs que je n’arrêtais pas de me prendre depuis samedi, mon frère me dit :

-    Aller, fais-moi un câlin et va te coucher.

Je finis par le faire, même si j’étais on ne peut plus frustrée.

 

       En me rendant dans ma chambre, étant au summum de la frustration et de la vexation, je lâchai de nouveau un tchip. Mais aujourd’hui, Gabriel l’entendit. Je courus dans ma chambre en répétant que j’étais désolée ; il m’y suivit. Pointant son index vers moi, il s’apprêta à me dire quelque chose. Je soufflai de soulagement : je n’aurais pas d’autre fessée pour aujourd’hui !

-    Ne crois que je laisse passer, me dit-il. Je sais à quoi tu penses. Je ne laisse pas passer. Ne t’avise pas de le refaire ! Aller, couche-toi.

Je m’allongeai sur mon lit et tapai du poing sur le matelas en criant de frustration.

J’en avais ras-le-bol de me prendre des roustes et de ne pas pouvoir gérer mes médicaments comme je l’entendais ! J’en avais vraiment, vraiment ras-le-bol !

C'était vraiment infernal de vivre avec autant de contraintes et de frustrations à gérer ! Je n'avais aucune marge de manœuvre ! Cela me rend vraiment malade !

      

A suivre…

La suite !

Commentaires

  1. La journée n'est pas finie ... et Gab ne laisse rien passer ! Si tous les médicaments sont pris, peut-être sera-t-il indulgent pour le ''tchip'' 🙏

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Alors ? Qu'en avez-vous pensé ?