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Le tutorat de Little Princess (séance 6)

 


-          Tu es d’accord pour que l’on parle du bilan ? me demanda Thomas.

-          Ben…oui, répondis-je par dépit.

J’étais assise sur son canapé pour la deuxième fois en neuf jours. C’était la première fois que j’avais été aussi rapidement reconvoquée. La dernière séance était mercredi, un nouveau rendez-vous était fixé trois jours après, Thomas n’étant pas satisfait de mes nouveaux bilans journaliers.

-          Si tu améliores ton comportement, on annule le rendez-vous de vendredi. Sinon, on le maintient.

Eh bien… il a été maintenu.

 

 

                Thomas m’avait prise en tutorat alors que j’étais en plein milieu de mon 1er semestre. Il avait réussi à me faire redresser la barre, assez pour que j’atteigne une moyenne générale de 14,5/20. C’était en-dessous de l’objectif de 15/20, mais c’était quand même satisfaisant.

 

Après un mois de pause inter-semestrielle, ma rentrée du 2ème semestre a eu lieu cette semaine. J’avais déjà repris de mauvaises habitudes : devoirs non faits, cours séchés… Tout cela n’allait évidement pas passer avec Thomas ! Je ne respectais pas non plus mon sport quotidien (manque de motivation), mon régime alimentaire (également un manque de motivation) et le couvre-feu laissait à désirer (puisqu’il ne m’avait pas punie pour cela la dernière fois, j’en avais conclu que je pouvais pousser un peu à ce niveau-là ; j’avais tort !).

-          Tu m’as prouvé que tu étais capable de tenir dans chaque domaine, me dit Thomas. Le problème est la régularité : tu tiens 4 ou 5 jours, et ensuite tu te relâches !

Il disait vrai : je tenais 4 ou 5 jours, de peur de reprendre une bonne fessée ; puis les effets de la dernière punition se dissipant, je me relâchais complètement. Cependant, je n’en menais pas large du tout de me retrouver à nouveau face à Thomas, seulement neuf jours après notre dernière entrevue.

 

-          Viens ici Lucie.

Après avoir exécuté le petit rituel d’installation de la pièce (que je ne vous conte plus), Thomas me demanda de venir me positionner devant lui, au milieu de la pièce.

-          Nan… répondis-je en manquant tout de même d’assurance.

-          Viens ici !

-          Nan…

-          Tu te fiches de moi, là ?! Viens ici, Lucie ! Dépêche-toi !

-          Nan mais sérieux ! J’ai quand même été plus sage que la dernière fois…

-          Tu penses avoir été plus sage ? Eh bien, viens ici ! On va en parler tout de suite !

-          Oh non…

-          Lucie, une fois !

-          Nan, ne fais pas ça… Ne compte pas…

-          Lucie, deux fois !

-          Nan mais sérieusement, je ne veux pas prendre de fessée !

-          Lucie… !

Thomas me fonça dessus et sachant très bien que ça allait barder, je cédai :

-          Ok, c’est bon, je viens !

Une très bonne claque me tomba sur le derrière, je l’accusai d’un : « aïe ! » et me rendis au centre de la pièce.

-          Pourquoi est-ce que tu n’obéis pas ?! me gronda mon tuteur. C’est dingue, ça !

-          Mais j’ai été plus sage cette fois-ci…

-          On va en parler ! Premièrement : les cours ! On va parler des cours que tu as séché !

-          Mais ceux que j’ai séché n’étaient pas intéressants…

-          Je t’ai interdit de sécher les cours, Lucie, et tu le sais très bien !

Thomas s’assit sur le canapé et m’ordonna de venir sur ses genoux.

-          Oh non…

-          Lucie, viens ici ! Dépêche-toi !

-          Non, non ! Non, s’il te plaît… priai-je.

-          Lucie, je te préviens : si tu ne viens pas immédiatement, ça va être pire !

Je pris une grande inspiration et me résignai à m’allonger sur les genoux de mon tuteur.

 

                Je ne supporte pas de recevoir une fessée sur les genoux de mon tuteur : il n’y a aucun barème, je ne sais donc pas combien de temps cela va durer ni quand cela va finir, ce qui rend la punition particulièrement insupportable !

 

                A peine allongée en travers de ses cuisses, Thomas souleva ma tunique et baissa directement mon legging et ma culotte. Je sentis l’air sur mon fessier nu et sus de suite que ça allait barder.

 

                La dernière fois que j’avais séché les cours, j’avais passé un très sale moment sur les genoux de Thomas : il m’avait collée une sacrée déculottée alternant main et planche ; déculottée qu’il avait voulu mémorable. C’était d’ailleurs le cas : elle m’était bien restée en mémoire ! Cependant, l’ennui face à mon écran d’ordinateur à écouter un cours plus que soporifique l’avait emporté cette semaine sur le souvenir de cette fessée. Tant pis pour moi.

 

                Thomas commença à taper et je sentis immédiatement que le calibre des claques avait augmenté d’un cran : neuf jours s’étaient passés depuis notre dernière entrevue et il n’était vraiment pas content d’avoir dû me reconvoquer aussi tôt. Il allait me le faire payer. Jusqu’à aujourd’hui, il me donnait déjà de bonnes claques ; j’allais à présent recevoir de très bonnes claques !

                Cette fessée composée donc de très bonnes claques tombait et était insupportable : je gigotais sûrement beaucoup trop pour mon tuteur. A peine la première dizaine de claques fut-elle passée qu’il m’enleva complètement mon legging et ma culotte, et m’entrava à l’aide de ses jambes. Je ne pouvais plus bouger et n’avais pas d’autre choix que d’encaisser cette punition et d’attendre que ça passe.

                Tout en me claquant, Thomas me réprimandait :

-          Qu’est-ce que je t’ai dit par rapport aux cours séchés, Lucie ?!

-          Aïe ! Que… Aïe… ! C’était un manque de respect vis-à-vis du prof… Aïe !

-          Exactement ! Et pourtant, tu continues quand même de le faire !

-          Pardon…Aïe !

Heureusement, cette première fessée fut cinglante mais courte. Je m’attendais à des représailles mémorables pour avoir recommencé à sécher les cours, mais ce ne fut pas le cas. Ouf !

Thomas me lâcha et m’ordonna d’aller au coin : j’y allai sans jurer !

 

 

-          Viens ici, Lucie.

Il me rappela bien vite.

-          Mets tes mains sur la tête.

J’obéis.

-          Pourquoi as-tu été punie juste avant ?

-          Parce que j’ai séché les cours.

-          Tu le referas ?

-          Non…

Je répondais à Thomas avec une insolence et une désinvolture telles que je pensais qu’il allait me le faire payer. De plus, je n’étais absolument pas crédible en lui répondant que je n’allais pas recommencer. Mais fort heureusement pour mes fesses, il ne me reprit pas sur mon attitude.

-          Bien. Nous allons maintenant parler de ton comportement : la façon dont tu me réponds notamment par message, ainsi que ton comportement en cours, particulièrement en chimie. Non seulement tu ne fais pas d’efforts dans cette matière, mais en plus tu joues sur ton téléphone pendant les cours, ce qui est hors de question.

-          Mais je m’ennuie !

-          Tu dois rester concentrée, Lucie !

-          Mais, ce n’est pas parce que je joue sur mon téléphone que je ne suis pas concentrée ! J’écoute quand le prof parle, je prends des notes quand il faut en prendre, je suis concentrée ! J’ai juste besoin de m’occuper à côté…

-          Non, Lucie ! Pour moi, c’est totalement inacceptable que tu joues sur ton téléphone pendant les cours ! Quand tu suis un cours, tu n’es pas censée avoir ton téléphone dans les mains !

Je n’étais pas d’accord avec Thomas et un tchip m’échappa.

-          Pardon ?! me gronda-t-il.

-          Non, je suis désolée ! m’excusai-je et me protégeant les fesses avec mes mains.

Quatre ou cinq bonnes claques me tombèrent sur le derrière. Je les accusai en me frottant les fesses.

-          Donc, je disais que je n’étais pas content de ton attitude, reprit Thomas en s’asseyant sur son canapé. Viens ici.

-          Oh non…

-          Dépêche-toi Lucie !

Moi qui n’avais encore pas versé une larme jusque-là, j’avais envie de pleurer à l’idée de prendre une nouvelle déculottée sur les genoux de mon tuteur. J’avais réussi survivre à la première ; en recevoir une deuxième, avec toujours ce même temps indéterminé ne me faisait vraiment pas envie. Cependant, Thomas m’attrapa le poignet et je dus m’allonger en travers de ses genoux. Il m’entrava de nouveau, de sorte que je ne puisse pas agiter mes jambes.

                Lorsque les claques commencèrent à tomber, je mis rapidement ma main pour me protéger mais elle fut aussitôt neutralisée. Les claques tombaient, toujours plus fortes que les séances précédentes, incessantes, et extrêmement douloureuses.

-          Stop ! Stop ! priai-je, n’en pouvant plus.

-          C’est toi qui dis : « Stop » ?! Depuis quand c’est toi qui décides ?!

J’avais peur que Thomas me sorte LA phrase que je déteste le plus au monde lors d’une fessée, à savoir : « Tu m’écoutes, toi, quand je te demande quelque chose ?  Non, je ne crois pas ! Alors pourquoi je t’écouterais, moi ? » ; mais heureusement il ne le fit pas : j’aurais très certainement pu le traiter d’enfoiré.

 

                Cette nouvelle et insupportable déculottée terminée, Thomas me renvoya au coin, mains sur la tête.

Thomas m’envoie toujours au coin mains sur la tête, mais je ne lui obéis jamais. Je vais au coin en m’appuyant sur un pan de mur et joue le plus souvent avec les trois bagues que je porte aux doigts. Thomas ne me reprit pas par rapport à mes mains qui n’étaient pas sur ma tête ; en revanche, il me reprit sur ma tenue :

-          Lucie, tu te tiens correctement ! Tu ne t’appuies pas sur le mur ! Tu t’es crue chez qui, là ?!

Je soupirai et me redressai. Mes fesses commençant vraiment à me picoter, j’entrepris de les frotter pensant que Thomas ne m’observait pas. Les claques qui me tombèrent quasi-instantanément sur les fesses m’indiquèrent le contraire.

-          Pourquoi est-ce que tu fais systématiquement le contraire de ce qu’on te dit ?! me gronda Thomas.

Je ne répondis pas. Puisque je suis pratiquement incapable de mentir, je lui aurais sûrement dis que je ne supporte pas que l’on me donne des ordres, que le mot « obéir » ne fait pas parti de mon vocabulaire ou alors que j’ai tellement l’habitude de désobéir que je ne sais même plus faire le contraire. De plus, par simple esprit de contradiction, j’aime faire l’inverse de ce qu’on m’ordonne, juste pour énerver les gens ou imposer mon caractère… et ce, depuis 28 ans.

 

-          Viens ici, Lucie. Mains sur la tête.

Je soupirai.

-          Pourquoi tu soupires ?! me gronda Thomas.

-          A quoi ça sert que je mette mes mains sur la tête ?! protestai-je.

-          A t’apprendre à obéir.

Je chuchotai un : « putain » et priai pour que Thomas ne l’entende pas. Et ce fut le cas. Merci Seigneur !

-          Pourquoi viens-tu d’être punie ?

-          Pour mon comportement.

-          Lequel ?

-          Je joue en cours et je te réponds parfois mal.

-          Que vas-tu changer afin que ça ne se reproduise plus ?

-          Je vais mieux te parler et je ne vais plus jouer sur mon téléphone pendant les cours.

J’avais envie de rajouter : « Tu es content ?! ». J’avais toujours la même insolence et la même désinvolture en répondant à Thomas. Pour le coup, s’il m’avait collé une fessée debout ou sur ses genoux, bien salée, je n’aurais rien eu à dire : il aurait eu raison. J’étais en train de lui dire : « Tu me fais chier » à travers mon attitude. Mais il ne releva pas.

-          Il faut que tu apprennes à te retenir par message, Lucie. Les « pffff » et les « ça me saoule », je ne veux plus les voir. On en a déjà parlé, en plus ! Et pour ce qui est de la chimie, je veux vraiment que tu fasses des efforts, d’accord ?

-          Oui, oui…

-          Ok. Maintenant, on va parler de tes notes. Quel est le barème ?

-          15 coups de ceinture par point en-dessous de 15/20.

-          Exact. Va t’allonger sur la méridienne.

Je m’exécutai.

-          Peux-tu me rappeler quelle note tu as eu ?

-          12/20.

-          Il y a donc combien de points à rattraper ?

-          3.

-          C’est ça. Je commence.

Thomas me donna 45 coups de ceinture, avec une petite pause par tranche de 15 coups. Ils furent très durs à encaisser et mon tuteur eut parfois besoin de me maintenir fermement afin que je ne bouge pas.

                Durant la semaine, j’avais fait part (pour mon bien, même si cela m’arracha la bouche de le dire !) à Thomas du fait que le barème instauré pour les notes n’était pas assez dissuasif. La ceinture fait mal mais je n’en ai pas forcément peur ; enfin si, j’en ai peur, mais beaucoup moins que la main ! Thomas décida de passer de 15 à 40 coups de ceinture par point en-dessous de 15, pour les notes de ce nouveau semestre. Cela me motiverait à mieux travailler !

 

                Après un nouveau passage au coin, Thomas me rappela. Il avait sorti une feuille et un stylo. Ça y est, la deuxième partie de cette séance allait commencer. Fini la rigolade. Fini les déculottées sur les genoux en guise d’apéro : on allait attaquer les choses sérieuses.

-          Bon, tu connais le principe : tu as les dates sur l’écran face à toi. Tu notes : je m’excuse de ne pas avoir respecté le couvre-feu, le 28 janvier.

Je soupirai bruyamment mais m’exécutai. Je fis mes dix lignes… Et les dix fessées debout tombèrent, avec ces mêmes très bonnes claques qui avaient fait leur entrée aujourd’hui. Dès que je bronchais, protestais ou me protégeais avec mes mains, je prenais des claques supplémentaires.

Ça y est, les larmes étaient là, nombreuses et volumineuses tout comme les claques. Mes fesses me brûlaient et je n’assumais plus du tout mes nombreuses transgressions de ce fichu couvre-feu.

Je me rappelai ce que Thomas m’avait dit : « Je ne te lâcherai pas avec le couvre-feu ! C’est un truc sur lequel je ne transigerai pas : il s’agit de ta santé, Lucie ! ».

Ça, c’était clair. Il ne lâchait rien. Les fessées debout se succédaient, tout comme mes larmes.

 

                Les dix lignes passées, je fus renvoyée au coin. Encore. Et j’avais tellement mal que je ne pus m’empêcher de me frotter les fesses, ce qui me valut une autre salve de très bonnes claques qui déclencha de nouvelles larmes. J’avais la tête dure, mais Thomas l’avait encore plus que moi. Il était hors de question pour lui de laisser passer quoique ce soit. J’étais dans le pétrin le plus profond.

 

                Cet énième passage au coin terminé, Thomas me fit faire de nouvelles lignes : « Je m’excuse de ne pas avoir suivi mon régime alimentaire… ».  Il reprit l’historique. Cela fit 14 lignes, 14 fessées debout monumentales, pour lesquelles je n’ai pratiquement pas arrêté de pleurer, supplier, me protéger… Et qui m’ont de nouveau valu des claques supplémentaires !

 

                Et de nouveau au coin. Cependant, après ce passage, je pensais que c’était terminé, que Thomas allait me prendre dans ses bras et que nous mettrions fin à cette séance. Mais non.

-          Il y a une dernière chose dont il faut que l’on parle : tes devoirs. Sur trois fois où tu avais des devoirs à faire, il y a deux fois où tu ne les as pas faits. C’est inadmissible ! Il est hors de question que cela se reproduise ! Je vais donc te punir par prévention…

-          Oh non mais sérieux !

-          Qu’est-ce que tu as encore ?!

-          Je croyais que c’était fini !

-          Va t’agenouiller sur le canapé, Lucie.

-          Mais…ça ne sert à rien de faire les devoirs, en plus !

-          Tu trouves ça normal ?!

Thomas m’attrapa par le bras, me tira jusqu’au canapé et me renversa sur ses genoux en deux temps, trois mouvements. C’était reparti pour une déculottée sur les genoux, horriblement douloureuse.

-          Aïe ! Stop ! Pardon, pardon !

-          Ah ! ça y est ! Enfin tu t’excuses !

-          Oui, c’est bon, j’suis désolée !

Thomas finit de me fesser, me laissa me relever, puis me fis agenouiller sur le canapé.

-          Tu es étudiante, Lucie. Les devoirs font partie de tes études ! Tu dois aller en cours et faire tes devoirs, c’est comme ça !

Cette fessée à la main pour les devoirs non faits fut très sévère. Je dirais même qu’elle fut la plus sévère de la séance. Si sévère, que je me promis de faire mes devoirs à l’avenir.

 

                               Un dernier passage au coin avant le câlin de la réconciliation. Je mis quelques minutes à me défaire de la vexation qui m’avait envahie. Je n’avais jamais été aussi sévèrement punie. Je vous disais que la dernière séance représentait la fessée de ma vie : elle venait d’être détrônée par celle-ci.

 

                Avant de partir, je demandai quand même à Thomas :

-          Pourquoi tu n’utilises presque jamais d’instruments ? Je ne sais pas moi, une brosse à cheveux, une cuillère en bois, ou autre…

-          Je n’en ai pas besoin, me répondit-il.

Ben oui. Evidemment. Il savait très bien que seule sa main me faisait trembler. Pourquoi me donner du répit ?

 

                Je repartis de nouveau de chez Thomas remplie de bonnes résolutions.

 

                A suivre…

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