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Un joli fantôme du passé (Chapitre 14)

 J'ai pris le parti de ne pas écrire les dialogues en anglais pour préserver le confort de lecture :) Peace. L.P.



Lundi 25 janvier 2021

 

               

                Six heures, mon réveil sonne. J’ouvre difficilement les yeux : la fatigue est toujours présente malgré la bonne nuit de sommeil que je viens de passer. En plus de mes devoirs au lycée, papa a engagé un professeur particulier d’anglais qui vient deux heures par jour pour m’aider à bien comprendre mes cours et rédiger correctement mes devoirs. Je dois donc travailler deux fois plus que les autres. Puisque Valentin veut le meilleur pour moi, il m’a inscrite dans une Magnet school franco-anglaise ; les Magnet schools ont la réputation d’avoir un niveau très élevé et de préparer la future élite américaine. De plus, je sais que papa dépense une somme d’argent exorbitante pour ma scolarité et je ne veux pas le décevoir ! Mon père me voit déjà intégrer l’université de Stanford l’année prochaine, pour que je puisse aller à la fac sans quitter la maison familiale.

Cependant, je n’ai jamais eu une telle pression scolaire ; souvent, je regrette la France et mon petit lycée privé où je me la coulais douce, même si ma belle-sœur était ma prof principale.

 

                Hormis ma tonne de devoirs qui ne s’allège pas, je me suis plutôt bien adaptée à la vie américaine : notre nouvelle maison est immense et très confortable. Puisque Romain et Jeanne ont rompu, nous louons la dépendance dans laquelle ils devaient vivre à un couple d’étudiants. Papa, Manon, Romain et moi habitons donc tous les quatre dans le bâtiment principal de notre maison.

Evidemment, beaucoup de choses ont changé avec notre arrivée en Amérique !

Papa travaille beaucoup plus qu’avant et n’est que rarement à la maison. D’un côté, cela m’arrange car je l’ai moins sur le dos ; mais je dois avouer qu’il me manque souvent !

Romain a profité de sa rupture et de ce nouveau départ pour reprendre ses études : il souhaite passer plusieurs diplômes afin d’être mieux qualifié lorsqu’il intégrera la société familiale.

Manon poursuit ses études de médecine à San Francisco. Elle n’est donc à la maison que trois jours par semaine : le vendredi, le samedi et le dimanche. Le reste du temps, elle vit dans son duplex du centre-ville.

Quant à moi, je passe ma vie entre le lycée et la maison. Aussi, pour la première fois de ma vie, je fais partie d’une bande de copines ! Nous sommes cinq et complètement inséparables ! Une autre première dans mon quotidien : j’ai un petit ami !

Puisque papa et Manon ne sont pas souvent à la maison, Romain et moi passons beaucoup de temps tous les deux : mon grand frère était déjà très protecteur avec moi, mais avec ce déménagement, il s’est carrément transformé en deuxième papa, encore plus strict que le premier ! Il vérifie mon sac d’école tous les soirs, il fait très attention à mes fréquentations, il refuse (évidemment !) que mon petit ami vienne à la maison… J’avais espéré qu’en reprenant ses études, mon frère serait trop occupé pour me fliquer mais mes espoirs se sont révélés vains !

Autre nouveauté à la maison : nous avons une domestique ! Je suis très mal à l’aise avec cela car j’estime que nous pourrions faire ce qu’elle fait (c’est-à-dire le ménage, la cuisine, la lessive, les courses et toutes les tâches qui font tourner une maisonnée) mais papa dit qu’il n’y a pas de quoi être mal à l’aise car on crée de l’emploi. Néanmoins, cette pauvre dame d’une cinquantaine d’années travaille pour nous dix heures par jour ! Heureusement que son salaire en vaut la peine !

 

                Bref, une fois mes notifications checkées sur mon smartphone, je pris mon courage à deux mains et sortis de mon lit à baldaquin King-size pour me diriger vers la cuisine. Je descendis les escaliers et vis notre domestique, Dolores (que nous appelons Loli) m’accueillir avec un grand sourire.

-          Salut Zoé !

-          Salut Loli, répondis-je. Comment vas-tu aujourd’hui ?

-          Très bien et toi ? As-tu bien dormi ?

-          Oui mais pas assez, me plaignis-je. Je rêve d’une journée off où je pourrais dormir vingt-quatre heures d’affilées…

-          Ce n’est pas pour aujourd’hui, petite sœur ! dit Romain en entrant dans la pièce.

Mon frère m’embrassa sur le front puis récupéra la brique de jus de fruits stockée dans la porte du frigo. Il en profita pour jeter un œil à mon emploi du temps, affiché en évidence sur le mur à côté de lui.

-          Tu as une journée bien remplie aujourd’hui, petite sœur ! Pense à prendre tes vitamines !

-          Je n’ai pas besoin de ces fichues vitamines, Romain…

Me voyant constamment fatiguée, papa a demandé à notre nouveau médecin traitant de me fournir des vitamines à prendre obligatoirement chaque matin. Seulement, elles ont un goût horrible, et je me sens toujours aussi fatiguée !

-          Zoé, prends-les, insista mon frère en posant le tube juste sous mon nez.

-          Si ça se trouve, j’ai la mononucléose. Les vitamines n’y changeront rien !

-          C’est ça ! s’exclama Romain. Trouve un prétexte pour ne pas aller au lycée !

-          N’importe quoi…

Quoique, ça m’aurait quand même arrangée de ne pas y aller !

 

 

                En arrivant au lycée, je retrouvais mes amies : Beverly, Hailey, June et Meredith.

-          Salut les filles ! leur lançai-je.

-          Salut ! répondirent-elles.

-          On t’attendait, précisa Beverly. Tu ne croiras jamais ce que le prof de civilisation européenne a fait !

-          Qu’est-ce qu’il a fait ?! m’inquiétai-je.

-          Il nous a mis un D- à notre exposé ! s’indigna Beverly.

Mes amies et moi avions réalisé un exposé sur la fête de Pâques en France. Parmi plusieurs fêtes européennes, nous avons choisi celle-ci puisqu’étant française, j’avais déjà pas mal de données en tête.

-          Nous n’avons pas fait une seule erreur, dis-je. C’est impossible, il a dû se tromper !

-          Non, j’te jure ! confirma June. Va voir l’affichage toi-même, nous avons bien eu un D- !

J’étais déterminée à obtenir des explications de la prof de mon prof de C.E., c’était certain !

 

                Je pestais contre mon prof auprès de mes copines, lorsque l’on m’attrapa les hanches par derrière. Je sentis les lèvres de Trent se poser délicatement dans mon cou. Puis, il me susurra :

-          Salut, Honey.

Je me retournai en embrassai avec amour mon petit ami. Puis je plongeai mes yeux gris dans ses yeux bleu turquoise et eus l’impression que le temps s’arrêtait.

-          On va vous laisser ! annonça Hailey, emmenant nos trois amies avec elle.

Mes copines parties, Trent me prit la main et nous avançâmes ensemble vers notre salle de classe, la sonnerie ayant retenti.

-          Comment vas-tu aujourd’hui ? me demanda-t-il.

-          Ça va… et toi ?

-          Bien.

-          Ta mère ne t’a pas embêté ? lui demandai-je.

-          Non, ça va. Elle n’était pas là hier.

Trent vit exactement la même situation familiale que moi il y a un an et demi de cela. Il vit seul avec sa mère alcoolique, dans une caravane garée le long du trottoir de la rue voisine à la mienne. Sa mère fait le ménage dans une grande entreprise. Trent, lui, travaille à mi-temps dans l’épicerie du coin pour pouvoir payer sa scolarité.

-          Trent, tu sais qu’il suffirait que j’en touche un mot à mon père et je…

-          Zo, ton père ne veut pas de moi chez lui.

-          Parce qu’il a peur qu’on…enfin…tu vois, quoi ! Mais ça arrivera bien un jour ou l’autre ! Et quand ce sera fait, il n’y aura plus de souci ! Et puis, j’ai 18 ans maintenant, alors je fais ce que je veux ! Et s’il connaissait ta situation, je te garantis qu’il te prendrait sous son aile !

-          Je ne veux pas de la charité de ton père, ma puce.

-          Ce n’est pas de la charité, c’est du bon sens !

La différence entre la situation de Trent et ma situation passée est que la mère de Trent le bat. Il avait d’ailleurs bien rigolé lorsque je lui avais avoué que je recevais parfois la fessée : ce n’est rien comparé à ce que sa mère lui inflige !

                Cela me brise le cœur chaque jour de savoir mon homme dans cette situation. Cela me pèse et me rend malheureuse, Trent le sait ; sa fierté l’empêche de demander de l’aide.

-          Honey, laisse tomber, insista Trent. S’il te plaît.

Je me tus. Il sait très bien que je ne suis pas d’accord avec cette situation et que si ça ne tenait qu’à moi, sa mère serait en ce moment au poste de police. Ce qui sauve Trent, c’est qu’il est grand et baraqué, contrairement à sa mère qui est petite et menue.

 

                En entrant en cours de civilisation européenne, je laissai Trent pour rejoindre mes amies au bureau du prof.

-          Mesdemoiselles ? dit-il. Vous avez quelque chose à me dire ?

-          Monsieur, le D- de notre exposé est totalement injustifié ! protesta Meredith.

-           Absolument pas ! confirma le prof. Vous avez triché ! J’aurais d’ailleurs dû vous mettre un F, alors estimez-vous heureuses !

-          Pourquoi pensez-vous que nous avons triché ?! me renseignai-je, exaspérée.

-          Il est impossible de connaître autant de choses sur cette fête ! répondit le prof. Vous avez inventé des choses alors que j’exige une honnêteté sans failles dans chaque travail que je donne !

-          Je suis française ! rappelai-je avec agacement. Forcément que je connais beaucoup de choses sur cette fête ! Je la vis tous les ans depuis ma naissance !

-          Vous n’avez pas fait l’exposé toute seule, mademoiselle ! soutint le prof.

-          Bien sûr que non, mais il est logique que j’y aie apporté mes connaissances ! ajoutai-je.

-          Ecoutez, si vous voulez continuer à vous plaindre, le bureau du Principal est juste au bout du couloir ! Si c’est tout, vous gardez votre D- et vous allez vous installer à vos places. Le cours va bientôt commencer.

-          Connard ! lâchai-je à mi-voix.

Oui, j’avais vite appris les gros mots en anglais.

-          Eh bien, Mademoiselle Duhamel ! me réprimanda le prof qui m’avait malheureusement entendue. Le Principal vous attend !

-          Monsieur, vous n’allez pas l’envoyer chez Monsieur Yates pour ça ! tenta Trent pour me défendre.

-          Vous souhaitez peut-être l’accompagner, Monsieur Hotchner ?!

Trent ne répond pas. Je lui lançai un regard reconnaissant puis sortis de la salle de classe.

 

                Depuis mon arrivée aux Etats-Unis, c’était la première fois que j’avais des problèmes de discipline : le conseil qui avait eu lieu en France m’avait vaccinée. De toute façon, j’avais tellement de devoirs que je n’avais pas le temps d’être dissipée ! C’était d’ailleurs cela qui m’avait exaspérée : j’avais mis tout mon cœur et toute mon énergie dans cet exposé sur Pâques, tout ça pour récolter un D! Quelle injustice !

 

-          Entrez ! ordonna Monsieur Yates.

Je m’exécutai.

-          Ah, bonjour Zoé. Quel bon vent vous amène ?

-          J’ai insulté Monsieur Giullian de connard et il m’a envoyée chez vous.

-          Pourquoi diable avez-vous fait cela ?!

-          Beverly, Meredith, June, Hailey et moi avons fait un exposé dans sa matière, sur la fête de Pâques en France. On y a mis nos cœurs et notre énergie, dans ce travail ! On a d’ailleurs fait exprès de choisir ce sujet car je suis parfois un peu nostalgique de mon pays…

Oui, oui, j’ajoutai un peu de dramatisme dans mon récit…

-          … et on était fières de nous en le rendant ! Mais ce matin, nous avons découvert que Monsieur Giullian nous avait noté avec un D- ! Lorsque nous sommes allées le voir pour demander une explication, il nous a accusées d’avoir triché alors qu’à aucun moment nous n’aurions fait une chose pareille ! Vous savez très bien que nous sommes toutes les cinq de bonnes élèves, Monsieur ! On ne triche pas ! Alors voilà, j’étais énervée et… l’insulte est partie toute seule.

-          D’abord, je vous convoquerai, vos amies et vous, ainsi que Monsieur Giullian, pour parler de ce devoir et ainsi aboutir à une solution qui satisfasse tout le monde. Ensuite, j’admets volontiers que Monsieur Giullian est en fin de carrière et qu’il est très…borné, sur certaines choses. Mais Zoé, rien ne justifie le fait que vous insultiez un de vos professeurs. C’est une faute très grave au sein de notre établissement, punie très sévèrement ! Le respect de vos professeurs est quelque chose de primordial et vous devez d’ores et déjà l’apprendre (même quand cela est injuste !) car il vous faudra plus tard respecter votre hiérarchie professionnelle.

-          Je sais, Monsieur. Je me suis laissée emportée et je n’aurais pas dû.

Je voulais tenter de limiter un maximum les dégâts pour également limiter les représailles familiales.

-          Bon, écoutez. Normalement, ce genre de faute aboutit à une exclusion de l’établissement pour la journée. Mais puisque c’est la première fois que je vous reçois dans mon bureau pour un problème de discipline, je souhaite être indulgent. Vous effectuerez quatre heures de colle : deux demain et deux mercredi. Aussi, j’enverrai dès que vous sortirez de mon bureau, un mail à votre père pour lui faire part de votre mauvais comportement. J’espère vraiment ne pas vous revoir pour le même motif, Zoé. Vous êtes une de mes meilleures élèves et j’aimerais que cela ne change pas.

-          D’accord, Monsieur. Toutes mes excuses.

-          Ce n’est rien. Retournez travailler, maintenant.

Le Principal me fila un bon de retour en cours et je sortis de son bureau.

                Une fois la porte refermée derrière moi, je m’adossai contre le mur et me laissai glisser le long de celui-ci jusqu’à me retrouver accroupie. Je mis ma tête dans mes mains et me maudis moi-même.

                Depuis mon arrivée chez mon père, j’avais fait de sacrés progrès au niveau disciplinaire. Depuis notre installation aux Etats-Unis, je n’avais pris que quatre ou cinq fessées. Quatre ou cinq en sept mois, c’était encore moins que ma sœur. Je m’étais transformée en véritable petite fille modèle et avais d’ailleurs trouvé que la vie était beaucoup plus simple ainsi. Mais ce matin, mon sale caractère avait ressuscité le temps de quelques secondes : juste pour avoir une parole malheureuse. Puis il avait de nouveau disparu. Mais le mal était fait.

 

                Je retournai en cours de C.E., ne regardant aucun autre élève, ni le prof. Je m’assis et suivis tant bien que mal le cours.

 

                A la fin de celui-ci, Trent et mes amies me sautèrent dessus :

-          Zoé ! Alors ?

-          Qu’a dit le Principal ?

-          Il t’a punie ?

-          Il t’a virée ? Quand on insulte un prof ici, on prend cher…

-          Non, dis-je. Il m’a « juste » collée quatre heures. Et…il a envoyé un mail à mon père pour lui dire ce qui s’est passé.

Un « ohhhhh ! » général se fit entendre autour de moi. Mon petit ami et mes quatre copines connaissent très bien la sévérité de mon père et sont au courant de la façon dont il me punit. Meredith et June sont élevées de la même façon. Beverly est une enfant unique et roi, Hailey a des parents hippies : elles ne connaissent donc pas la discipline mais compatissent.

-          Ton père est chez toi en ce moment ? me demanda Trent.

-          Il est à Washington, répondis-je. Il rentre mercredi. Mais mon frère est là…

-          Tu veux venir dormir chez moi ? demanda Beverly. Juste pour ce soir, histoire que ça passe…

-          C’est gentil mais mon frère n’acceptera jamais, rappelai-je. Et puis, plus vite je rentrerai, plus vite ce sera passé…

Les filles me laissèrent seule avec Trent, qui me réconforta. Ses bras sont vraiment le meilleur endroit au monde.

 

               

                A 15h30, Trent me raccompagna jusque devant ma porte. Cela me fit mal au cœur de le voir me laisser dans mon immense maison alors qu’il allait rejoindre sa misérable caravane.

Nous nous embrassâmes, puis mon amoureux me souhaita bonne chance. Je le remerciai, l’enlaçai, et rentrai chez moi.

 

                Mis à part Loli, il n’y avait personne dans le grand hall de la maison.

-          Coucou Zoé ! me lança la domestique. Tu as bien travaillé ?

-          Oui, oui…. Dis-moi Loli : où est mon frère ?

-          Il est allé faire un footing. Il ne devrait pas tarder.

-          Un footing ? A quatre heures de l’après-midi ?

-          Tu connais ton frère ! se résigna Loli. Lui et le sport, ça ne fait qu’un !

Ce fut à la fin de la réplique de Loli que mon frère ouvrit la porte.

-          Salut, lui dis-je.

-          Salut. Papa m’a envoyé le mot de ton principal. Je prends ma douche et je m’occupe de toi. En attendant, tu restes assise sur le canapé et tu ne bouges pas !

Je m’autorisai à passer au pipi-room puis allai m’asseoir sur le canapé attendant que mon frère finisse de se laver.

-          Ça va aller, Zoé, tenta Loli pour me réconforter.

-          Oui, ça va aller, répondis-je pour me rassurer moi-même.

 

Propre et sec, Romain réapparut dans la pièce, vêtu d’un jean bleu stone et d’un tee-shirt noir, floqué du symbole de la famille Stark dans Game of Thrones, série préférée de mon frère. J’entendais les semelles de ses chaussons s’écraser contre le carrelage alors que Romain se dirigeait vers moi. Il m’attrapa par le bras, me sortit du canapé en un seul geste et me colla une immense claque sur le derrière, heureusement atténuée par ma robe, mon collant et ma culotte. Il me gronda :

-          Est-ce que tu peux m’expliquer POURQUOI tu te retrouves dans le bureau de ton Principal alors que jusqu’à maintenant, tu étais sage et adorable ?!

-          Il a été injuste avec moi…

-          Je sais… Monsieur Yates a écrit un long mail à papa pour lui exposer la situation, et papa m’a transféré le mail. Je sais pour ta note et effectivement, ce n’est pas juste ; papa le pense aussi. Mais en aucun cas cela te donnait le droit d’insulter ton prof ! Aucun !

-          Mais j’étais énervée ! Tu sais bien qu’on ne se contrôle pas sous le coup de la colère !

-          Ah oui ?! Pourtant, je t’assure que c’est possible ! Car si je ne me contrôlais pas à ce moment précis, je t’aurais balancée par la fenêtre ! Tu faisais un sans-faute, Zoé ! Elève exemplaire avec de très bons résultats, sage, discrète, agréable à la maison… Nous sommes très fiers de toi depuis que nous sommes arrivés aux Etats-Unis ! Je ne sais vraiment pas ce qui t’a pris !

-          Oui ben, peut-être que j’en avais marre de jouer à la petite fille modèle ! rétorquai-je, la moutarde me montant au nez. Tout le monde a droit à l’erreur, non ? Désolée de ne pas être la parfaite petite sœur que tu voudrais que je sois !

-          Tu racontes n’importe quoi, Zo ! Je t’aime et t’accepte telle que tu es ! Ce sont tes bêtises que je n’accepte pas ! Je refuse que tu fiches tous les efforts que tu as fait jusqu’à présent en l’air, juste parce qu’un prof t’a énervée ! Tu avais bien d’autres solutions que celle de l’insulter !

A la suite de ces mots, Romain s’assit sur le canapé et me bascula en travers de ses genoux.

-          Je ne veux pas que tu recommences, Zoé ! Quand tu as un problème, tu en parles au lieu d’insulter les autres !

Romain me fessa sur ma robe, puis sur mon collant en laine (ce qui fut particulièrement insupportable car irritant !), puis sur ma culotte. Lorsque celle-ci fut à son tour descendue, la fessée devint particulièrement compliquée à encaisser. Je n’avais plus ma résistance d’avant, étant donné que je n’en recevais plus aussi souvent. Il était donc très compliqué de recevoir celle-ci !

 

                Sur ce coup-là, mon frère fut indulgent et se limita à une traditionnelle déculottée à la main. Cependant, Romain me prévint : si je recommençais, il prendrait une des claquettes en cuir de papa pour me punir. Là, ce serait beaucoup, beaucoup plus douloureux !

 

                Lorsque je me relevai des genoux de mon frère, Loli tenta de me réconforter mais je la repoussai et filai dans ma chambre. J’étais beaucoup trop vexée pour accepter quelconque câlin. J’attrapai mon téléphone et envoyai un message à Trent :

« Romain m’est tombé dessus. J’en ai marre ! ». Au moment où je cliquai sur « envoyer », mon téléphone se mit à sonner et afficha « Papa ». Je décrochai.

-          Allô ?

-          Zo, c’est papa.

-          Oui, je sais que c’est toi. Ton nom s’affiche sur mon écran, comme d’habitude. Tu veux quoi ?

-          Je voulais parler mais tu as l’air d’une humeur massacrante.

-          Ton fils vient de me coller une fessée, je ne vais pas danser de joie !

-          Pour ce qui s’est passé avec ton prof de C.E. ?

-          Ben oui ! Pour quoi d’autre ?!

-          Zoé, baisse d’un ton, s’il te plaît.

-          Je suis beaucoup trop énervée pour ça !

-          Très bien, je te rappellerai lorsque tu seras calmée dans ce cas.

-          Très bien !

Je raccrochai au nez de mon père et culpabilisai instantanément. Je pris une grande inspiration, soufflai un bon coup, puis le rappelai.

-          Oui ?

-          Désolée, papa. Ce n’est pas ta faute si je suis en colère, tu n’y es pour rien.

-          C’est vrai, d’un autre côté je peux comprendre que tu sois vexée et que tu n’aies pas envie de parler.

-          Ça se passe bien, à Washington ?

-          Oh tu sais, je ne vois pas grand-chose mis à part des buildings et des bureaux. Mais j’ai hâte de rentrer à la maison, vous me manquez tous les trois.

-          Toi aussi tu nous manques, papa. Tu voulais parler de quoi ?

-          Eh bien… de ce qui s’est passé aujourd’hui mais à priori ton frère a déjà remis les points sur les « i »…

-          Tu n’as pas l’intention d’en rajouter une couche ?

-          Non. Tu méritais effectivement une fessée et si Romain te l’a donnée, je n’ai rien à ajouter.

-          Certaines fois, ce n’est pas parce que Romain ou Manon m’avait punie que tu ne me punissais pas à ton tour !

-          Peut-être, mais puisque tu es sage depuis plusieurs semaines, je prends cette incartade d’aujourd’hui comme un fait rare et isolé. En revanche, si tu fais encore une bêtise ces prochains jours, ce ne sera pas la même histoire Zoé ! Mais ça, je pense que tu le sais.

-          Oui papa, je le sais.

-          Bien. Tâche de continuer à me rendre fier de toi. Je t’aime, mon bébé.

-          Je t’aime aussi papa.

Nous raccrochâmes cette fois-ci dans l’apaisement et la bienveillance.

Je m’attelai à mes devoirs.

 

                Romain et moi ne nous adressâmes pratiquement pas la parole durant le repas. Arrivés au dessert, c’en fût trop pour mon frère :

-          Zoé, tu vas arrêter de faire ta tête de cochon !

-          Pourquoi ?! A chaque fois que je dis quelque chose, tu m’en colles une ! Alors je la ferme !

-          N’importe quoi ! Tu voulais quoi, hein ?! Que je laisse passer le fait que tu as insulté ton prof ?!

-          J’étais victime d’une injustice, Romain !

-          Je m’en contrefiche ! Tu dois respecter les adultes, Zoé ! Un point c’est tout !

-          Tu sais où tu peux te le coller ton respect des adultes ?!

-          Attention à ce que tu vas dire… !!

-          Dans ton c…

Je ne finis pas ma phrase : Romain lâcha son pot de yaourt et sa cuillère, m’attrapa par les cheveux et me tira jusqu’au canapé.

-          On dirait bien que tu n’as pas retenu la leçon de tout à l’heure !

-          Lâche-moi ! Laisse-moi tranquille ! Je vais le dire à papa !

-          Oui, c’est ça, dis-lui ! En son absence, c’est MOI qui te gère ! Et il est hors de question que tu me parles comme ça !

Ce fut parti pour la deuxième fessée de la journée, cette fois-ci beaucoup plus longue et appuyée. Romain était vraiment en colère et je le sentais sur mes fesses ! Je lui hurlais dessus, en colère moi aussi, mais je compris vite que mon frère ne s’arrêterait pas tant que je ne me serais pas calmée.

La douleur devenant insupportable à gérer, je me calmai doucement, me rendant bien compte qu’entre mon frère et moi, ce sera toujours lui qui aura le dernier mot.

 

                M’étant calmée, Romain me lâcha. Il m’ordonna :

-          Je veux que tu sois au lit dans trente minutes !

-          Quoi ?! Mais je devais me laver les cheveux ce soir et…

-          Tu te débrouilles comme tu veux mais si tu n’es pas au lit dans trente minutes, je sors le martinet !

-          Tu m’as déjà donné deux fessées aujourd’hui, tu ne crois pas que tu m’as assez punie comme ça ?!

-          Vingt-neuf minutes !

Je fulminai discrètement contre mon frère et me dirigeai vers la salle de bains.

 

                Vingt-neuf minutes plus tard, j’étais dans mon lit. Romain passa pour me souhaiter une bonne nuit mais ce fût glacial entre nous. Il voulut me faire un câlin, je refusai : la seule personne que je voulais voir était Trent.

 

« Romain m’a punie ! » lui envoyai-je une fois que mon frère fut sorti.

« Tu veux qu’on se voit ? »

« Comment ça ? Maintenant ? »

« Oui, maintenant. Ton frère te croit endormie, on n’a qu’à se prendre une chambre d’hôtel et tu reviendras avant l’heure du réveil demain matin… »

« On se rejoint où ? »

« En bas de ta rue dans vingt minutes ».

 

                Je sortis de mon lit, me rhabillai et coiffai en silence, puis sortis discrètement de ma chambre. Romain faisait ses devoirs dans la sienne, la voie était libre. Je sortis par le garage et rejoignis Trent devant la maison.

 

                Trent m’emmena dans un magnifique hôtel dont je payais la chambre : Trent a plus besoin de son argent que moi. N’empêche, 400$ la nuit, ça ferait un sacré trou dans mon compte en banque ! Mais peu importe, j’étais avec mon amoureux et c’était tout ce qui comptait.

 

                Ce soir, Trent et moi vécûmes notre première fois. J’en avais déjà parlé avec Manon qui m’avait prévenue que ce n’était pas terrible, et m’avait indiqué toutes les précautions nécessaires à prendre pour que nous passions un bon moment.

                Cette délicieuse communion entre nos deux corps effectuée, blottie contre mon petit ami, j’étais persuadée d’avoir trouvé l’homme de ma vie. J’aurais donné beaucoup de choses pour que ce moment soit éternel.

J’essayais de ne pas penser à la justification que je donnerais à mon père quand il me demandera où sont passés les 400$ sur mon compte… Cela serait sûrement encore source de conflit !

 

A suivre…


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                  Vendredi 2 juillet, je reprends ENFIN la conduite, mon entorse au genou étant assez guérie pour me le permettre. Je rejoins Hugo chez ses parents pour un repas en famille. Lorsque j’arrive à destination, Hugo me demande : -           Tu as respecté les limitations de vitesse ? -           Euh…si on veut… répondis-je, hésitante. Hugo m’attrapa le poignet, m’entraîna dans la salle de bains – à l’abri des regards –, me pencha sous son bras et m’asséna cinq bonnes claques sur ma robe. Lorsqu’il me lâcha, je réagis aussitôt : -           Aïe ! Mais qu’est-ce qui te prend ?! -           Tu te permets de continuer à rouler vite alors que Thomas t’a collé une volée la dernière fois pour cette même raison ? -           C’est bon, je n’ai accéléré que sur une portion de route qui était déserte… -           Je m’en fiche ! Le jour où tu auras un accident, tu me répondras aussi « c’est bon » ?! J’espère vraiment que Thomas va te calmer, lundi ! Et je te jure que si

Un joli fantôme du passé (Chapitre 15)

  Mardi 26 janvier 2021   5h30, le réveil que Trent et moi avions programmé sonne. Nous sortons de l’hôtel et rentrons chez nous en toute discrétion. Après avoir confirmé à Trent que cette nuit était merveilleuse via un texto, je me recouchai dans mon lit.                   7h, le deuxième réveil de la journée sonne. Je m’étais recouchée à peine trois quarts d’heure : j’étais crevée.   -           Bonjour ma puce ! me dit Loli en me regardant descendre les escaliers. -           Coucou Loli, répondis-je encore un peu dans les vapes. La domestique s’approcha de moi et me murmura dans l’oreille : « Tu avais laissé la porte du garage entrouverte. Je l’ai bien refermée. Ne t’en fais pas, ce sera un secret entre toi et moi. J’espère seulement que tu as passé un bon moment ! ». J’acquiesçai, adressant un sourire bienveillant à celle qui acceptait de couvrir mes arrières.                   Arrivée dans la cuisine, je m’attelai à me préparer un bol de chocolat chaud. Alors

Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 27 - 2ème partie)

  -            TU NE VAS PLUS POUVOIR T’ASSEOIR PENDANT UNE DECENNIE, MA FILLE ! JE TE LE GARANTIS ! COMMENT AS-TU OSE NOUS INVENTER UN TEL BOBARD ?! COMMENT ?! -           Ben…Je… -           TU TE TAIS !!! Dana fonça sur moi, m’attrapa par le bras et me sortit du canapé. Là, elle me pencha sous son bras et me colla une dizaine de claques très appuyées sur le jeans. -           BAISSE-MOI Ç A  !! BAISSE-MOI CE MAUDIT PANTALON, QUE JE M’OCCUPE CORRECTEMENT DE TES FESSES !! TU VAS AMEREMENT REGRETTER DE NOUS AVOIR FAIT UN COUP COMME ÇA, JE PEUX TE LE DIRE ! BAISSE-MOI CE PANTALON, J’AI DIT !!! -           Maman, s’il te plaît… priai-je. -           OBEIS !!! Dana avait l’air sur le point de se transformer en dragon cracheur de feu. J’obéis donc à contrecœur. A peine mon pantalon était-il déboutonné que Dana tira dessus pour le faire descendre d’un coup sec. Elle fit également descendre ma culotte et s’appliqua à me fesser à coups d’énormes claques. Après avoir reçu la qu

Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 27 - 1ère partie)

  Jeudi.   -           Les choses vont être très claires à partir de maintenant ! gronda Tom. Il est exactement treize heures et trois minutes. PERSONNE ne sort de cette maison avant que j’aie le fin mot de cette histoire ! J’ai bien dit PERSONNE ! -           Mais papa, on a cours, nous ! osa Louise, d’une petite voix. -           Vous n’avez qu’une heure et demie de physique qui sera facilement rattrapable auprès de vos camarades ! dit Dana. Je n’en revenais pas. Pour que Tom et Dana nous empêchent d’aller en cours, c’est que nous étions vraiment dans de sales draps !                     Après les cours de la matinée, Tom et Dana ont eu la bonne idée de nous inviter au restaurant mes sœurs et moi pour que nous prenions le temps de déjeuner en famille. Seulement, au moment de payer, Tom s’est aperçu qu’un billet de 50€ avait disparu de son portefeuille. Puisque Dana lui assura que ce n’était pas elle, Tom était persuadé que c’était l’une de nous. Une fois rentrés à la

Le tutorat de Little Princess (séance 17)

                 Nous sommes lundi 26 juillet et je suis en route pour aller voir Thomas.                 Durant ces trois semaines de séparation, j’ai pris de grandes aises avec le mot « vacances ». Plus de couvre-feu, plus de règles ; j’arrivais même certains jours à oublier que le tutorat existait. Je me relâchais complètement, me disant que le rendez-vous fixé était « dans longtemps » et que je pouvais jouir du plaisir que me procurait ce mois de juillet même pluvieux. Les quelques jours de silence que m’offrait parfois Thomas n’arrangeaient évidemment rien.                 Thomas ne m’a jamais grondée à distance. Il a parfois fait quelques réflexions mais jamais de remontrance. Pas de punition à distance non plus : envoyer au coin via la webcam, donner des lignes et toutes les autres punitions que d’autres tuteurs utilisent ne sont pas du tout en vigueur avec Thomas. Durant l’intervalle libre entre nos entrevues, je n’ai que moi et moi seule. Je dois me motiver seule à rentrer

Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 1)

Ça y est, nous y sommes. Mon pire cauchemar est arrivé. Monsieur X. a été élu à la Présidence de la République et il va appliquer son programme. Je m’appelle Marie, j’ai 18 ans, et je vais aller au bagne pour la première fois de ma vie. Enfin, au bagne... J'exagère légèrement. Je vais en fait aller en famille d’accueil, famille dans laquelle je vivrai la semaine ; je pourrai rentrer voir ma famille, dont l’homme de ma vie, le week-end. J’ai eu mon bac littéraire en juin dernier, mention très bien. J’ai décidé d’entamer une licence de Lettres afin de réaliser mon rêve : devenir professeure des écoles. Mais Monsieur le Président de la République l’a décrété : « Tous les étudiants de 18 à 25 ans seront accueillis en structure pour le bien de leurs études ». Pour le bien de nos études ? Pff, tu parles ! Encore des propos démagogues ! Alors me voilà inscrite à l’université Jules Verne de *****, dans laquelle je vais passer minimum trois ans, pour me former au métier de pr

Le tutorat de Little Princess (Séance 15)

                  Sept jours après la dernière séance, j’étais de nouveau chez Thomas. Un Thomas très en colère : un combo d’Hulk et de Mister Hyde.                                 Depuis quelques jours, deux autres items s’étaient ajoutés au tutorat : la procrastination quotidienne, et la conduite automobile (plus particulièrement les excès de vitesse). Cette dernière serait d’ailleurs très certainement la nouvelle « bête noire » du suivi, succédant au couvre-feu !                   Thomas n’était donc vraiment pas content de me revoir si tôt et me le fit remarquer : -           Prends le temps qu’il te faut pour récupérer de ton trajet ; ensuite on passera directement au bilan. Bizarrement, cela ne m’impressionna pas autant que la dernière fois ; je m’y étais préparée. Je m’étais préparée au fait que Thomas serait vraiment en colère s’il devait me convoquer seulement sept jours après la dernière séance.                   Lorsque nous passâmes au bilan, plusieurs items

Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 26)

  Mercredi.                   Pas de grasse matinée ce matin : Héloïse nous réveilla à neuf heures pour que nous puissions travailler un peu sur nos cours. J’étais grognon au possible en me réveillant, comme cela m’arrive rarement. En m’asseyant à table au petit déjeuner, je fus agacée par Anaïs, toujours pleine d’énergie et en forme le matin. Je déteste les gens du matin. Ou les gens. Ou le matin.                   Après m’être préparée et habillée pour la journée, je remontai dans ma chambre et me sentis toujours aussi grognon. Je ne savais pas encore pourquoi mais j’avais l’impression que cette journée allait être désagréable au possible. Personne n’avait intérêt à me voler dans les plumes : je m’étais levée du pied gauche !                 J’ouvris mes cahiers et commençai à travailler. Soudain, seulement quelques minutes après avoir commencé mes devoirs, j’entendis : -           Louise ! Anaïs ! Marie ! Descendez immédiatement ! Héloïse avait l’air furieuse. J’obéi

L'équation féminine (Chapitre 1)

  Jeudi 1 er avril 2021 -           Simon ! Dépêche-toi de mettre tes chaussures, on va être en retard ! -           C’est cro dur, maman ! -           Je ne peux pas t’aider, j’ai ta petite sœur dans les bras… Bon, Noé, tu peux aider ton frère à mettre ses chaussures, s’il te plaît ? -           Non ! -           Comment ça, non ?! -           Non ! -           Noé de Melbourg, tu vas tout de suite aider ton frère à mettre ses chaussures sinon je vais me fâcher ! -           Non ! -           Je vais mettre tes petites sœurs dans la voiture : à mon retour, je veux que tu aies aidé ton frère ! Tu n’as vraiment pas envie que je me fâche, Noé ! Je ne suis pas d’humeur aujourd’hui… Heureusement, je n’eus pas à me fâcher : Noé aida son petit frère, les enfants montèrent dans la voiture, je vérifiai que tout le monde était bien attaché, et je filai en route pour l’école.                                 Ce n’était pas prévu du tout. Alexandre et moi n’avions absolume

Le tutorat de Little Princess (séance 13)

                   J’écris cette séance une semaine après l’avoir vécue. Avec les partiels, j’étais complètement débordée ! Heureusement, j’ai enfin validé ma licence (mention Bien !) et suis partie pour quatre mois de relâchement avant mon entrée en Master.             Je voudrais d’ailleurs profiter de ce post pour remercier mes tuteurs : sans eux, je n’aurais pas pu réussir ma licence avec une aussi bonne moyenne. Merci à Florence, Gabriel et Thomas, qui se sont acharnés sur mon travail et moi afin que je réussisse. Même si cette licence a été ponctuée de beaucoup de fainéantise et de deux conseils de discipline, celle-ci n’aurait même pas été terminée s’ils n’avaient pas été là.             Merci pour toutes ces heures passées à me réprimander, à tenter de me secouer, à faire rougir mes fesses (et continuer de le faire malgré mes pleurs !), merci pour tous ces passages au coin, merci pour votre investissement, votre dévouement envers moi. C’est quelque chose que je prends et q