Accéder au contenu principal

Années 1950 : le guide de survie d'Alice (Présentation)

    Ce récit a été créé à partir d'une réécriture du journal de ma grand-tante par alliance. 
    Même si Alice est toute petite au moment de cette présentation et du démarrage de ce récit, j'ai néanmoins pris la liberté d'améliorer la richesse de ses pensées d'après mes déductions personnelles, suite à la lecture du journal. Bien évidemment, ces pensées ne correspondent pas toujours à celles d'une petite fille de l'âge d'Alice ! Il m'a fallu adapter le récit afin qu'il ne soit pas trop ennuyeux pour moi à écrire et pour vous à lire, d'où ces prises de liberté.
    De plus, le nom de famille des personnages ainsi que certains prénoms ont été volontairement modifiés.



Coucou !

Avant de commencer toute conversation, je pense qu’il serait bien de me présenter !

Je m’appelle Alice Letilleul (mais en général, on m’appelle Lili !). J’ai 4 ans et demi et je suis née le 30 décembre 1945 à Pomérols, une petite ville du sud de la France. Je suis l’héroïne et la narratrice de ce journal ; c’est donc moi qui vais te raconter mon quotidien !

 

Mes proches disent de moi que je suis une petite fille très souriante, déterminée, espiègle, généreuse et pleine d’énergie ! J’aime beaucoup vivre de grandes péripéties ! Par contre, je sais exactement ce que je veux, je suis plutôt capricieuse, très têtue et ma spécialité, ce sont les bêtises ! Du coup, il m’arrive souvent de m’attirer les foudres des adultes ; et à l’école, j’ai du mal à me tenir sage !

 

En parlant d’école, je suis en Petite Classe à l’école de Pomérols, qui se trouve à huit cents mètres de chez moi. La plupart des trajets école-maison se font à pied, ce qui est parfois très fatigant quand on a passé une mauvaise nuit ou que l’on est mal réveillé !

En classe, j’essaie vraiment d’être une élève modèle car la maîtresse, madame Letilleul, n’est autre que ma maman ! Elle m’a donc particulièrement à l’œil et je n’ai pas le droit à l’erreur !

Ma mère est également la directrice de l’école des filles, ce qui lui confère une autorité naturelle sur tout le monde à l’école.

                Puisque je suis encore en Petite Classe, je n’ai école que le matin. Je suis gardée par ma grand-mère l’après-midi, pendant que mes parents travaillent.

 

                En parlant de mes parents, je pense qu’il est temps de te les présenter ; Tu vas les croiser tout au long de mon récit : autant que tu les connaisses un peu mieux !

-    Tout d’abord, il y a mon père, Jean-Pierre Letilleul, 37 ans. Papa est l'un des deux médecins de la ville et avec environ cinq cents patients à lui tout seul, papa travaille beaucoup !  Mon père possède son cabinet au rez-de-chaussée de notre maison : nous voyons donc les patients défiler à longueur de journée !

Lorsqu'il a du temps à nous consacrer, mon père est un super papa. Il joue avec nous, nous lit des histoires, nous fait des câlins et fait tout pour que l’on se sente le mieux possible !

Pourtant, il arrive des fois où je ne m’entends pas bien avec papa : mon père nous donne une éducation plutôt stricte et il n’apprécie pas beaucoup nos nombreuses bêtises. Du coup, il arrive qu’il y ait de l’orage dans l’air à la maison ; mais moi, j’ai de la chance car je suis la petite protégée de papa. Il m’est donc très facile d’amadouer le chef de famille et de lui filer entre les doigts lorsqu’il est en colère !

Papa et moi sommes très proches, nous avons une très forte relation que je n’échangerais pour rien au monde ! Plus tard, je me marierai avec lui !

-    Ensuite, il y a ma mère, Ariane Letilleul, 33 ans ½. Maman est donc la directrice de l’école des filles.

Il est très rare qu’une mère de famille nombreuse ait un travail aussi important : d’habitude, elles restent à la maison pour s’occuper de leurs enfants. Ma mère est donc très respectée car elle réussit à tout conjuguer : son rôle d’épouse, celui de mère, celui d’institutrice les matins d’école et celui de directrice les après-midis d’école. Néanmoins, elle est aussi très critiquée par ses détracteurs, et même parfois jalousée ! Mais maman s'en moque pas mal : elle aime son train de vie.

Ma mère est une maman douce, attentionnée et à l’écoute. Cependant, je trouve qu’elle l’est beaucoup plus avec mes frères et sœurs qu’avec moi : mon rôle de "chouchoute de papa" la rend très vigilante à mon égard ! Maman m’a dans le collimateur et elle ne me laisse rien passer !

Néanmoins, maman est très affectueuse et elle cuisine très bien, ce qui rattrape un peu son côté strict !

Même si je me dispute souvent avec elle, j’aime beaucoup ma maman !

Mes parents se sont mariés le 16 septembre 1937. Ils sont toujours très amoureux et en plus d’être mari et femme, ils donnent l’impression d’être les meilleurs amis du monde ! Ce qui est agaçant pour nous, les enfants, c’est qu’ils sont souvent (pas toujours, heureusement !) d’accords l’un avec l’autre ! Et lorsqu’ils se disputent, ils ne restent jamais fâchés bien longtemps !

 

                Une fois mariés, papa et maman voulurent fonder une famille : leur vœu fut plus qu’exaucé ! Ils accueillirent six filles et quatre garçons. Ainsi ma fratrie se compose de :

-    Victor, 12 ans

-    Aliénor (dite "Nono"), 11 ans

-    Camille*, 10 ans ½

-    Rose, 9 ans ½

-    Augustin (dit "Gus"), 8 ans ½

-    Léonie (dite "Léo"), 8 ans

-    Gabrielle (dite "Gaby"), 7 ans

-    Jacques, 6 ans ½

-    Clément, 5 ans ½

-    Et moi, Alice, 4 ans ½.

Si Victor, Aliénor, Camille, Jacques et Clément entrent plutôt dans la case des enfants sages, Rose, Augustin, Léonie, Gabrielle et moi entrons plutôt dans la case des fripons ! Les foudres ont donc plus souvent tendance à tomber sur nous cinq que sur les cinq autres !

                Je m’entends plutôt bien avec tous mes frères et sœurs (sauf les trois aînés qui ont un peu trop tendance à me gronder !). En tant que petite dernière, j’ai une place de choix : tout le monde me chouchoute et s’occupe de moi !

 

Mes parents, ma fratrie et moi habitons dans un manoir possédé par ma famille paternelle depuis plusieurs générations. Avec nous habitent mes grands-parents paternels :

-    Mon grand-père, Paul Letilleul, a 58 ans. Il est le maire de la ville, c’est donc une figure très importante à Pomérols, si ce n’est la plus importante ! Bon-papa travaille beaucoup, ce qui lui donne très peu de temps pour s’occuper de ses petits-enfants ; mais puisque cela ne l’intéresse pas beaucoup, il n’y voit aucun inconvénient !

-    Ma grand-mère, Suzanne Letilleul, a 55 ans. Bonne-maman s’occupe énormément de nous, au contraire de son mari. Elle seconde beaucoup maman et s’occupe de la lessive, du ménage, de Clément et moi l’après-midi (puisque nous n’avons école que le matin) et parfois de la cuisine lorsque maman est débordée ou n’a pas le temps.

Bonne-maman, qui a toujours voulu une famille nombreuse et qui n’a pu avoir que deux fils, s’épanouit pleinement dans son rôle de grand-mère !

 

Voilà, maintenant que tu connais un peu mieux mon univers, place à ma vie !

Bonne lecture,

Alice Letilleul.


*Camille est ma grand-tante par alliance, la véritable autrice du journal. Cependant, elle était un peu trop sage pour en rester l'héroïne !

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le tutorat de Little Princess - Partie 3 (Préambule)

  * 2 exclusions pour insolence (abusives, les exclusions. Je le précise quand même…) * excès de vitesse quotidiens * textos au volant * médicament pris occasionnellement * devoirs non faits * couvre-feu respecté mais plus par réelle fatigue que par volonté Voilà le palmarès. Depuis l’arrêt du tutorat avec Thomas puis avec Antoine, voilà le palmarès. Mon palmarès.                   Evidemment, Yves, mon nouveau tuteur n’est pas content. Mais pour le moment, je suis loin de sa main et je me fiche complètement qu’il soit content ou non : je fais ce que je veux quand je veux où je veux.                   Cependant, cela risque de me coûter cher. Selon le tableau mis en place, à l’heure actuelle j’en suis à exactement cinquante-cinq minutes de fessée et deux cent dix claques supplémentaires. J’attends de voir. Je sais qu'Yves ne peut pas tout punir : cela fait beaucoup trop de choses (vous allez me dire que c'était ce que je disais pour Thomas et au final il

Le tutorat de Little Princess (séance 3)

Comme vous avez pu le voir, j'ai changé le titre de cette rubrique. D'abord parce que je le trouvais trop long, ensuite parce qu'il devenait mensonger : Thomas n'est plus mon "nouveau" tuteur mais mon tuteur, tout simplement !   Nous ne nous étions pas vus depuis le lundi 7 décembre. Du 7 décembre au 6 janvier : un mois de « mise à l’épreuve » après la rouste de la dernière fois.   A peine deux jours après ce recadrage musclé, j’avais de nouveau testé Thomas, mais cette fois-ci je m’étais bien assurée que ce soit à distance. Jusqu’ici, toutes mes tentatives de rébellion avaient purement et simplement échouées, et j’en avais payé les frais. Restait ma toute dernière carte et j’hésitais vraiment à la jouer. Et puis tant pis, je me lançai.                 Depuis le début du semestre, ça ne passe pas avec ma prof d’histoire : je ne vous referai pas ici le récit de mon altercation verbale avec elle et de l’avertissement qui s’en est suivi pour moi ; mais souh

Le tutorat de Little Princess - Partie 3 (Préambule (3) - Et m*rde...)

                  Il paraît que c’est cela que l’on appelle « avoir sacrément merdé »…                     Lorsque ma mère était enceinte de ma sœur et moi, ce fut une grossesse difficile : déni de grossesse les quatre premiers mois, puis perte de ma jumelle. A six mois et demi, s’ils voulaient me donner une chance de vivre, il fallait accoucher ma mère.                   L’une des grosses conséquences de cette naissance très prématurée : de nombreuses malformations dues au fait que mes organes n’ont pas eu le temps de se placer correctement. Si la plupart sont bénignes, en revanche ma malformation intestinale pose problème. J’ai ce qu’on appelle un « mésentère commun complet ». Une malformation intestinale tellement rare que même certains médecins n’ont aucune idée de ce que c’est.                 D’habitude, on découvre cette malformation à la naissance ou durant la petite enfance. On l’opère et tout roule. Ce ne fut pas mon cas…   Durant vingt-quatre ans, j’ai eu d

Nouvelle rentrée, nouvelle vie ! (Chapitre 17)

 Ce chapitre a été écrit par Marie, une fan du blog. Malgré mes quelques commentaires et réécritures, elle a fait un excellent travail ! Bravo à elle ! Mardi 17 septembre.   Lorsque Monsieur Éric toqua à la porte pour nous réveiller, j’étais très motivée pour me lever (ce qui est très rare !). Aujourd’hui sera une belle journée : d’abord parce que le mardi reste la meilleure journée de la semaine grâce à Madame Kelly, la prof la plus adorable du Pensionnat ; ensuite parce que j’ai réfléchi à un plan pour me venger de Monsieur Jean et de Monsieur Nicolas. Ce sera discret (enfin autant que faire se peut), rapide et efficace. Je sais bien que lorsque nous nous ferons attraper la punition sera salée ; mais je ne supporte pas l’idée de laisser croire à nos professeurs qu’ils ont tout le pouvoir (même si ce n’est peut-être pas tout à fait faux). Pour mener à bien mon plan, il me faudrait l’aide de mes amies. Je vais tout faire pour les convaincre de me suivre, j’ai déjà des arguments d

Le tutorat de Little Princess - Partie 3 (Séance 1)

                  Ce mardi 19 octobre a sonné la fin de ma récréation. Depuis le 11 septembre, date à laquelle Thomas a cessé notre tutorat, j’étais en roues libres, malgré le fait qu’Antoine soit intervenu à deux reprises. Je profitais énormément de ce temps en mode « relax », bien que cela m’ait bien porté préjudice, surtout au niveau de ma santé.                   Depuis que nous discutons Yves et moi, celui-ci me promet un tutorat des plus stricts : « Tu vas regretter Gabriel et Thomas ! Je te le garantis ! ». Sans pour autant m’effrayer, ces phrases me faisaient me poser quelques questions : puisque Thomas avait clairement atteint mes limites lors de la dernière séance, se pourrait-il qu’Yves aille encore plus loin ? Non, impossible. Mon nouveau tuteur m’avait affirmé qu’il ne dépasserait pas mes limites : là-dessus, je pouvais être rassurée.                   Baay m’attendait à la sortie de ma fac à midi. Il était convenu qu’il vienne me chercher. Je sortis donc du bâtim

Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 1)

Ça y est, nous y sommes. Mon pire cauchemar est arrivé. Monsieur X. a été élu à la Présidence de la République et il va appliquer son programme. Je m’appelle Marie, j’ai 18 ans, et je vais aller au bagne pour la première fois de ma vie. Enfin, au bagne... J'exagère légèrement. Je vais en fait aller en famille d’accueil, famille dans laquelle je vivrai la semaine ; je pourrai rentrer voir ma famille, dont l’homme de ma vie, le week-end. J’ai eu mon bac littéraire en juin dernier, mention très bien. J’ai décidé d’entamer une licence de Lettres afin de réaliser mon rêve : devenir professeure des écoles. Mais Monsieur le Président de la République l’a décrété : « Tous les étudiants de 18 à 25 ans seront accueillis en structure pour le bien de leurs études ». Pour le bien de nos études ? Pff, tu parles ! Encore des propos démagogues ! Alors me voilà inscrite à l’université Jules Verne de *****, dans laquelle je vais passer minimum trois ans, pour me former au métier de pr

Focus sur... Monsieur Jean

  Avertissement :   ces portraits donnent MA vision des personnages. Ce n’est pas forcément la vôtre. Si vous pensez être déçus car cela ne correspond pas à la façon dont vous vous imaginiez les personnages, ou si vous souhaitez garder votre propre vision des personnages, alors ces portraits de sont pas faits pour vous. Amitiés, L.P.   Focus sur…   Monsieur Jean Nouvelle rentrée, nouvelle vie !   Si Monsieur Jean existait dans la vraie vie, je l'imaginerais ainsi dans la peau du Surveillant Général Monsieur Navaron, issu de l'émission télévisée "Le Pensionnat de Chavagnes" : Principales informations :   Nom :  ***Confidentiel*** Prénom :  Jean Date de naissance :  14 janvier 1964 Âge au moment du premier chapitre :  55 ans Importance du personnage :  personnage tertiaire Origines :  parents d'origine belge. Profession :  professeur de littérature, français et latin Caractère :  Monsieur Jean est un homme qui a enseigné toute sa vie. Adepte des châtiments corporels

Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 30 - 2ème partie)

                  Nous passâmes la fin de la journée dans nos chambres à bosser sur nos devoirs en retard. Héloïse nous surveillait de près, prête à intervenir à la moindre incartade.                   Lorsque 18h sonnèrent, papa rentra du travail. Il appela de suite : -           Anaïs ! Louise ! Marie ! Jeanne ! J’attendis Louise sur le palier et nous descendîmes ensemble dans le salon à la suite d’Anaïs et Jeanne. Mes sœurs et moi étions très anxieuses : nous avions très peur de régler nos comptes avec notre père !   Lorsque nous arrivâmes dans la pièce à vivre, à notre grande surprise, Tom n’était pas seul : Calix, Rachel, Nancy et Cassandra étaient également là, accompagnées de leur père. Monsieur Dubois croisait les bras et fronçait les sourcils. En nous voyant arriver toutes les quatre, monsieur Dubois dit à mon père : -           Bien, je pense que je peux vous laisser, maintenant. -           Comment ça ? demanda Anaïs qui souhaitait avoir des explications, en

Années 1950 : Le guide de survie d'Alice (Chapitre 3)

  Lundi 16 octobre 1950 Nous sommes autour de la table pour le petit déjeuner en famille, comme tous les matins. Seuls Victor, Aliénor et papa manquent à l’appel, étant déjà sur la route du Pensionnat. Il est déjà huit heures moins le quart et, selon l’horloge de Bonne-maman, les aînés de la famille devraient arriver dans un petit quart d’heure à leur école, s’il n’y a eu aucun problème sur la route.   Ce matin, je suis de mauvaise humeur. Le fait d’avoir été punie hier soir ne m’a guère plu et je suis très grognon. Je mets plus de temps que d’habitude à déjeuner et à une demi-heure du départ pour l’école, je n’ai pas entamé ma deuxième tartine. -           Lili, dépêche-toi de finir de déjeuner ! me gronda maman. Il est hors de question d’arriver en retard à l’école ! -           Je ferai comme j’en ai envie, répondis-je. -           Plaît-il ?! s’exclama maman en s’arrêtant net. Que viens-tu de dire ?! -           J’ai dit que je ferai comme j’en ai envie ! répétai-je

Un joli fantôme du passé (Chapitre 18 - 3ème partie)

  Vendredi 26 février                         Je me réveille un peu dans les choux aux alentours de 11h. Je remarque instantanément que ma sœur n’est plus dans mon lit. Cependant, une merveilleuse odeur entre dans ma chambre : je décide de sortir de mon lit et de la suivre. -           Salut Honey, me lança Trent depuis la cuisine. Manon et lui apparaissaient complices depuis les fourneaux, où ils avaient préparé un copieux et délicieux brunch. Cela me mit du baume au cœur de voir les pancakes, les œufs, le bacon et les mini-crêpes et gaufres préparées rien que pour moi. -           Trent s’est dit que tu aurais besoin de réconfort, dit ma sœur. J’ai décidé de l’aider. J’ai vraiment la meilleure famille du monde.               Je profitai à fond du brunch et mangeai à n’en plus pouvoir. J’ignorais si j’allais pouvoir manger quoique ce soit au dîner de ce soir mais je devrais sûrement me forcer : papa serait rentré et il déteste que je saute un repas.               C