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Un joli fantôme du passé (Chapitre 18 - 1ère partie)

 



Mercredi 24 février.

 

                Je me lève sur les coups de 11h. Je savoure pleinement cette semaine de vacances scolaires bien méritées, même si nous avons une tonne de devoirs à assurer !

 

                Cela fait bientôt un mois que Trent vit à la maison et il s’est parfaitement adapté à notre quotidien : il fait maintenant partie intégrante de notre famille. Avec moi, il est toujours aussi adorable et attentionné : c’est le meilleur petit ami du monde.

 

                Je me rendis dans la cuisine en pensant me dégoter un petit déjeuner mais mon frère m’en empêcha :

-          Nous allons au restaurant italien d’ici une heure. Ce serait bien que tu en profites !

-          Je ne savais pas que nous allions au restaurant, dis-je.

-          Eh bien maintenant tu es au courant, sourit Romain. Départ à midi ! Sois prête, petite sœur.

J’oubliai les tartines grillées que j’avais en tête et me consolai avec un verre de jus multivitaminés.

 

                Une fois habillée et toute apprêtée, je descendis dans le salon rejoindre Manon qui regardait la télé. Ma sœur passait sa semaine de vacances à la maison, ce qui me donnait l’occasion de passer un peu de temps avec elle.

-          Non mais regardez-moi cette beauté ! s’exclama-t-elle. Tu t’es faite toute belle aujourd’hui, petite sœur !

-          Il paraît que nous allons au restaurant alors je me suis apprêtée.

-          Oui, Romain emmène toute la famille au restaurant italien le plus réputé de Palo Alto. Je me demande bien ce qu’il nous cache…

-          Tu crois qu’il va nous annoncer un truc ? interrogeai-je.

-          J’en suis persuadée, me répondit ma sœur. Romain ne sort jamais le grand jeu sans avoir quelque chose derrière la tête !

Je réfléchis à ce que mon frère pouvait bien préparer quand j’entendis la porte d’entrée s’ouvrir : papa et Trent rentraient de chez le dermatologue. Trent l’avait consulté pour un problème d’eczéma sur la cuisse. Aussitôt, je courus dans les bras de mon petit ami et l’enlaçai comme si je ne l’avais pas vu depuis plusieurs jours.

-          Ouh…ça, ça fait mal ! s’exclama Valentin.

-          Qu’est-ce qui fait mal ? s’inquiéta Manon.

-          Lorsqu’on voit sa petite fille adorée qui préfère se jeter dans les bras de son petit ami plutôt que dans ceux de son vieux père…ça pique un peu !

-          Oh mais s’il n’y a que ça, tu en as une deuxième de petite fille adorée ! dit Manon en se dirigeant vers papa pour l’enlacer. Et elle est tout à fait apte à te faire un énorme câlin !

Après cet échange affectueux, Trent me demanda si j’allais bien aujourd’hui. Je lui répondis du tac au tac :

-          C’est à toi qu’il faut demander ça ! Qu’a dit le dermatologue ?

-          Il a dit ce que tous les dermatologues disent : il faut que je mette une crème pendant plusieurs jours et si ça ne s’améliore pas, je retournerai le consulter…

-          C’est quand même bête que tu n’aies pas voulu que je t’ausculte ! dit Manon. Ça t’aurait évité de payer une blinde pour une consultation inutile. En plus, je t’aurais prescrit exactement la même crème…

-          Désolée Manon, mais tu es ma belle-sœur… lâcha Trent, gêné. J’étais trop mal à l’aise pour te demander. J’étais déjà hyper mal que votre père m’accompagne à mon rendez-vous…

-          C’est normal, trancha Valentin. Tu es mon fils à présent. Je m’occupe de toi. C’est tout ce qu’il y a à dire.

 

A force de discuter, les douze coups de midi arrivèrent à toute vitesse. Romain prit le volant et nous nous mîmes en route pour le restaurant. Dans la voiture, mon frère paraissait tendu : il ne participait pas à la conversation familiale et affichait un visage plutôt fermé. Je commençai à m’inquiéter.

 

En arrivant au restaurant, le serveur eut à peine le temps de nous accueillir que Romain lui sauta dessus :

-          J’ai réservé une table pour cinq personnes au nom de Duhamel.

-          Tout à fait, monsieur, répondit le serveur avec un accent italien aussi faux que les visages des frères Bogdanov. Si vous voulez bien me suivre…

Nous le suivîmes jusqu’à une table ronde sur laquelle était disposés cinq couverts. Le serveur enleva l’étiquette « réservée », nous distribua les menus et s’en alla.

                Après s’être mis à l’aise, nous échangeâmes autour des différents cocktails proposés. J’observai Romain qui continuait d’être anormalement tendu : il frottait ses cuisses, jouait avec ses mains et avait le regard fuyant. Je ne l’avais jamais vu comme ça : on aurait dit qu’il avait quelque chose à se reprocher.

 

                Ce ne fut qu’une fois l’apéro servi que papa brisa la glace, ne supportant plus de voir son fils dans un tel état.

-          Romain, qu’est-ce qui se passe ? Je vois que tu n’es pas bien, dis-nous ce qu’il y a.

-          Eh bien… hésita mon frère. C’est assez délicat à dire…

Je retins mon souffle. J’avais l’impression que mon frère allait nous annoncer qu’il partait vivre au Rwanda pour élever un troupeau de brebis.

-          Tout va bien, dit Valentin. Prends ton temps.

Mon frère prit une grande inspiration puis expira lentement. Il se lança enfin :

-          Papa, je sais que tu m’as réservé une place de choix dans ta boîte et j’aurais vraiment adoré bosser pour toi mais… J’ai décidé de changer totalement de voie.

-          C’est-à-dire ? demanda papa en tentant de cacher sa déception.

-          J’ai passé les concours pour entrer dans la police et je les ai obtenus, avoua Romain. Je suis officiellement un agent travaillant pour le shérif de Palo Alto.

Sur le coup, je ne savais pas s’il fallait se réjouir ou non. Tout le monde fut sous le choc de l’annonce. Trent fut le premier à briser la glace en disant :

-          Félicitations, Romain ! C’est vraiment super !

-          Oui, c’est super ! enchaîna Manon. Avec un flic dans la famille, on n’aura vraiment plus rien à craindre !

-          Bravo Romain, vraiment ! ajoutai-je encore un peu secouée.

Papa, lui, ne disait rien. Je savais que c’était la réaction que Romain appréhendait le plus : celle du chef de famille.

-          Papa ? demanda mon frère avec parcimonie. Ça va ?

-          Oui, oui. Ça va.

-          Tu…euh…tu es déçu ? tenta Romain.

-          Non pas du tout, mon fils. Je suis ému. Je suis vraiment très fier de toi.

Je vis mon frère soupirer de soulagement. Papa reprit :

-          Mis à part le fait que je vais devoir prévenir tout le monde au bureau et leur dire que finalement, mon fils ne nous rejoindra pas, je suis vraiment très heureux. Mais pourquoi ne pas nous en avoir parlé ?

-          C’est une vocation qui s’est déclenchée très tardivement, expliqua mon frère. Je ne voulais pas vous en parler avant d’avoir réussi les épreuves d’entrée.

-          C’est pour cela que tu te levais aussi tôt pour réviser ? interrogea papa.

-          Oui, répondit mon frère. Je voulais mettre toutes les chances de mon côté.

-          Tu as une ambition particulière ou tu souhaites simplement rester à ton poste actuel ? se renseigna Manon.

-          Dans le pire des cas, j’aimerais être shérif, répondit Romain. Mais dans le meilleur des cas, j’aimerais intégrer le FBI, dans le Département des Sciences du Comportement.

-          Ce n’est pas le même truc que dans la série Esprits Criminels, ça ? demandai-je, ayant adoré cette série.

-          Si, c’est ça ! confirma Romain. Bon, évidemment entre la série et la réalité il y a une grosse différence mais… J’aimerais vraiment intégrer le FBI. Même si ce n’est pas au DSC, j’aimerais quand même être agent de terrain.

-          Mais c’est hyper dangereux, ça ! s’exclama papa. Tu peux te faire tirer dessus ou kidnapper par des fous furieux ou…

-          Du calme papa, rassura Romain. Pour l’instant, je suis un simple agent de police.

-          Tu as raison, je ne dois pas m’emballer trop vite. Quand est-ce que tu prends ton nouveau service ?

-          Eh bien… J’ai déjà commencé la semaine dernière. D’ailleurs, mon shérif trouve que je suis très doué !

-          Je suis vraiment très fier de toi Romain, dit papa en posant la main sur l’épaule de son fils. Tu me remplis de fierté.

-          Merci papa, dit mon frère. J’avais tellement peur de ta réaction…

-          Quoi ? s’étonna Valentin. Pourquoi ?

-          Tu étais tellement fier et pressé que j’intègre ta boîte… Je me suis dit que tu serais déçu que je change d’avis…

-          Je ne souhaite qu’une chose : que mes enfants soient heureux. A partir de là, tant que vous réussissez vos vies, je ne peux qu’être fier de vous !

La fin du repas tourna autour de Romain et de son nouveau job, sur lequel nous avions un millier de questions.

 

                Nous ne trainâmes pas à table puisque papa avait un avion pour Berlin à quinze heures et que Romain embauchait peu de temps après.

 

                En sortant du restaurant, Manon, Trent et moi en profitâmes pour prendre un taxi et se faire un cinéma avant de rentrer.

 

                Une fois à la maison, Trent et moi reçûmes tous les deux un texto de nos amis : Meredith de mon côté, Youssef du sien.

-          Youssef me propose de sortir entre mecs ce soir, dit Trent. Michael nous invite chez lui.

-          Meredith me propose d’aller à la soirée de Gina, poursuivis-je.

Nos regards se tournèrent vers Manon. Puisque papa et Romain étaient au travail, ma sœur restait la seule décisionnaire.

-          On peut y aller ? lui demandai-je. Je t’en supplie, dis oui !

-          Vous êtes à jour dans vos devoirs ? demanda-t-elle pour la forme.

-          On a encore deux jours pour les finir ! plaidai-je. Je te promets qu’ils seront bouclés pour vendredi soir. Dis oui, s’il te plaît !

-          Bon c’est d’accord, accorda Manon.

-          Yes ! criâmes en chœur Trent et moi.

-          Mais vous serez rentrés pour une heure du matin ! ajouta Manon.

-          Oui, oui, d’accord ! dit Trent.

-          Et je ne veux pas vous voir bourrés en rentrant ! prévint ma sœur.

-          Promis ! actai-je.

-          De toute façon, je vous attendrai ! dit Manon. S’il y en a de vous deux qui rentre en retard et/ou bourré, gare à ses fesses !

-          On sera sages comme des images, assura Trent.

Mon petit copain et moi allions donc nous faire une soirée chacun de notre côté. J’étais toute contente de passer ma fin de journée avec mes copines !

 

 

                Vingt heures, j’arrive chez Gina, une camarade de classe. Meredith, June, Hailey et Beverly sont déjà là, tout comme deux filles de notre classe que nous connaissons à peine : Brook et Penelope.

-          Comment ça se fait que tu arrives si tard ? me gronda Hailey. Il commençait à faire soif !

-          Je n’arrivais pas à me décider sur ma tenue, dis-je.

-          Tu aurais dû nous appeler, on aurait décidé pour toi ! poursuivit Beverly.

-          De toute façon, c’est fait ! conclus-je.

-          Maintenant que tout le monde est là, c’est le moment de sortir l’artillerie lourde ! annonça Gina avec une bouteille géante de Malibu dans la main droite et une bouteille géante de vodka dans la main gauche.

 

Nous fîmes des jeux d’alcool toute la soirée. Nous ne pensâmes même pas à manger, ou très peu. La musique à fond, nous buvions au goulot les bouteilles en nous déchaînant sur la musique. Nos pas de danse ne ressemblaient à rien du tout et nous étions dans un état second, en transe toutes les sept.

Lorsque je commençai à me sentir mal, je m’assieds et eus la jugeotte de manger une part de pizza froide, posée sur la table basse. Mes amies proches m’imitèrent.

Après avoir assez mangé, je commençai déjà à me sentir un peu mieux : il faut dire que j’étais celle des sept qui avais le moins bu, ayant fait attention à la menace de ma sœur. Je n’avais pas la moindre envie de me prendre une trempe en rentrant : mieux fallait-il que je reste un minimum sobre, même si je devais puer l’alcool à plein nez et être un tout petit peu gaie.

J’avais toujours dit que je ne toucherais jamais à l’alcool, à cause de ma mère. Seulement ce soir, j’avais vraiment envie de m’éclater et de relâcher la pression après ces semaines de dur travail scolaire.

 

Soudain, alors que nous avions toutes recommencé à danser et à boire, je me rendis compte que Gina avait disparu. Je commençai à balayer la pièce du regard à sa recherche mais je fus interrompue par la chute de Brook. Elle venait de tomber d’un seul coup au sol, inconsciente. Penelope se précipita sur elle ; au même moment, on frappa à la porte. June, complètement défoncée, alla ouvrir :

-          Bonjour mademoiselle. Police du comté de Palo Alto. On nous a signalé un tapage nocturne, veuillez baisser la musique.

-          Et si vous veniez danser avec nous ? proposa June. On a de la bonne musique et on a à boire aussi !

-          Réveille-toi, Brook ! criait Penelope. Brook, réveille-toi !

-          Mademoiselle, tout va bien ? demanda l’agent à June.

-          Oui, oui ! répondit mon amie. Venez faire la fête avec nous ! Plus on est de fous, plus on rit !

-          Oh Brook, je t’en supplie…Réveille-toi… ! continuait Penelope.

Les policiers entrèrent, invités par June. Lorsqu’ils découvrirent Brook allongée par terre, ils prévinrent immédiatement les secours.

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