Jeudi 19 octobre 1950
−
Lili
et Jean, ça suffit ! gronda oncle Antoine.
Onze
heures et demie, je suis au cours de catéchisme depuis une demi-heure. Il n’y a
jamais école le jeudi, mais nous avons néanmoins une heure et demie de
catéchisme, ce qui m’oblige quand même à me lever le matin et à rester assise
en classe, ce que je déteste. Puisque la leçon de catéchisme est mixte, je suis
assise à côté de Jean Grenet, un copain qui habite dans la même rue que moi et
que j’apprécie beaucoup ! Cependant, trop heureux de nous retrouver, nous
bavardons trop au goût du Père Antoine, mon oncle, qui nous réprimandait déjà pour la
quatrième fois. Jean et moi nous tûmes un moment puis reprîmes nos discussions
durant la demi-heure restante.
En sortant du cours de catéchisme, oncle
Antoine m’attrapa par le col de ma robe :
−
En
rentrant à la maison, tu vas immédiatement aller au piquet, Alice ! Et tu
seras consignée dans ta chambre tout l’après-midi !
Aujourd’hui,
papa est parti au Congrès de la médecine à Béziers. Il est parti tôt ce matin
et ne rentrera que pour le dîner. Quant à maman, elle s’est accordée une
journée de virée entre copines, après qu’oncle Antoine ait proposé de nous
garder. Elle nous a donc déposés au catéchisme et ne rentrera qu’en fin
d’après-midi.
−
Il
est hors de question que je sois punie ! rétorquai-je à mon oncle, devant
les yeux ahuris de mes frères et sœurs qui nous avaient rejoints. J’ai mon
cours de danse cette après-midi !
−
Ecoute-moi
bien Alice, gronda oncle Antoine, tu es punie et tu as tout intérêt à respecter
cela ou bien je me fâcherai très fort et, crois-moi, tu n’as pas du tout envie
que je me fâche très fort ! Tu n’iras pas à la danse pour aujourd’hui, un
point c’est tout ! Rentrons maintenant !
Le petit recadrage de mon oncle m’aida à aller au piquet sans difficulté, jusqu’au déjeuner.
Au réveil de ma sieste, je me rhabillai et
fus bien décidée à ne pas rester dans ma chambre tout l’après-midi. Même s’il
pleuvait des cordes dehors, j’avais envie d’aller jouer avec ma fratrie, de
faire des activités et surtout, je n’étais pas décidée à louper mon cours de
danse !
Je sortis donc de ma chambre et allai à la
rencontre de mon oncle en espérant qu’il ait changé d’avis :
−
Non
Alice, tu retournes immédiatement dans ta chambre ! Tu n’en sortiras que
pour goûter et te laver ! La prochaine fois, tu y réfléchiras à
deux fois avant d’être dissipée au caté !
−
Mais oncle Antoine, je n’ai pas l’intention de rester enfermée tout l’après-midi !
−
Et
pourtant, c’est ce qu’il va se passer ; et si jamais je te vois hors de ta
chambre encore une fois, gare à tes fesses ! Je ne plaisante pas,
Alice ! Pas le moins du monde ! File, maintenant !
Je
remontai dans ma chambre en boudant, puis j’eus une idée : ma maison est
tellement grande qu’il est super facile de ne pas y croiser mon oncle !
Je pouvais vivre une vie hors de ma chambre sans avoir besoin de me faire
punir !
Je sortis à nouveau de ma chambre avec toute
la discrétion possible. Je me mis à la recherche de ma fratrie qui, dans ces
moments-là, est ma meilleure alliée. Pourtant, je ne trouvai personne. Soudain,
je me sentis complètement sotte : il était quatorze heures quinze ! Mes quatre sœurs étaient à la danse, Augustin était à la natation, et
Jacques et Clément étaient à la gymnastique ! Il ne restait plus que
moi ! Il allait falloir que je me débrouille toute seule. Mon cours de
danse commençait dans trois quarts d’heure : pas question que je le rate !
Après un passage aux toilettes, je retournai
dans ma chambre et me changeai : je mis mon justaucorps et mon tutu sous
un gros pantalon et un gros pull. Je mis ensuite ma gourde et mes chaussons de
danse dans mon sac et enfilai mes chaussettes. Je descendis discrètement dans le hall d’entrée et aperçus à travers la porte du salon mon
oncle, plongé dans sa lecture. Je mis mes chaussures et mon
manteau, puis sortis sans un bruit, en refermant la porte derrière moi.
Je courus aussi vite que je pus mais sur la
route, je croisai tante Violette conduisant sa voiture et ramenant mes sœurs à
la maison après leur cours de danse. Ma tante s’arrêta net et descendit de sa
voiture. Je courus aussi vite que je pus pour lui échapper mais elle réussit
(non sans mal !) à me rattraper.
−
Qu’est-ce
que tu fais là, Lili ?! Ton oncle m’a dit que tu étais punie cet
après-midi !
−
Je
sais, mais il a changé d’avis ! mentis-je.
−
C’est
pour cela que tu tentes de m’échapper ?! Parce qu’il a changé
d’avis ?! Ben voyons !
−
Si,
je vous l’assure, ma tante !
−
Eh
bien nous allons tirer cela au clair avec lui !
−
Non !
Il va me donner une fessée !
−
Pourquoi
cela puisqu’il a changé d’avis ? me demanda ma tante.
Je
restai muette, prise au piège.
−
De
toute façon, tu la mérites amplement cette fessée, ne serait-ce que pour avoir
eu le culot de me mentir ! Monte dans la voiture !
−
Non,
je vous en prie tante Violette ! priai-je, des larmes coulant sur mes joues.
−
Je
ne suis pas ton père, Alice ! Je ne suis pas attendrie par tes
larmes ! Monte dans la voiture, tout de suite !
A contrecœur,
je montai dans la Ford Vedette de ma tante. Mes sœurs me regardèrent d’un air
compatissant, même s’il y avait une once de réprimande dans le regard de Camille.
Arrivées à la maison, je tremblais de peur à
l’idée de me retrouver en face de mon oncle. Rose ouvrit la porte de la maison et entra, suivie par Léo, Camille et Gaby.
−
Oncle
Antoine ! s’exclama Léo. J’ai enfin réussi à faire ma pirouette !
−
Super,
ma grande ! répondit l’abbé. C’est génial !
−
Je
te ramène une fugueuse, Antoine, dit tante Violette, arrivant après mes sœurs
et me tenant par l’oreille.
Dès
qu’il m’aperçut, le regard d’oncle Antoine s’assombrit et il se mit en
colère :
−
Que
s’est-il passé ? demanda-t-il en essayant de rester calme avec tante
Violette.
−
En
ramenant les filles à la maison, j’ai trouvé Alice sur le bord de la route,
courant pour aller à son cours de danse. De plus, elle m’a menti en me disant
tu avais changé d’avis et que tu l’avais autorisée à y aller ! Toi ! Tu aurais autorisé une enfant de cinq ans à aller seule à son cours de danse ! Je me demande bien ce que les enfants ont dans la tête, parfois...
Oncle
Antoine m’attrapa et je mis instinctivement mes mains sur mes fesses pour
tenter de protéger mon derrière ; mais mon oncle n’en eut que faire :
il dégagea mes mains d’un geste et me colla trois claques tellement fortes que
je crus que j’allais décoller du sol. Je fondis instantanément en larmes.
−
Te
rends-tu compte de l’ampleur de ta bêtise, Alice Letilleul ?! T’en
rends-tu compte ?!
Je n’écoutais qu’à moitié ce que me disait mon oncle : j’étais bien trop apeurée à l’idée qu’une claque du même calibre que la première tombe à nouveau sur mes fesses. Et mes craintes furent fondées : à peine deux secondes plus tard, celle-ci tomba. Puis, mon oncle me lâcha ce qui me laissa sous-entendre qu’il n’y en aurait pas d’autres. Ouf ! Mes fesses me faisaient bien assez mal comme ça !
Alors que je pleurais activement, oncle Antoine me gronda :
−
Tu peux pleurer, Alice ! Tu as bien
raison ! Tu as bien mérité de pleurer ! Tu n’es qu’une petite entêtée
qui n’écoute rien de ce qu’on lui dit ! Rien du tout ! Il était
pourtant plus aisé et raisonnable de rester consignée dans ta chambre plutôt
que de te retrouver dans cette situation, non ?!
J’acquiesçai
d’un signe de tête, incapable de parler.
−
Seulement,
tu es tout sauf raisonnable, Alice ! Ah, tu es bien l’une des plus jolies
petites filles du pays, mais ô Seigneur, que tes parents ont du souci à se
faire avec toi ! Si à tout juste cinq ans, tu oses déjà transgresser ta
punition et faire le mur, je n’ose imaginer ce que ce sera dans quelques
années, même quelques mois ! Comme je n’ose imaginer la réaction de tes
parents lorsqu’ils rentreront et qu’ils apprendront ce que tu as fait ! Tu
n’es pas au bout de tes peines, mon enfant ! Tu vas rester au piquet dans
le salon pour que je puisse t’avoir à l’œil ! Aller, file au piquet pendant que je prie le
Seigneur pour que tu t’assagisses !
J’obéis,
une main essuyant mes larmes, l’autre massant mes fesses. Oncle Antoine avait
raison : la réaction de mes parents allait être horrible et j’étais
persuadée que ce qui venait de m’arriver n’était rien comparé à ce qu’ils me
feraient.
Je restai une heure entière au piquet, sans
bouger. Puis, j’allai goûter avec mes frères et sœurs et ne rechignai pas ensuite à
aller prendre un bon, chaud et long bain. L’eau chaude fit du bien à mes fesses
encore endolories, même si celles-ci n’étaient pas au bout de leurs peines, comme l'avait dit oncle Antoine. L’idée
que maman allait bientôt rentrer et apprendre ce que j’avais fait ne quittait
pas ma tête. Il était bien évident que je craignais beaucoup plus maman que papa, je pensai que mon père me trouverait encore des excuses bien venues.
Je ne pus prolonger mon bain trop longtemps,
devant laisser ma place à Gaby. Une fois en pyjama, je me réfugiai dans ma
chambre et jouai avec mes poupées.
−
Alice
Marie Letilleul ! Descends immédiatement !
La voix
pleine de colère de maman me fit froid dans le dos. Me persuadant tout de même
que je ferais mieux d’obéir que de rester planquée, je pris mon courage à deux
mains, sortis de ma chambre et descendis une à une les marches de l’escalier
pour rejoindre une mère ultra en colère.
−
Dis-moi
que tu n’es pas possédée par le Diable, Alice ! me gronda ma mère. Car je
vais commencer à le croire !
−
Ariane,
ne dis pas de bêtises, tempéra oncle Antoine.
−
Je
suis désolée mais ma fille me fait perdre la raison !
−
Pas
la fessée, maman, priai-je d’une petite voix. S’il vous plaît…
−
Ah
bon, et pourquoi cela ?!
−
Parce…Parce
qu’oncle Antoine m’en a déjà donné…
−
Je
n’en ai que faire ! gronda maman. Tu te rends compte de tout ce qu’il aurait pu
arriver à une petite fille de cinq ans comme toi, seule, dans la rue ?!
−
Non,
maman.
−
Bien
sûr, que non ! ça ne t’a pas traversé l’esprit une seule minute qu’il
pouvait t’arriver quelque chose de grave, tu es trop petite pour cela !
Mais les adultes y pensent, eux ! Voilà pourquoi il faut les
écouter ! Ce n’est pas pour t’embêter, Alice ! Loin de là ! Que
serions-nous devenus, ton père et moi, si tu avais disparue ?! Tu y penses
à ça ?!
Je ne
le dis pas à ma mère mais dans mon esprit, il était impossible qu’il m’arrive
quelque chose sur le kilomètre qui me sépare de mon studio de danse.
−
Je
suis balancée entre l’envie de te flanquer immédiatement une déculottée, ou
laisser à ton père le soin de le faire !
Pour le
coup, j’espérai vraiment que maman attende papa : avec lui, je pourrais
négocier.
−
Je
ne recommencerai plus maman, je vous le jure !
−
Ah
ça non, tu ne recommenceras plus ! Quand ton père va rentrer et qu’il va
apprendre ça, je n’aimerais vraiment pas être à ta place ! En attendant,
plus d’après-midis passés à jouer chez tes copains-copines, plus d’anniversaires, plus
de copines qui viennent dormir à la maison, jusqu’à nouvel ordre ! Et si
jamais, ô grand jamais, il te reprend l’envie de faire à nouveau le mur, tu
goûteras au martinet ! Suis-je assez claire ?!
−
Oui
maman, dis-je, une larme coulant sur ma joue.
−
Sèche
tes larmes de crocodile, tu auras tout le temps de pleurer lorsque ton père
rentrera ! Déguerpis ! Oust !
Je filai en deux temps, trois mouvements. Je me réfugiai dans la salle de
jeux, où Jacques, Clément, Léo et Gaby jouaient à un jeu de société. Ils avaient tous entendu maman me crier dessus.
Nous jouâmes un petit moment ensemble mais je n'étais vraiment pas dans mon assiette. Même si j'espérai que papa serait gentil avec moi, la réprimande de maman m'avait fait comprendre que j'avais quand même fait une grosse bêtise.
Voyant que j'étais soucieuse, Léo me demanda d'un ton compatissant :
−
Ça
va Lili ?
J’hochai
la tête.
−
Tu
es sûre ? renchérit Gaby. Maman a vraiment crié très fort !
−
En
même temps, c’est sa faute, aussi ! contesta Jacques. Elle n’avait qu’à
pas sortir en douce !
−
La
ferme, toi ! aboya Léo.
−
Tu
ne me dis pas de la fermer ! cria Jacques. Je vais le dire à maman !
−
Dis-lui
juste un seul mot et je te refais le portrait ! rétorqua Léo.
−
Léonie !
gronda une grosse voix.
Nous
tournâmes la tête. Papa venait de rentrer.
−
Papa !
s’exclama Gaby. Vous ne deviez pas rentrer pour le dîner ?
−
Si mais ma journée s’est terminée plus tôt que prévu, répondit le médecin. Léonie,
viens ici immédiatement !
Ma sœur
se leva et prit une bonne claque sur le derrière dès qu’elle fut arrivée auprès
de mon père.
−
Je
ne veux plus t’entendre parler ainsi à ton petit frère ! Ni à aucun autre
de tes frères et sœurs ! Est-ce clair ?!
−
Oui
papa, répondit Léonie au bord des larmes.
−
Bien !
Alice ! Dans ta chambre, tout de suite ! Nous devons avoir
une discussion !
Je
lançai un regard désespéré à ma fratrie comme si c’était la dernière fois que
je les voyais, puis me dirigeai vers ma chambre, suivie de mon père.
J’entrai, papa me suivit et ferma la porte
derrière lui.
−
Peux-tu
me dire ce qu’il t’est passé par la tête, Alice ?!
Bon,
déjà, papa semblait vouloir discuter ce qui était très bon signe. Il ne discute
jamais avec mes frères et sœurs, la preuve avec Léo quelques secondes plus tôt.
Mais avec moi, ce n’était pas pareil. Ce n’est jamais pareil.
−
Papa,
je suis toujours obligée d’être rigoureuse et sage à l’école et au piano, et la
danse est la seule activité où je puisse me défouler et ne penser à rien
d’autre. Lorsqu’oncle Antoine m’en a privée, je n’ai
pas supporté ! Je ne savais pas que c’était dangereux d’y aller toute seule,
papa, je vous le jure ! Je ne voulais pas vous faire peur, ni à vous, ni à
maman, ni à oncle Antoine ! Je vous le promets et le Bon Dieu sait que je
dis vrai !
−
Oncle
Antoine t’a privée de danse car tu n’as pas été sage au catéchisme ! Il ne
l’a pas fait sans raison !
−
Je
sais papa, mais Jean et moi ne nous étions pas vus depuis la semaine dernière à
cause de sa grippe. Nous avions tellement de choses à nous raconter que nous
n’avons pas fait attention…
−
Ce
n’est absolument pas une excuse, Alice ! Tu aurais eu tout le temps
d’inviter Jean à jouer à la maison cette après-midi et de lui raconter tout ce
que tu voulais !
−
Je…je
sais, papa. Je suis vraiment désolée. Je n’ai pas fait attention…
−
Le
problème est que tu ne fais jamais attention, Alice ! Je commence vraiment
à penser que tu le fais exprès et que tu aimes nous rendre chèvres, ta mère et
moi !
−
Non,
papa ! Je vous aime de tout mon cœur maman et vous !
J'espérai faire fondre mon père avec cette phrase mais le poisson ne mordit pas à l'hameçon. Mince. Il était vraiment furieux.
−
Alors
pourquoi te comportes-tu ainsi ?! gronda papa.
J’eus
envie de répondre que c’était parce que je ne supportais pas que l’on décide à
ma place et que j’avais toujours envie de faire ce que je voulais, mais je
tiltai rapidement que ce n’était pas une bonne réponse.
−
Je
n’en sais rien, papa. Peut-être parce que je suis une petite fille trop
énergique !
Mon père réprima un sourire. Ah, j'avais peut-être une touche ! Cependant, il reprit vite son sérieux et dit :
−
Je
crois surtout que tu es une petite fille qui aime n’en faire qu’à sa tête,
oui ! Mais ce n’est pas comme cela que ça fonctionne, Alice ! Je te
l’ai déjà dit ! Dans cette maison, ce sont les adultes qui commandent et
si tu n’es pas capable d’accepter ça, tu vas avoir de sacrés ennuis !
Donc, je vais déjà commencer par te donner une bonne fessée pour tes exploits
d’aujourd’hui et ensuite, tu resteras consignée dans ta chambre jusqu’au
dîner ! Viens ici, maintenant !
Malgré
mes supplications et mes prières, mon père m’attrapa, me pencha sous son bras,
releva ma chemise de nuit et baissa ma culotte. Puis, il asséna trois claques
sur mes pauvres fesses nues qui ne s’étaient pas encore remises de la volée de
mon oncle.
−
Tu
vas arrêter tes bêtises, Alice ! Car je commence vraiment à en avoir
ras-le-bol de ton comportement ! Tu m’as bien compris ?!
− Ou…oui… p…pa…papa…, sanglotai-je.
Une
autre salve tomba, similaire à la première. À la suite de ça, mon père me lâcha
et je me rhabillai.
−
Tu
seras appelée pour le dîner, m’annonça le médecin avant de sortir de ma
chambre.
Je m’allongeai sur mon lit, serrant ma poupée contre moi et tentant de contrôler mes pleurs. C’était bien la première fois de ma vie que je recevais une déculottée, et le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’avais pas du tout envie de renouveler l’expérience ! Ma fratrie et moi redoutons tous les fessées de papa, et quand celles-ci sont déculottées, c’est encore pire ! J’étais persuadée d’avoir la marque de la main de mon père sur le derrière. J'étais également convaincue que maman avait monté le bourrichon de papa pour qu'il soit aussi sévère avec moi. Ce n'était pas possible autrement. Il ne m'aurait jamais fait ça...
Je passai tellement de temps à pleurer sur mon lit, ma poupée dans les bras...que je m’y endormis pour la nuit.
A suivre...
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