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Journal d'une étudiante accueillie. - Chapitre 103

 


Lundi 27 janvier 2020

 

             Monsieur Duchemin nous déposa à l’école pour huit heures et demie ; je fus on ne peut plus contente de retrouver ma sœur : je lui sautai dans les bras en lui criant un « Bon anniversaire !! » retentissant, sous le regard réprobateur d’une des religieuses surveillantes. Puis, j’ouvris mon cartable et lui donnai le cadeau que j’avais mis du temps à lui confectionner : un bracelet composé de pierres. Louise aimant beaucoup la lithothérapie, j’avais pris soin de commander sur le net toutes ses pierres préférées.

-    Oh, merci Marie ! Il est vraiment trop beau !

-    Contente que ça ne plaise. Alors, comment ça s’est passé chez les Guillaume ?

Après qu’elle m’ait raconté sa soirée, je lui racontai évidemment la mienne. Louise en fut horrifiée :

-    Tu aurais pu tenir ta langue ! C’était le Président de la République Française, Marie !

-    Le Président de la Dictature Française, tu veux dire ! rectifiai-je.

-    J’espère que tu n’as pas mis papa et maman dans le pétrin, s’inquiéta ma sœur. Le Gouvernement va penser qu’ils ne savent pas discipliner leurs enfants !

-    Ce n’est pas du tout ce qu’ils ont pensé ; au contraire, nos parents ont une très bonne réputation. Et puis, vu la branlée que m’a filé monsieur Duchemin devant tout le monde, ils se sont bien doutés que s’il se permettait de le faire, c’est que nos parents l’y autorisaient !

-    Et du coup, Magda nous aurait menti ? se renseigna Loulou en soulevant le point le plus important de mon récit.

-    Ben il semblerait. En tout cas, monsieur Duchemin n’a rien d’un tortionnaire injuste… Pour le moment, il est exactement comme Scarlett et Michael !

-    Mais pourquoi nous aurait-elle raconté des salades ?

-    Je n’en sais rien. Mais il est même allé jusqu’à être gentil et compatissant avec moi donc…

-    Bon, je t’avoue que ça me soulage un peu, confia Louise. Ça m’inquiétait de te laisser chez lui. Et ça me rassure aussi sur le fait que nos parents n’ont pas perdu l’esprit : ils t’ont laissée chez quelqu’un de bien !

-    Bonjour à toutes ! lança Sœur Annabelle en entrant dans la classe, mettant fin à toute discussion. Sortez une feuille, je vous prie !

-    Hein ?! nous exclamâmes-nous d’un seul chœur.

-    Sœur Anne de Dieu m’a demandé de vous faire faire une interrogation surprise pour vérifier où vous en êtes de la lecture de l’œuvre que vous avez choisie. Je vais donc vous la faire passer avant de commencer mon cours d’anglais.

Alors que Louise, toute contente, sortait joyeusement une feuille, je me mis à paniquer. Je n’avais pas encore commencé à lire la version intégrale des Misérables, alors que j’aurais déjà dû avoir lu environ trois cent cinquante pages sur les mille cinq cents. Si je connaissais l’histoire, ma dernière lecture de ce roman remontait à la classe de quatrième : j’en avais lu bien d’autres, depuis !

 

       En rendant ma copie, je ne tablais pas plus haut qu’un deux ou trois sur vingt ; et pour cause : il y avait huit questions auxquelles je n’avais pas su répondre !

-    Bien ! Sœur Anne de Dieu va sûrement les corriger dans la foulée : vous aurez vos notes cette après-midi. Passons à l’anglais ! Have you done your homework ?

 

 

-    Ton père est strict avec les notes ? demandai-je à Magda une fois que nous fûmes en récréation.

-    Il est strict avec tout, me répondit-elle. Mais si ça peut te rassurer, j’ai presque rendu copie blanche : je fais croire à mon père que je lis le bouquin mais je fais autre chose en attendant…

-    Mais pourquoi ?!

-    Parce que je n’aime pas lire, avoua mon amie. J’adore étudier la littérature mais je n’aime pas lire. Le plus souvent, je regarde des résumés des bouquins sur internet… Si seulement cette connasse n’avait pas fait d’interro surprise !

-    Quand mes parents rentreront samedi, ils vont me détruire ! me lamentai-je. Et ton père va me détruire ce soir !

-    Vu qu’il va me tomber dessus en premier, il n’aura peut-être plus assez d’énergie pour te sanctionner ensuite…

-    Ne me fais pas de faux espoirs, Magda ! la grondai-je. J’ai encore mal aux fesses d’hier soir ! Je ne sais même pas comment je vais survivre…

 

Je mangeai à peine le midi, n’ayant pas faim. Une énorme boule d’angoisse habitait dans mon estomac et refusait de s’en aller. A travers le plexiglas, mon frère me pria de manger un peu et tenta de me réconforter :

-    J’ai eu un deux sur vingt en latin ce matin, alors tu ne seras pas la seule à avoir des problèmes samedi…

C’est alors que Louise leva les sourcils et nous réprimanda :

-    Dîtes-donc tous les deux ! Il serait temps que vous vous mettiez au travail ! Ce n’est pas possible d’avoir des notes aussi basses ! Vous voulez le valider ce deuxième semestre ou pas ?! Il n’y a pourtant rien de compliqué dans les évaluations, à partir du moment où on fait ses devoirs et où on apprend ses cours !

Louise fut immédiatement fusillée du regard, non seulement par Mayeul et moi mais aussi par les amis qui nous entouraient. Je rompis le lourd silence en disant à ma sœur :

-    Qu’est-ce que tu m’as dit, ce matin ? « Tu aurais pu tenir ta langue ! ». Applique ton propre conseil et ensuite on en reparle, mademoiselle Je-Sais-Tout ! Tout le monde ne peut pas avoir dix-huit de moyenne générale !

Par la suite, Louise fit profil bas.

 

       Au retour de la récréation de l’après-midi, Sœur Anne de Dieu passa dans notre classe pour nous distribuer nos copies. Louise eut un 19/20 et commenta : « Roh, je savais que j’aurais dû être plus explicite sur la question numéro cinq… », Magda écopa d’un lamentable 3/20 et afficha une mine résignée. Je vis alors Sœur Anne de Dieu se tourner vers moi, ma copie dans les mains ; j’eus alors le ridicule espoir d’avoir au moins la moyenne. La feuille fut posée sur ma table et j’observai le grand 1/20 noté en rouge et entouré dans la marge supérieure de ma feuille.

-    Je ne vous félicite pas, mademoiselle Webber ! me gronda la prof. J’espère vraiment que vos parents vont faire ce qu’il faut pour vous mettre au travail !

J’eus envie de pleurer en entendant parler de mes parents. La boule d’angoisse que j’avais dans l’estomac migra dans ma gorge et je dus fournir tous les efforts du monde pour ne pas fondre en larmes sur le champ. 1/20. Ça ne m’était encore jamais arrivé d’avoir une note aussi basse ! A force de jouer avec le feu et de m’abonner au club des partisans du moindre effort, voilà ce que je récoltais. Un 1/20. Au-delà de l’humiliation de la note, je visualisais très nettement la punition qui m’attendait à la maison… Sur le coup, je ne pensai même pas à monsieur Duchemin, tant j’étais préoccupée par le sort que me réserveraient mes parents samedi.

 

 

       Quatre heures et demie : Magdalena m’avait prévenue que c’était Nicolas qui viendrait nous chercher, monsieur Duchemin ne terminant le travail qu’à dix-neuf heures en règle générale. Pourtant, ce fut le père de famille qui se pointa dans l’encadrement de la porte de la classe.

-    Bonjour ! dit-il. Je viens récupérer Magdalena et Marie !

-    Parfait, dit Sœur Agnès. Elles sont dans le vert toutes les deux, aujourd’hui ! Et une copie a été rendue en littérature.

Evidemment. La Sœur balançait pour éviter que nous cachions quoique ce soit à nos parents. De toute façon, les notes étaient déjà sur le site intranet donc les familles connaissaient les résultats de cette dernière évaluation…

-    Bien, je verrai cela avec elles à la maison ! dit le père de Magda qui n’avait pas l’air d’avoir pris connaissance de la note de sa fille. Allez les filles, on rentre !

 

Dans la voiture, Magda demanda à son père :

-    Papa, pourquoi c’est toi qui viens nous chercher, et pas Nicolas ?

-    Ma conférence de presse s’est terminée plus tôt. Tu n’es pas contente que je prenne du temps pour toi et pour Marie ?

-    Si, si ! mentit Magda.

Elle me lança un regard qui voulait dire : « Pourquoi fallait-il que ce soit aujourd’hui ?! ».

 

       En arrivant au manoir, des pancakes tout chauds nous attendaient : monsieur Duchemin, Magda et moi nous régalâmes. Nous passâmes un bon moment de complicité, en parlant de choses et d’autres. Nous en vînmes même à éclater de rire en écoutant les dernières blagues de Nicolas, qui s’était joint à nous pour manger quelques pancakes.

Et puis, le téléphone de monsieur Duchemin sonna.

-    Tiens, c’est ta mère, Marie ! dit-il en fronçant les sourcils.

Je m’en voulus de m’être détendue. Scarlett allait me pulvériser.

-    Oui allô ? répondit le père de famille après avoir décroché. Bonjour Scarlett, comment vas-tu ? Oui, j’imagine… Bien, bon courage... Tu veux parler à ta fille ? … Elle est à côté de moi. Je te la passe !

Fébrile, je sortis de table, me lavai les mains puis pris le téléphone et le collai à mon oreille.

-    Allô ? demandai-je en essayant de contrôler le tremblement dans ma voix.

-    Marie Noémie Juliette Webber ! cria Scarlett. Dis-moi que le 1/20 que je viens de voir en littérature est une faute de frappe !

-    C’était une interro surprise, maman… Tout le monde s’est ramassé…

Monsieur Duchemin lança à Magda un regard suspicieux.

-    Je me fiche totalement que tout le monde se soit planté, Marie !! hurla ma mère, me forçant à éloigner le combiné de mon oreille. En ce qui me concerne, je regarde les notes de MES enfants ! Et je vois que MA fille a eu un 1/20 !! Il est marqué que c’était un contrôle de lecture sur le livre que tu dois lire. C’est vrai ?!

-    Oui maman.

-    Où en es-tu de cette lecture, Marie ?!

-    Eh bien…

-    Tu n’as pas intérêt à me mentir, je te préviens !!

-    Je… je…

Une larme coulait à présent sur ma joue.

-    Oui ?! insista Scarlett qui m’entendait sûrement pleurer mais qui en faisait totalement abstraction.

-    Je n’ai pas commencé, avouai-je.

-    TU TE FOUS DE MA GUEULE ?! explosa ma mère. ET TOUTES LES FOIS OU JE T’AI DEMANDE SI TU LISAIS TON LIVRE ET QUE TU ME DISAIS : « Oui, oui, maman ! », C’ETAIT DU FLANC ?! TU M’AS MENTI ?!

-    Je suis désolée… dis-je, alors que je pleurais abondamment.

-    JE VAIS TE TUER ! JE VAIS TE TUER, MARIE WEBBER !!! TU NE VAS PLUS POUVOIR T’ASSEOIR PENDANT UN SACRE BOUT DE TEMPS, JE PEUX TE LE GARANTIR !! JE SUIS ACTUELLEMENT A LA MORGUE D’ATLANTA POUR ALLER DIRE ADIEU A TON GRAND-PERE, TON PROPRE PERE EST EFFONDRE APRES LA MORT DE SON PARENT ET TOI, TU ENCHAÎNES LES CONNERIES ?! JE TE JURE QUE TU VAS PRENDRE LA FESSEE DE TA VIE, MARIE !! DEJA, JE VAIS DEMANDER A MONSIEUR DUCHEMIN DE T’EN FLANQUER UNE BONNE, HISTOIRE DE TE DONNER UN APERCU DE CE QUI T’ATTEND SAMEDI !! TU AS VRAIMENT DE LA CHANCE DE NE PAS ÊTRE DEVANT MOI EN CET INSTANT CAR C’EST LA CEINTURE QUE TU AURAIS RECUE, MARIE ! LA CEINTURE, TU ENTENDS ?! TU M’AS DELIBEREMENT MENTI SUR TES DEVOIRS !! A PARTIR DE MAINTENANT, C’EST UNE HEURE ET DEMIE DE LECTURE OBLIGATOIRE CHAQUE JOUR, ET JE T’INTERROGERAI IMMEDIATEMENT APRES ! S’IL FAUT QUE JE TE FLANQUE UNE FESSEE TOUS LES JOURS, MARIE WEBBER, JE JURE DEVANT DIEU QUE JE VAIS LE FAIRE ! MAIS TU VAS ME LIRE CE PUTAIN DE LIVRE, ET TU VAS TRAVAILLER COMME UNE ACHARNEE POUR ME RATTRAPER CE 1/20 ! TU AS BIEN COMPRIS ?!

-    Ou…oui… mam…an… pleurai-je sans contrôle.

-    AH CA, TU PEUX PLEURER ! PLEURE, MA FILLE ! TU T’ES MISE DANS UN SACRE PETRIN, LA ! J’ESPERE AU MOINS QUE TU AS ETE SAGE HIER AVEC MONSIEUR DUCHEMIN ?!

-    Euh… Oui…

-    QU’EST-CE QUE C’EST QUE CETTE HESITATION ?! TU ES ENCORE EN TRAIN DE ME MENTIR ?! MONSIEUR DUCHEMIN A DU TE PUNIR HIER SOIR, MARIE ?!

-   

-    REPONDS !!

-    Oui maman.

Un silence s’installa. Je n’avais jamais entendu ma mère dans cet état-là.

-    PASSE-MOI MONSIEUR DUCHEMIN. JE PENSE QU’ON S’EST ASSEZ PARLE POUR AUJOURD’HUI !! JE TE RAPPELLERAI DEMAIN QUAND JE SERAI CALMEE PARCE QUE LA, J’AI JUSTE ENVIE DE T’EXPLOSER LA TÊTE !!

-    M…ais ma…man…

-    PASSE-MOI MONSIEUR DUCHEMIN !

-    D’ac…cord…, pleurai-je. Je t’ai…me…

-    OH MOI AUSSI, MARIE ! IL N’Y A QUE L’AMOUR QUI PEUT METTRE DANS CET ETAT-LA ! NE T’INQUIETE PAS, TU VAS VITE RESSENTIR TOUT MON AMOUR, DES SAMEDI !!

Je m’avançai vers monsieur Duchemin et lui tendis le téléphone. Puis, je me rassis à table sur mon derrière déjà douloureux et me laissai aller à pleurer sans retenue. Magda, qui avait tout entendu de la conversation – de toute façon, vu comme ma mère criait, il était impossible de ne pas l’entendre ! – me caressa gentiment l’épaule pour me consoler. Monsieur Duchemin s’éclipsa dans une autre pièce pour parler avec ma mère.

-    Jamais elle ne m’a autant grondée, sanglotai-je. Elle va vraiment me pulvériser…

-    Si ça peut te consoler, on est dans le même bateau ! me dit mon amie. Quand mon père va découvrir mon 3/20…

-    Je suis sûre qu’elle est en train de donner des instructions à ton père pour qu’il me flanque la fessée du siècle ! poursuivis-je en ignorant la réplique de ma copine. Je suis vraiment dans le caca…

Monsieur Duchemin réapparut dans la pièce, son téléphone à la main, le visage sévère. Il le rangea dans la poche de sa veste puis déclara :

-    Bon, allez me chercher vos copies toutes les deux.

Nous nous exécutâmes. Je tremblais de tout mon corps. Après le savon monumental de ma mère, avoir à faire à monsieur Duchemin était une épreuve de plus à surmonter…

       En découvrant le 3/20 de sa fille, monsieur Duchemin lui demanda froidement :

-    Tu as lu ton livre ?

-    Non papa.

-    Donc tu m’as également menti, tout comme Marie à sa mère ?

-    Oui papa.

-    Très bien.

Le porte-parole du Gouvernement enleva sa veste et déboutonna ses manchettes avant de retrousser ses manches. Magdalena recula, la mine terrifiée. A mon avis, lorsque son père faisait ce geste, ce n’était pas pour une petite correction. Je vis d’ailleurs que j’avais eu raison lorsque monsieur Duchemin enleva sa ceinture et la plia en deux.

-    Viens ici, ordonna-t-il à sa fille.

-    Non, papa, pitié ! pria Magda en se mettant elle aussi à pleurer.

-    Je t’avais dit que la prochaine fois que tu me mentirais, tu aurais droit à la ceinture, rappela le père de famille. Je te garantis qu’après y avoir goûté, tu n’oseras plus me mentir, Magdalena !

Mon amie s’était plaquée contre le mur et laissée glisser contre ce dernier. Mettant ses mains devant elle en bouclier, elle priait son père de ne pas la sanctionner.

-    Tu m’as menti, Magdalena ! Sur tes devoirs, en plus ! Il est hors de question que je laisse passer ça !

Monsieur Duchemin attrapa sa fille par le bras ; Magda se débattit comme elle put. Cependant, elle qui était toute menue ne faisait pas le poids contre son père grand et fort. Elle se retrouva plaquée à plat ventre sur le canapé, sa copie sous les yeux, les mains immobilisées dans le creux de ses reins et sa jupe relevée.

-    Je vais te donner vingt coups, annonça-t-il. Cinq sur ta culotte, et quinze sur tes fesses nues. J’espère vraiment que la leçon sera comprise, Magda !

Mon amie cria et pleura de douleur ; si je n’avais pas craint d’aggraver mon cas, j’aurais changé de pièce. Mon cœur se déchira de l’entendre gémir de douleur ; et en même temps, elle et moi avions toutes les deux déconné. Si mes parents avaient été là, j’aurais également pris la ceinture, comme Scarlett me l’avait dit. Si mes parents avaient été là, j’aurais été à la place de Magda.

 

       Ma camarade de classe frotta vivement ses fesses marquées par la ceinture lorsque son calvaire fut terminé.

-    Je vais suivre la mère de Marie en t’imposant une heure et demie de lecture quotidienne, et en t’interrogeant chaque soir. Puisque je ne peux pas te faire confiance, je vais être sans arrêt derrière tes fesses. Mets-toi au travail, maintenant. Organise-toi comme tu veux, mais ce soir, à vingt heures trente, je veux que tes devoirs soient faits et que tu aies lu quatre-vingt-dix minutes. File !

Magda récupéra son cartable et monta dans sa chambre, me laissant seule avec son père.

-    Bon, ta mère m’a demandé de te donner la ceinture à toi aussi, Marie.

Ma respiration s’arrêta.

-    Je lui ai répondu que, puisque je n’étais pas ton père, je ne prendrais pas le risque de te donner une fessée aussi sévère.

Ma respiration reprit.

-    Je vais donc tenter de marquer le coup à mon échelle, tes parents se chargeront du reste samedi.

Me tenant face à la table de la salle à manger pour que je garde moi aussi ma copie sous les yeux, monsieur Duchemin me pencha sous son bras et me flaqua une déculottée manuelle costaude que j’eus tout le mal du monde à supporter après la fessée reçue la veille.

Mais je pouvais m’estimer heureuse.

 

 

       Le soir au coucher, j’avais lu quatre-vingt-cinq pages et mes devoirs pour le lendemain étaient impeccablement faits.


A suivre...

Commentaires

  1. Finalement ce Mr Duchemin n'a pas l'air si différent de Michael et Scarlett sur le plan discipline !
    Marie a du souci à se faire au retour de ses parents !!!
    Elle a intérêt à se tenir à carreau car pour elle c'est double peine 😒

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