Michael
- Aller, Micky !
Reste avec nous ! On ne te voit déjà pas beaucoup !
- Je sais les gars mais
il faut que je rentre. Ma femme a besoin de moi, répondis-je.
- On a fini la formation
il y a une heure, on va enfin pouvoir profiter ! insista mon collègue. Tu
ne vas quand même pas louper ça ! Ils ont prévu un dîner gastronomique et
une soirée avec un DJ !
- Je sais, Frank, mais il
faut vraiment que je rentre, répétai-je.
- Micky, sérieux !
intervint Edouard. Ta femme peut bien se débrouiller seule pendant encore douze
heures, non ?
- Et puis, ce n’est pas
comme si Scarlett ne savait pas se défendre toute seule ! précisa Nick.
Je savais très bien qu’il faisait référence au
fait qu’un jour, il avait tenté de draguer ma femme en lui mettant une main aux
fesses ; Scar lui avait alors fracturé deux doigts.
- Une de nos filles lui
fait vraiment la misère, narrai-je. Il faut que je rentre pour la remettre d’équerre.
La famille d’abord, les gars ! Je suis désolé.
- Ok, ce sera pour une
prochaine fois, alors ! se résigna Frank. Ton avion est à quelle
heure ?
- Dans une demi-heure,
répondis-je. Il faut que je me dépêche.
Je saluai mes collègues et mes formateurs, puis
sortis de l’hôtel et marchai les cinq minutes qui me séparaient de l’aéroport.
En
attendant d’embarquer, je tentai d’appeler Scar :
- Allô ?
- Coucou mon cœur,
dis-je. Je ne savais pas si tu avais récupéré ton téléphone.
- Si, c’est bon,
dit-elle. J’ai vu ton message. Marie t’a raccroché au nez ?
- Oui, et j’ai ensuite
rappelé trois fois sans qu’elle ne daigne décrocher. Ça va barder !
- Elle est en colère, me
dit ma femme.
- Elle en a le droit,
dis-je. En revanche, elle n’a pas le droit d’être insolente et irrespectueuse,
que ce soit envers toi ou envers moi. Elle va vite le comprendre !
- Si tu savais comme j’ai
hâte que tu rentres ! dit ma femme. J’ai tenté de ne rien laisser passer
avec les enfants mais… je suis vraiment exténuée ! Moi qui pensais que
tout allait rouler comme sur des roulettes, je n’en peux plus. Je suis à deux
doigts de craquer !!
Je connaissais assez bien ma femme pour savoir
qu’elle pleurait. Mes enfants avaient fait pleurer leur mère. Ils ne perdaient
vraiment rien pour attendre !!
- Bébé, j’atterris à dix-huit
heures quarante-cinq. Viens me chercher à l’aéroport. Laisse les enfants à
Marie-Christine et viens me chercher seule. Ça nous permettra de passer un
moment rien qu’à nous.
- D’accord, dit ma femme.
- Et en rentrant, je vais
prendre le relais avec les enfants.
- D’accord,
répéta-t-elle.
- Dix-huit heures
quarante-cinq à l’aéroport, réitérai-je. Je serai bientôt là, mon amour. Je
t’aime plus que tout.
- Moi aussi je t’aime
plus que tout.
Soucieux d’entendre ma femme dans cet état,
cela renforça ma détermination à punir mes enfants. Je raccrochai, rangeai mon
téléphone et montai dans l’avion.
Marie
Toute
la colère que j’avais ressentie jusqu’à présent s’était évanouie, laissant
place à la peur. Une peur qui tient aux tripes et qui ne lâche pas. Papa
écourtait son séminaire à cause de mon comportement. Papa rentrait
exclusivement pour moi : ça n’augurait vraiment rien de bon sur la fessée
que j’allais recevoir ! Car il était évident que j’allais recevoir une
fessée. Une fessée monumentale. C’était certain. Je m’étais mise dans un pétrin
monstre !
Je
faisais les cents pas dans ma chambre. Combien de temps fallait-il pour rentrer
de Genève ? Je m’assis, ouvris mon ordinateur et regardai sur le net. Papa
avait dû prendre l’avion de dix-sept heures vingt-deux. Il atterrirait alors à
dix-huit heures quarante-cinq. On pouvait compter une grosse demi-heure pour
récupérer ses bagages et passer la douane. Il fallait ensuite quinze minutes
pour rentrer à la maison. Papa serait sûrement là entre dix-neuf heures quinze
et dix-neuf heures trente. Il était actuellement dix-sept heures cinquante. J’avais
une heure et quarante minutes pour rédiger un testament.
L’attente
était la pire chose à vivre. Je n’arrivais pas à me changer les idées, je
n’arrivais pas à penser à autre chose ou même à faire autre chose. Cela m’était
impossible.
Alors
que j’étais allongée sur mon lit à regarder le plafond, on toqua à la porte de
ma chambre.
- Entrez !
- Marie, je pars chercher
ton père à l’aéroport, m’annonça Scarlett. Je vous laisse avec la nourrice.
Vous avez intérêt à être sages !
- Oui maman, répondis-je.
Il faut que j’aille mettre la table ?
- Ravie que tu aies
retrouvé l’usage de la parole courtoise, me lança ma mère. Non, Anaïs et Mayeul
vont s’en charger. Il faut qu’ils apprennent à coopérer.
- D’accord, dis-je. Vous
rentrerez pour quelle heure ?
- Tu verras bien.
- Tu as bien un créneau
en tête ! insistai-je.
- Tu as raison d’appréhender, Marie. Ton père peut vraiment être terrible quand il punit, et je peux te garantir qu’il est particulièrement fâché ! Donc tu as toutes les raisons d’appréhender ! A tout à l’heure, ma fille.
Elle sortit de la pièce et referma la porte. Cela augmenta encore mon stress, qui toucherait bientôt à son paroxysme.
Assise
sur mon pouf, brossant Berlioz, j’entendis soudain une assiette se briser sur
le sol. Berlioz sursauta et partit se cacher sous mon lit. Je descendis dans la
cuisine : une assiette avait effectivement été brisée. Mon frère et ma
sœur se disputaient en se hurlant dessus, se rejetant mutuellement la faute.
Marie-Christine dut intervenir en les attrapant tous les deux par l’oreille
afin qu’ils arrêtent de se crier dessus.
- Arrêtez ça tout de
suite ! leur gronda-t-elle.
- Lâche-moi, espèce de
vieille peau ! cria Ana en tentant de se dégager de l’emprise de notre
nourrice. Lâche-moi, vieille harpie malfaisante !
- Tu lui parles
correctement ! la gronda Mayeul.
- Je fais ce que je veux,
t’as pas d’ordre à me donner ! rétorqua Anaïs.
- Oui ben toi non plus,
j’te signale !
- Hey !!
intervins-je. Je vous signale que papa rentre dans maximum trois quarts d’heure !
Je suis déjà morte de peur à l’idée qu’il ait raccourci son voyage à cause de
moi, alors n’en rajoutez pas ! D’ailleurs, si vous croyez qu’il va passer
votre petite guéguerre sous silence, vous êtes débiles ! Quand papa et
maman reviendront, il faudra qu’on ait fini notre repas et qu’on soit en train
de débarrasser la table ! Ça va déjà sérieusement barder alors je vous
interdis d’en rajouter une couche ! C’est clair ?!
Mon frère et ma sœur se turent immédiatement.
- Merci, Marie ! me
dit Ombrage.
- Je ne l’ai pas fait
pour vous, répondis-je.
Dix minutes plus tard, nous dînions. Cependant,
je ne pus rien avaler : mon estomac était noué par l’appréhension de
revoir papa.
- Marie, si ne vous
mangez pas davantage, je vais devoir en faire part à vos parents ! me
prévint Marie-Christine.
- Ce n’est pas que je ne
veux pas manger, avouai-je. Je suis juste stressée car je sais que papa va me
punir. Je mangerai tout ce que vous voudrez une fois que papa ne sera plus
fâché.
- Très bien, je garde
votre assiette de côté, alors ! dit Marie-Christine. Je dirai à vos
parents que vous n’avez pas encore pris votre repas.
Mon frère et ma sœur, eux, mangeaient avec leur
appétit habituel. J’enviai leur insouciance ! Pour ne pas rester là à les
regarder manger, j’allai m’asseoir dans un des fauteuils du salon et allumai la
télé pour tenter de me changer les idées. Seulement, à peine avais-je commencé
à regarder une vidéo YouTube que j’entendis la porte d’entrée s’ouvrir. J’eus
envie de pleurer.
Papa
et maman entrèrent dans la pièce à vivre. Papa était en costard, comme souvent. Il balaya la salle du regard et vit Mayeul et Anaïs en train de prendre
leurs desserts, et moi assise sur le canapé.
- La moindre des choses,
c’est déjà de venir m’embrasser ! dit Michael en mettant ses mains dans
les poches.
J’éteignis la télé, posai la télécommande sur
la table basse et allai prendre mon père dans mes bras. Même si j’avais très
peur de la punition qu’il allait me donner, je devais bien avouer qu'il m’avait terriblement manqué. Je l’entourai de mes bras et posai ma tête sur son
torse. Papa étant plus grand que moi, le haut de mon crâne lui arrive un tout
petit peu plus bas que le creux de son cou. Il m’entoura lui aussi de ses bras
et me serra contre lui. Il baissa la tête et me dit :
- Bonsoir ma princesse.
Tu m’as beaucoup manqué !
- Toi aussi, papa ! avouai-je.
- Je suis vraiment
content de te revoir, même si on a des comptes à régler !
J’avalai difficilement ma salive mais maintins
mon câlin dans le but d’essayer d’attendrir un peu mon père. Ce dernier passa
sa main dans mes cheveux, m’embrassa deux ou trois fois le haut du crâne puis
desserra son étreinte. Je dus l’imiter pour ne pas paraître trop
suspecte !
Ana et Mayeul sortirent de table et allèrent
saluer papa, même si ce fut beaucoup moins chaleureux que moi. Cependant, je
n’en fus pas surprise ; je sais très bien que je suis la plus tactile de
la famille. Je passe mon temps à faire des câlins à papa, maman et Louise. D’ailleurs,
tous les trois me les rendent bien ! En revanche, je n’essaie plus de
prendre Mayeul dans mes bras car à chaque fois, il essaie de s’extirper en me
disant : « Arrête, Marie ! Lâche-moi, t’es
gênante ! ». Quant à Ana, elle accepte un câlin en de rares occasions
mais il ne faut pas en abuser.
Je pensai que c’était triste d’ailleurs. En
voyant mon frère et ma sœur faire la bise à papa comme s’il s’agissait du
voisin qui passait boire un verre, je me dis que c’était bien dommage pour eux
de ne pas connaître la chaleur et la sécurité qu’on ressent quand papa nous
prend dans ses bras !
- Finissez de manger, dit
papa à ma fratrie. Marie, pourquoi n’es-tu pas à table, toi aussi ?
- J’étais trop stressée
par ton retour pour manger quoique ce soit, avouai-je, les yeux rivés au sol.
- Dans ce cas, tu
mangeras en même temps que ta mère et moi, une fois que nos comptes auront été
réglés. Ainsi, je pourrai surveiller les quantités que tu mangeras !
Michael se tourna alors vers sa femme et lui
dit :
- Je vais aller me
changer et j’arrive.
Mes parents s’embrassèrent et papa se rendit
dans la suite parentale.
- Tout s’est bien
passé ? demanda maman à Marie-Christine.
- Pendant qu’Anaïs et
Mayeul mettaient la table, une assiette a été cassée, répondit la nourrice. Ils
se sont alors disputés, se rejetant mutuellement la faute. J’ai tenté de les
calmer mais je n’ai pas réussi : c’est Marie qui est intervenue et a
trouvé les mots justes.
Maman soupira et me lança un regard ferme. Je
retournai m’asseoir sur le canapé et Scarlett me suivit, s’asseyant à côté de
moi. La peur me tiraillant le ventre, je lui demandai :
- Est-ce que tu as
raconté à papa tout ce qui s’est passé depuis mardi ?
- Oui, je lui ai tout
raconté dans les moindres détails.
- Maman, s’il te plaît,
dis-lui de ne pas me punir ! Tu m’as déjà donné une fessée tout à l’heure,
et une hier, et une avant-hier…
- A qui la faute ?
me demanda ma mère. A t’entendre, ces fessées n’étaient pas justifiées !
- Je n’ai pas dit ça, me
rattrapai-je. Je dis juste que j’ai été assez punie et que j’ai compris…
- Tu as tellement compris
que tu t’es permise d’être insolente et irrespectueuse envers moi. Tu as
tellement compris que tu m’as envoyée me faire cuire un œuf quand je t’ai
demandée de m’aider à décharger les courses. Tu as tellement compris que tu
t’es permise de raccrocher au nez de ton père, puis de ne pas prendre l’appel
alors que le téléphone a sonné trois fois !
- Oui mais depuis j’ai
été sage !
- Tu es sage depuis
environ trois heures, c’est-à-dire depuis que tu sais que ton père va rentrer.
Tu es sage sous conditions. J’espère que tu te rends compte que ce n’est pas
normal, Marie !
- Maman, pitié ! Je
n’ai pas envie de prendre une fessée ! Dis à papa que j’ai été sage et que
tu t’es trompée…
- Tu veux que je mente à
mon mari ?! s’offusqua Scarlett en haussant les sourcils. Tu veux que je
mente à mon mari pour éviter que tu assumes les conséquences de tes
actes ?! Ce que nous essayons de t’apprendre ton père et moi depuis
plusieurs mois, c’est le fonctionnement de la vie, Marie ! Si tu fais des
bêtises plus tard, dans ta vie d’adulte, les conséquences seront bien plus
lourdes qu’une bonne fessée ! Crois-moi, tu regretteras même le temps où
il te suffisait de recevoir quelques claques sur les fesses pour payer tes
erreurs ! Quand tu seras adulte, si tu parles à ton patron comme tu m’as
parlé tout à l’heure, tu risqueras d’être renvoyée ! Plus de travail, plus
de salaire, plus de quoi payer tes factures donc plus de logement ! Voilà
ce qui pourra être la conséquence réelle de ton insolence ! Quand tu seras
adulte, si tu fais en sorte de t’affranchir de toute règle pour suivre
uniquement les tiennes, tu pourras être totalement rejetée de la société !
Si tu ne respectes pas le code de la route parce que tu as décidé que ce
n’étaient pas des règles que tu souhaitais suivre, tu pourrais au mieux t’en
sortir avec des amendes ou un retrait de permis, au pire tuer quelqu’un ou te
tuer toi-même ! Ou alors, si tu décides de ne pas prendre soin de toi et
de ta santé, tu pourrais finir comme Marion ! Chaque acte a des
conséquences, Marie ! Chaque acte ! Ton père et moi t’élevons et nous
le ferons encore durant les sept prochaines années, à supposer que tu ne
redoubles pas – tu n’as plutôt pas intérêt ! - ! Eh bien pendant les
sept prochaines années, les conséquences de tes mauvaises actions seront
presqu’exclusivement pour ton postérieur. Et j’espère vraiment que d’ici ta
majorité, tu auras pris assez de plomb dans la cervelle pour t’assagir !
Sinon, tu subiras les conséquences directes de la vie, et tu regretteras
fortement l’époque où tu stressais parce que ton père n’allait pas tarder à te
flanquer une bonne fessée !
A la fin de sa tirade, ma mère se leva et
entreprit d’aller dans la cuisine ; mais avant de s’y rendre, elle se
tourna vers moi et ajouta :
- Mon discours laisse
sous-entendre que ton père et moi te laisserons assumer les conséquences de la
vie sans intervenir. Mais laisse-moi te dire quelque chose : peu importe
l’âge que tu auras, peu importe que tu vives chez nous ou pas : s’il t’arrive
de perdre ton travail, ou de faire quelque chose d’illégal, ou de te mettre en
danger ou quoique ce soit d’autre, sois certaine que tu auras bien du mal à
t’asseoir. Tes fesses n’ont plus jamais été à l’abri depuis le 20 octobre 2019,
ce jour béni où tu es officiellement devenue ma fille.
Et Scarlett s’éloigna. J’étais en même temps
apeurée, angoissée et très touchée par ses paroles. Elle venait indirectement
de me dire que papa et elle seraient toujours là pour moi. J’aurais à vie
quatre parents. Mes enfants auraient six grands-parents. De plus, Michael et
Scarlett ont d’ores et déjà promis à ma famille biologique qu’ils feraient
jouer leurs relations pour que Paul devienne également leur fils d’accueil
quand il en aurait l’âge. Le couple Webber ferait partie intégrante de ma vie et
cela me réjouissait.
Cette réjouissance ne
dura malheureusement pas très longtemps : lorsque j’entendis Michael
arriver dans la pièce, je ne ressentis à nouveau que de la peur et de
l’appréhension. Mon frère et ma sœur faisaient jusqu’à maintenant exprès de
débarrasser la table avec une lenteur suspecte ; mais maman les avait vite
congédiés au salon ! Ils s’assirent donc sur le canapé à côté de moi, et
tremblèrent avec moi en voyant papa entrer dans la pièce.
Il avait quitté son
costard et avait enfilé un tee-shirt à manches longues et un jogging. Cela lui
donnait un style « Street » qui lui allait parfaitement bien. Je
devais bien avouer que mes parents savaient s’habiller !
Michael se dirigea vers sa femme et lui
dit :
- Je t’ai fait couler un
bain bien chaud. J’ai mis des huiles essentielles dedans, histoire que tu
puisses te détendre. Je t’ai mis le dernier numéro de ton magazine préféré sur
les marches de la baignoire, ainsi que ta tablette. Prends ce moment pour toi,
tu l’as bien mérité ! Je m’occupe des enfants. Je viendrai te chercher
pour dîner.
- Je t’ai déjà dit que tu
étais le meilleur mari de l’univers ? s’enquit Scarlett en lançant un
regard amoureux à mon père.
- Oui, il me semble, mais
tu peux le répéter autant de fois qu’il te plaira ! répondit papa avant
d’embrasser tendrement sa femme.
Scarlett se rendit dans la suite parentale,
nous laissant seuls avec papa. De toute façon, elle n’aurait clairement pas été
un soutien pour nous, donc…
- Bien ! dit Michael
en venant s’asseoir sur la table basse. J’ai écourté mon séminaire à cause de
vous trois, on va donc régler nos comptes !
- Nous trois ?! s’inquiéta
Mayeul. Je croyais que c’était à cause de Marie !
Espèce de misérable petit ver de terre ! Ma
vengeance sera terrible !
- Marie a été la goutte
d’eau qui a fait déborder le verre, expliqua papa et retroussant ses manches
avec application. Mais vous avez tous les trois eu un comportement inacceptable !
A vous trois, vous avez failli déclencher une crise de nerfs chez maman !
Donc ce soir, c’est soirée promotion : S.S.P. gratuite pour tout le
monde ! Je fais un prix de groupe ! Et il va y avoir d’autres
surprises, je vous l’annonce ! Vous vous êtes bien éclatés pendant trois
jours, il est temps de récolter ce que vous avez semé !
J’essuyai les premières larmes qui coulaient
déjà sur mes joues. Une S.S.P. ! La pire des tortures ! Je ne pouvais
désormais plus arrêter de trembler de peur ; et je devais lutter avec
acharnement pour ne pas me faire pipi dessus !
Ayant terminé de se retrousser les manches,
papa se leva et attrapa son fils par le bras. Puis, il s’assit sur notre canapé en U,
pile en face de moi. Il baissa alors le pantalon de son fils et son slip avec,
et le renversa à plat ventre sur ses cuisses.
- Alors, dit papa en
sortant son téléphone pour le consulter. Reprenons depuis mardi ! Voyons
voir ce que ta mère m’a raconté…
- Papa, s’il te
plaît ! le pria mon frère.
- Garde tes jérémiades
pour tout à l’heure, lui conseilla Michael. On n’a même pas encore
commencé !
Je n’avais jamais entendu ce ton mi-ironique
mi-sadique chez papa. Je commençais à le connaître : son attitude me
faisait vraiment froid dans le dos ! A mon avis, ça allait sévèrement
barder !
- Alors, vous êtes allés
manger chez mon frère, dit mon père. Sympa, comme journée !
Malheureusement, tu as commencé à te conduire comme un malpoli dès l’apéritif,
en te servant avant que tout le monde soit servi ! Pourtant, tu connais
cette règle de politesse puisque ta mère et moi t’avons déjà repris plusieurs
fois à ce sujet. Vrai ou faux ?!
- Vrai, répondit mon
frère avec appréhension.
- Nous sommes bien
d’accords ! dit papa.
Et il débuta la fessée. Les claques étaient
très costaudes et elles arrachaient à mon frère de petits cris de douleur qui
me faisaient mal au cœur. Mayeul n’attendit pas la cinquième claque pour tenter
de protéger son derrière avec ses mains ; mais bien évidemment, papa les
maîtrisa immédiatement. Il lui asséna encore une vingtaine de claques puis
s’arrêta et dit :
- Ça commence à chauffer,
hein ? Tes fesses commencent à rougir et nous n’en sommes qu’à mardi !
Pfffiou, ça paraît long trois jours, non ?!
- Papa, je t’en
supplie !! pria Mayeul en pleurant. Je serai sage ! Je promets que je
serai sage !
- Oh mais je te crois,
mon fils ! Il n’empêche que tu vas devoir assumer jusqu’au bout tes
bêtises ! Donc, suite à cela, tu t’es chamaillé avec Anaïs pour avoir de
la place dans le canapé. Tu peux me répéter ce que tu lui as dit ?
- Maman m’a déjà puni
pour ça ! rappela mon frère.
- Non, tu n’as pas dit
ça ! dit papa. Répète-moi ce que tu as dit à ta sœur !
- Maman m’a donné le
paddle ! Papa, s’il te plaît !!
- Tu n’as pas dit ça non
plus ! reprit Michael. Tu as la mémoire courte, on dirait ! Je vais
te la rafraîchir un peu : tu lui as dit que ce n’était pas toi qui prenais
le plus de place et tu l’as ensuite insultée de grosse vache, on est bien
d’accords ?!
- Elle m’a insulté
aussi ! balança Mayeul en essayant de dégager ses mains de l’emprise de
papa pour pouvoir protéger son derrière.
- Je discuterai avec
Anaïs juste après, mais pour le moment c’est toi qui dois me rendre des
comptes ! Donc répète-moi ce que tu as dit à ta sœur !
- Papa, pitié…
Mayeul se prit une dizaine de bonnes claques
avant que papa redemande :
- Répète-moi ce que tu as
dit à ta sœur !
- Que ce n’était pas moi
qui prenais le plus de place et que c’était une grosse vache ! pleura
Mayeul en gigotant pour tenter de s’échapper.
Il se prit une fessée incroyable. Peut-être
trente ou quarante claques tombèrent sur son fessier déjà écarlate. Papa tapait
vraiment fort ! Si je passais en dernière, j’espérais que Michael n’ait
plus assez de force et qu’il tape moins fort que ça, sinon, j’avais raison de le craindre depuis plusieurs heures !
- Que c’était
une… ?? Redis-le encore une fois !
- Une grosse vache,
pleura mon frère avant de se reprendre une salve corsée.
- On est bien d’accords
que plus jamais tu n’insulteras ta sœur, Mayeul Liam Webber ?!
- Oui papa !
- Parce que si jamais tu
l’insultes à nouveau, je te remettrai immédiatement cul nu sur mes genoux et je
te donnerai une très bonne fessée ! Tu as bien compris, Mayeul ?!
- Oui papa, pleura mon
frère.
- Fini le paddle, annonça
le chef de famille. On passera directement à une longue déculottée ! Je
pense que ce sera deux fois plus efficace ! N’est-ce pas, mon fils ?
- Oui papa, dit mon frère
à mi-voix.
- Bien ! J’aime
quand tu es d’accord avec moi. Ensuite, passons à la journée d’hier. Tu te
rappelles de ce que tu as fait hier, Mayeul ?
- …
- Je vais te rafraîchir
la mémoire : tu es entré en douce dans la chambre d’Anaïs et tu as… ?
Je suis sûr que tu peux finir ma phrase ! Tu as fait quoi,
Mayeul Webber ?!
Mon frère pleura de plus belle et ne répondit
pas. Il reçut dix bonnes claques avant que papa n’insiste :
- Dis-moi ce que tu as
fait, Mayeul ! Je vais claquer tes fesses jusqu’à obtenir une
réponse ! Dis-moi ce que tu as fait !
- J’ai cassé sa
guitare ! avoua mon frère d’une traite.
- Ah ben voilà, tu vois
quand tu veux ! dit papa. Tu as cassé la guitare de ta sœur ! Tu as
cassé l’un des biens les plus précieux qu’elle possède ! Je pense que ça
mérite une bonne déculottée debout ça, non ?
- Papa, je t’en
supplie !! s’époumona Mayeul.
- Je suis sûr qu’Anaïs
est d’accord avec moi ! dit Michael. Aller, lève-toi !
- Non, pitié papa !
Pitié ! Pitié !
Le père de famille asséna une dizaine de
claques à son fils avant de répéter en haussant le ton :
- Je t’ai demandé de te
lever !
Mayeul s’exécuta, tremblant de tout son corps
tant il appréhendait ce qu’il allait recevoir. Il plaça immédiatement ses mains
en bouclier mais papa les maîtrisa à nouveau avec une facilité déconcertante.
- Redis-moi ce que tu as
fait ! lui ordonna notre père.
- J’ai… j’ai cassé la… la
guita…re d’Ana…naïs, bégaya mon frère.
Papa lui donna une S.S.P. impressionnante. Elle
ne dura pas longtemps – je dirais entre trente secondes et une minute – mais
les claques étaient vraiment costaudes. Je crois même que papa était aussi
sévère que lorsqu’il avait appris toutes les frasques de mon frère à
l’école ! Mayeul pleurait bruyamment, lâchant des cris de douleur après
chaque claque ; mais papa ne s’arrêta que lorsqu’il décida que son fils
avait été suffisamment puni.
- Présente immédiatement
tes excuses à ta sœur ! gronda papa. Et des excuses en bonne et due forme,
Mayeul ! Je te préviens !
Mon frère s’approcha d’Ana et bredouilla de
plates excuses. Malgré ses pleurs et ses spasmes, je pus décoder :
« Je te présente mes excuses les plus sincères pour avoir cassé ta
guitare. Je ne toucherai plus à tes affaires sans ta permission. ».
- Parfait ! décréta
papa. Maintenant, reviens sur mes genoux, on n’a pas terminé !
Mon frère pria notre père tant qu’il le put
mais ne fut pas écouté. Trois secondes plus tard, il était à nouveau à plat
ventre sur les cuisses de notre père.
- On va parler de la
bataille de petits pois de ce midi ! annonça Michael. A quel moment te
permets-tu de gâcher autant de nourriture alors qu’il y a des millions de gens
qui meurent de faim dans le monde ?!
- Je suis désolé !!
pleura mon frère.
- Tu sais très bien qu’il
est interdit de jouer avec la nourriture dans cette maison ! Vrai ou
faux ?!
- Vrai, sanglota Mayeul.
- Donc ça mérite une
bonne fessée !
Et Mayeul se reprit une salve. Ça n’en
finissait pas. Ana et moi étions terrorisées devant la sévérité de la punition
de Mayeul. Allions-nous recevoir la même chose ? Si je savais que papa
était plus sévère avec mon frère qu’il ne l’était avec ses filles, il n’empêche
que même si je recevais la moitié de ce que prenait Mayeul, je ne pourrais pas
m’asseoir avant des semaines !
- Maintenant, tu vas me
dire pourquoi tu mènes une guerre contre Anaïs ! ordonna papa après avoir
cessé les claques.
- Parce que lundi soir on
s’est disputés, avoua Mayeul qui n’avait plus aucune résistance. Et elle a dit qu’elle
allait me pourrir la vie ! Et je lui ai répondu : « On parie ? ».
Et c’est parti de là…
- Tu es sérieux ?!
gronda papa.
Je vis Mayeul contracter son derrière aussi
rouge que le nez d’un clown. Il me faisait vraiment trop de peine.
- Pourquoi n’es-tu pas
venu nous dire que ta sœur t’avait menacé ?!
- Elle a dit que si je
vous en parlais, ce serait encore pire, confessa mon frère.
- Menteur ! s’écria
Ana.
- Tais-toi ! lui
gronda papa. Je parle avec ton frère ! Ne t’inquiète pas, Anaïs, ton tour
va très rapidement arriver !
Papa réfléchit quelques instants, soupira puis
dit à son fils :
- Tu vas aller prendre ta
douche et te mettre en pyjama,. Tu m’as compris, Mayeul Webber ?
- Oui papa, sanglota mon
frère.
- Qu’est-ce que tu vas
faire ?
- Prendre ma douche et me
mettre en pyjama, répondit-il.
- Exactement ! Et
ensuite, tu resteras dans ta chambre jusqu'à nouvel ordre ! Aller, file !
Michael lâcha son fils. Mayeul se rhabilla en
quatrième vitesse et courut dans sa chambre.
Papa réajusta ses manches au niveau de ses
coudes, se frotta les mains et dit :
- Aller, viens ici,
Anaïs !
- Marie a fait deux fois
plus de bêtises que moi ! se défendit ma sœur, en vraie garce de laquelle
je me jurai de me venger.
- Je ne suis pas sûr de
ça, rétorqua papa. Et puis, de toute façon, je garde toujours le meilleur pour
la fin !
J’avalai bruyamment ma salive.
- Aller, viens ici !
répéta Michael en désignant ses genoux.
Bien évidemment, Anaïs réagit en personne saine
d’esprit et refusa de s’approcher de papa. S’il est difficile pour maman de
soulever sa fille en surpoids, papa sortit Anaïs du canapé avec une telle
facilité que cela me fit froid dans le dos. Les cent dix (ou cent vingt ? Je
ne saurais le dire) kilos d’Ana ne l’arrêtèrent pas et il maîtrisa sa fille
comme si elle était aussi légère que Louise !
Anaïs se retrouva donc allongée sur les cuisses
papa, déculottée et maîtrisée, elle qui tentait pourtant de se débattre avec fougue !
Tandis
que Mayeul était sous la douche, maman dans son bain et que papa s’occupait d’Ana,
je pensai à fuir. C’était le moment. Je pouvais courir jusqu’à la porte d’entrée
puis m’enfuir jusqu’à ne plus avoir de souffle ! Mais alors, où irais-je ?
Et si je me faisais attraper par les patrouilles de la police ? C’était
tout bonnement impensable. Je ne pouvais pas m’en aller. J’allais devoir rester
et encaisser la punition de mon père.
- Nous allons faire comme
pour ton frère et reprendre depuis mardi ! dit papa à Ana après avoir de
nouveau consulté son téléphone. Comment dit-on gentiment à son frère de se
décaler lorsqu’on n’a pas assez de place, Anaïs ?!
- Je… je ne sais pas…
Papa, lâche-moi !
- Je vais te lâcher,
répondit-il, mais pas avant que tes fesses soient écarlates !
Ana tenta de gigoter mais papa la maintint en
précisant :
- Tu t’épuises, Anaïs, et
tu ne vas pas gagner sur ce coup-là. Donc, j’attends une réponse à ma question !
Comment dit-on gentiment à son frère de se décaler lorsqu’on n’a pas assez de
place ?!
Ana refusa de répondre. Papa prit une grande
inspiration et dit :
- Tu veux faire ta forte
tête ? Parfait ! Ça commence vraiment mal pour toi, ma fille !!
Ma sœur se prit une salve qui résonna dans toute
la maison. Papa lui claqua le derrière jusqu’à ce qu’Ana se mette à pleurer et
à s’excuser, ce qu’elle fit au bout de deux minutes de sévère fessée paternelle.
A cet instant, une partie de moi admirait ma sœur et une autre partie était
effrayée par son incroyable résistance. Aucune des punitions de mon père ne
laisse indemne !
- Tu es prête à répondre
à ma question ? demanda papa d’une voix calme.
- On lui demande poliment
de se décaler, pleura Ana.
Ma sœur n’avait pas encore de spasmes et elle
réussissait à aligner plusieurs mots sans bégayer ni bafouiller ; mais
elle pleurait tout de même abondamment.
- Et comment as-tu réellement
demandé à ton frère de se décaler ?
- Je lui ai parlé
agressivement et lui ai dit de se pousser, répondit Ana.
- Effectivement ! Ton
langage pouvait à la limite être toléré, en revanche ton ton était à revoir
sérieusement !
Ma sœur se prit une dizaine de claques. Même si
ses fesses étaient déjà bien rouges, on pouvait toujours voir les stigmates du
martinet de l’horreur.
- De quoi as-tu insulté
ton frère, ensuite ?
- Je ne l’ai pas insulté !
protesta ma sœur.
- Je te déconseille de me
mentir, Anaïs ! gronda papa. Si tu ne l’avais pas insulté, ta mère n’aurait
pas eu besoin de te filer trois coups de planche sur les fesses ! Donc, de
quoi as-tu insulté ton frère ?!
- D’espèce de brindille, avoua
ma sœur en serrant les fesses.
- Et avant ça, que lui
as-tu dit ?!
- Ta gueule, murmura Ana.
- Répète, je n’ai pas bien
entendu ! dit papa.
- Ta gueule, répéta Ana.
- Redis-le encore une
fois ! insista Michael.
- Pitié papa ! Je ne
lui dirai plus !
- Redis-le encore une
fois ! répéta papa en assénant une claque sur les fesses d’Ana.
- Ta gueule, pleura Ana.
Papa lui donna une fessée impitoyable tout en la
grondant :
- Ce langage est totalement
interdit dans cette famille, Anaïs Morgane Webber ! Interdit, tu entends ?!
Et tu as insulté ton frère de brindille, lui qui est complexé par sa
maigreur !! Tu te rends compte de la gravité de tes paroles, Anaïs ?!
Je refuse catégoriquement que tu fasses preuve de méchanceté envers ton frère !
Je refuse, Ana ! Tu as compris ?!
- Oui papa ! Pardon !
Pardon ! Pardooooooon !!!
Quand Michael se stoppa, ma sœur était en nage
et le coussin du canapé dans lequel elle avait plongé son visage pour étouffer
ses pleurs était couvert de larmes, de mucus et de bave.
- Aller, lève-toi Anaïs !
ordonna papa. On va parler de ce que tu as fait cette nuit !
- Nan, papa ! pleura
Ana. Je suis désolée ! Je suis désolée !
- J’espère bien ! rétorqua
mon père. Et tu vas l’être encore plus dans quelques secondes ! Lève-toi !
- Maman m’a donné trois
coups avec le martinet marron ! narra ma sœur.
- Et elle a bien fait. Si
ça avait été moi, tu en aurais pris cinq ! Lève-toi !
- Non, pitié papa, je t’en
supplie !!! pleurait ma sœur en appuyant de tout son poids sur les cuisses
de papa afin qu’il ne puisse pas se lever.
- Je compte jusqu’à
trois, annonça-t-il. Tu ne veux pas savoir ce qui se passera si tu ne t’es pas
levée à la fin du compte. Un !
- Papa, je t’en supplie…
- Deux !
Ma sœur se leva, la mort dans l’âme.
Pour
avoir réveillé et terrorisé Mayeul cette nuit, Ana se prit une S.S.P. aussi sévère
que Mayeul pour avoir cassé sa guitare, mais plus longue. Les yeux rivés sur l’horloge
pour ne pas avoir à observer la douleur de ma sœur, je peux affirmer que son
calvaire dura trois bonnes minutes. Et trois minutes, lorsque Michael est
furieux, c’est une éternité.
- Ta mère t’a dit qu’elle
te flanquerait une fessée sur ses genoux chaque jour jusqu’à ce que le sommeil
de Mayeul revienne à la normale, dit papa après avoir cessé les claques. L’a-t-elle
fait aujourd’hui ?!
- Oui, répondit Ana.
- Je te préviens :
si tu me mens…
- Elle l’a fait pendant
que Marie était au cinéma ! dit ma sœur d’une traite. Je te le jure, papa !
- D’accord, répondit
Michael.
Il remit quand même ma sœur sur ses genoux malgré
ses hurlements de protestation :
- Je n’ai rien fait d’autre !
Je n’ai rien fait d’autre ! Pitié, papa ! Je t’en supplie !!
- Tu n'as pas effectué de bataille de petits pois avec ton frère ce midi ?! Et tu n’as pas menacé ton
frère de lui pourrir la vie ?! questionna Michael. Ose me dire que ce n’est
pas toi qui as déclenché la guerre avec ton frère !
- Je suis désolée…
Et ma sœur se reprit une fessée coriace. Je ne sais pas
si c’était le fruit de mon imagination mais j’avais l’impression que les
claques étaient moins costaudes. Était-ce parce qu’il faiblissait ? Ou bien
parce qu’il avait pitié d’Ana ? Quoiqu’il en soit, cette nouvelle fessée fut
largement suffisante pour que ma sœur promette de ne plus jouer avec la nourriture, de hisser le drapeau blanc et de
ne plus s’en prendre à Mayeul. Papa la fit se lever, puis se leva à son tour et
força sa fille à le regarder dans les yeux. Il la prévint alors :
- Si tu ne tiens pas
cette promesse, je m’occuperai personnellement de ton cas, Anaïs. Est-ce que tu
m’as bien compris ?!
- Oui papa, répondit-elle
entre deux spasmes.
- Comme pour ton frère :
douche, puis pyjama, puis tu restes dans ta chambre jusqu’à ce que je t’appelle !
annonça mon père. Et prends le coussin sur lequel tu as pleuré pour le mettre
au linge sale. File !
Ma sœur s’exécuta immédiatement après s’être rhabillée.
Il ne restait plus que
moi.
A suivre…

Oh le supplice !!!!
RépondreSupprimerPour Mayeul et Ana qui ont été sévèrement punis et ce n'est peut-être pas fini ???
Le fin mot de la mauvaise entente n'est pas très clair 🤔
Pour Marie qui a assisté à ces deux corrections laissant augurer de la sienne !!!!
Et ... pour nous ... pour l'attente de
ce qui est réservé à Marie ?!?!?!
La suite sortira demain !
SupprimerDonc le ''supplice'' sera de courte durée
RépondreSupprimerMerci infiniment🙏
🤦♀️ 3 jours d'absence et l'enfer pour Scarlet... et maintenant pour eux !
RépondreSupprimerIls n'ont pas beaucoup de jujotte pour certaines choses quand même.
Je suis d'accord avec Sonia, cette excuse pour leurs nombreuses disputes et plus que douteuse. Ne serait-ce pas lié au retour d'Ana et le tatouage qui a été enlevé ?
Pour Marie, qu'est-ce que Mick va bien pouvoir faire pour qu'elle arrête d'enchaîner chaque jour. C'est comme si chaque fessée qu'elle reçoit disparaissait de sa mémoire une fois terminée.
Pareil que : ça rentre par une oreille et ressort par l'autre !
Elle ne va plus s'asseoir jusqu'à la fin des vacances
Eh bien, Michael ne rigole pas.... Ceci dit, il a raison de remettre les pendules à l'heure .... Mayeul, Anaïs et Marie n'ont pas été très cool avec Scarlet....
RépondreSupprimerQue réserve-t-il à Marie ? 😌