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Nouvelle rentrée, nouvelle vie ! - Chapitre 54 (3ème partie)

 


-    Peux-tu me rappeler pourquoi je t’ai punie ? me demanda le Directeur-Adjoint.

-    Parce que j’ai été insolente, répondis-je, les yeux rivés vers le sol.

A me tenir ainsi, à demi-nue au milieu de la pièce, devant mon père-référent très en colère, je n’en menais pas large du tout !

-    Exactement, confirma Monsieur John. Alors pourquoi as-tu transgressé cette punition ?

-    J’avais trop envie de participer à la veillée, avouai-je avec sincérité.

-    Si tu voulais tant participer à la veillée de ce soir, il ne fallait pas être insolente avec toute la Direction, et notamment Monsieur Éric !

-    J’étais très loin de me douter que vous alliez me priver de veillée ! protestai-je. Je trouve que c’était légèrement exagéré comme punition !

Je lançai un regard vers Monsieur John, qui haussa les sourcils. Oups, je venais encore de commettre un impair !

-    Tu trouves que c’était légèrement exagéré ?! me gronda-t-il. Parce que tu penses que tu as ton mot à dire sur les punitions dont tu écopes ?!

-    Non Monsieur, répondis-je, consciente de ne m’être une nouvelle fois laissée emportée.

-    Il me semble que Monsieur Éric t’a dit plusieurs fois que tu ne faisais pas la loi, ici ! Tu ne sembles pas avoir assimilé le message ! Tu es ici depuis deux mois. Deux mois que tu enchaînes les quatre cents coups, deux mois que tu fais vivre un enfer aux adultes de cet établissement ! Deux mois que tu as les fesses écarlates sans arrêt ! Pourtant, est-ce que tu te calmes ?! Non, bien sûr que non !! En t’inscrivant ici, Côme et Célestine ont affirmé bec et ongle qu’une bonne fessée te calmait ! Alors que se passe-t-il, Clémence, hein ? Tu es trop habituée à recevoir la fessée, tellement que tu ne la crains plus, c’est ça ?! Réponds !!

Je ne savais pas quoi dire. Si je répondais « non » avec honnêteté, mon père-référent me collerait immédiatement une volée ; et mon derrière me brûlait beaucoup trop pour que j’envisage cette possibilité. Si je mentais en répondant « oui », peut-être que tout le monde lâcherait l’affaire, que je serais renvoyée de ce Pensionnat et pourrais rentrer chez moi en ne recevant plus jamais aucune de ces maudites fessées. Je n’aurais plus jamais ce sentiment d’être humiliée, infantilisée, honteuse… et surtout, je n’aurais plus jamais mal aux fesses !!

Après réflexion, je répondis :

-    Oui, c’est ça. Je me fiche de prendre une fessée.

Monsieur John, les mains dans les poches de son pantalon de costard, sourit en coin. Puis, il se pencha à ma hauteur et me regarda droit dans les yeux en disant :

-    Tu sais ce que je crois, Clémence Vicœur ? Je crois que tu es en train de me mentir. Je crois que tu encaisses toutes ces fessées en attendant patiemment que nous en ayons marre et que nous jetions l’éponge. Tu attends que nous décrétions que les châtiments corporels ne fonctionnent pas avec toi. Alors qu’ils fonctionnent ! Je sais pertinemment qu’ils fonctionnent. J’ai déjà eu affaire à des pensionnaires qui s’en fichaient de recevoir une volée, et je peux te garantir qu’elles étaient à mille lieux de tes réactions !

Le Directeur-Adjoint m’attrapa le bras. Je ne pus m’empêcher de le prier immédiatement :

-    Non, Monsieur ! S’il vous plaît ! S’il vous plaît, Monsieur !

-    Eh bien alors ? Je croyais que tu t’en fichais de prendre une fessée, Clémence ! fit-il remarquer en m’emmenant jusqu’à la causeuse. M’aurais-tu menti ?

-    Oui, oui ! avouai-je, paniquée. J’ai menti ! J’ai menti ! Monsieur, s’il vous plaît ! Pitié !

-    Tu es sortie en douce de ta chambre alors que je t’avais consignée, Clémence ! me rappela Monsieur John en me basculant à plat ventre sur ses cuisses. Tu as pris l’identité d’une camarade pour pouvoir berner Monsieur Lionel ! Tu as été insolente et irrespectueuse envers Monsieur Matthieu ! Et tu viens tout juste de me mentir ! Donne-moi une seule bonne raison de ne pas te garder sur mes genoux pour le reste de la soirée !

Pour le reste de la soirée ?! En entendant ces mots, je me mis à pleurer bruyamment, tentant de bafouiller quelques paroles :

-    Nan ! Je vous en prie, je vous en supplie ! Je vous promets que je vais faire des efforts ! Pitié, Monsieur !

Ce mec me terrifiait. Je n’avais pas pris la pleine conscience de son pouvoir et de son autorité jusqu’à maintenant. Je devais bien avouer que j’étais attachée à lui ; mais il n’allait pas tarder à me torturer !!

-    J’en ai marre de tes paroles, Clémence. On en a tous marre !

Et les claques tombèrent ; mais bizarrement, elles furent moins pénibles que ce que j’avais imaginé. Soit Monsieur John était davantage clément avec moi parce que Matthieu m’avait déjà sanctionnée, soit j’avais tellement craint sa colère que mon appréhension avait amplifié cette fessée. Quoiqu’il en soit, c’était douloureux, oui, mais pas plus qu’une fessée classique. Matthieu y était allé carrément plus fort ! C’était bizarre. Il y avait anguille sous roche.

Au bout de quelques minutes, Monsieur John me releva ses genoux et m’ordonna d’aller me rhabiller. J’obéis, enfilant ma culotte, puis ma jupe couverte de faux sang humain. Je voulus un instant me frotter le derrière mais mon père-référent me fila une tape sur les doigts pour m’en dissuader. Puis, il déclara :

-    Puisque tu te crois plus maligne que tout le monde, Clémence, je vais te prendre à ton propre jeu. A partir de ce soir, je te prends dans mes appartements. Tu vas dormir chez moi durant toute la semaine. Il n’y aura pas Mathilde. Juste toi et moi. Aussi, durant toute cette semaine – donc jusqu’à samedi soir, vingt-et-une heures trente -, je vais te coller aux basques. Je ne vais rien faire d’autre que de m’occuper de toi Clémence. Je vais te suivre partout : à la cantine, en classe, partout ; sauf bien sûr lorsque tu iras aux toilettes ou te laver. Je ne te laisserai souffler qu’une demi-heure par jour. Tout le reste du temps, je serai avec toi ou dans les parages. Le moindre mot de travers, le moindre geste grossier, la moindre action inappropriée te vaudra une bonne fessée déculottée. Est-ce que tu m’as bien compris, Clémence ?!

-    Oui, Monsieur, répondis-je, ayant du mal à encaisser la nouvelle.

-    Et si tout cela ne fonctionne pas, Côme prendra mon relais. Il est déjà prévenu qu’il va potentiellement devoir prendre une semaine de congés.

Je blêmis.

-    Le but est de stopper immédiatement la spirale infernale de bêtises dans laquelle tu t’es enfermée depuis deux mois, ajouta le Directeur-Adjoint. Tu vas rentrer dans le rang, Clémence. Je te le garantis !

Si j’avais arrêté de pleurer en me relevant des genoux de Monsieur John, mes pleurs reprirent immédiatement. Voilà pourquoi cette fessée m’avait semblée soft ! Le plus dur était à venir…

-    Maintenant, tu vas aller te laver et ensuite, au lit ! m’annonça-t-il.

-    Mais il n’est que neuf heures et demie ! protestai-je.

En deux secondes à peine, je me retrouvai penchée sous le bras de mon père-référent, à recevoir une vingtaine de bonnes claques sur mes fesses nues.

-    J’ai dit que tu allais aller te laver, et qu’ensuite tu irais au lit ! répéta-t-il. Je n’ai pas été assez clair ?!

-    Si, Monsieur, répondis-je entre deux larmes.

-    Alors pourquoi tu protestes ?!

Je ne répondis pas. J’avais bien trop mal aux fesses pour ça !

-    Avance. Mes appartements sont par là.

 

Franchement, les quartiers de Monsieur John étaient tout aussi classes et spacieux que ceux de Monsieur Éric. Le Directeur-Adjoint possédait une grande pièce à vivre de trente mètres carrés, une salle de bains avec baignoire à balnéo et douche, des toilettes séparées, et deux chambres.

-    Je vais demander aux surveillantes d’apporter tes affaires dans la petite chambre. C’est là que tu dormiras cette semaine.

Je ne répondis pas. Je me retrouvai une nouvelle fois déculottée à recevoir une dizaine de claques avant même que je comprenne ce qu’il se passait !

-    Je viens de te parler, Clémence ! me gronda Monsieur John en me lâchant. Qu’est-ce que tu dois me dire ?!

-    Oui Monsieur, dis-je d’une traite, la voix tremblotante.

-    Bien. Va te laver afin de redevenir une humaine convenable.

 

Je mis un temps fou à enlever le faux sang de mes cheveux, ainsi que les prothèses et tout le maquillage que Lucille et Mathilde m’avaient flanqué sur le visage. J’étais en train de me rincer lorsque j’entendis toquer à la porte, puis la grosse voix de Monsieur John : « Clémence ! Dépêche-toi ! ». Je n’allais vraiment pas aimer cette surveillance constante. Je ne savais pas du tout comment j’allais pouvoir gérer cette situation !

Je me séchai, enfilai mon pyjama et tressai mes cheveux humides pour la nuit. Puis, je poussai un grand soupir avant de sortir de la salle de bains. Le DA était assis dans le canapé en train de checker son téléphone. En voyant que j’étais sortie de la pièce, il leva les yeux vers moi en posant son smartphone. Puis, il m’ordonna :

-    Au lit, maintenant !

-    Je dois faire ma prière avant, dis-je à mi-voix.

-    Très bien, je vais prier avec toi.

-    Vous… vous êtes catholique ? m’étonnai-je.

Il hocha la tête. Alors, Monsieur John me suivit dans ma chambre et nous nous agenouillâmes tous les deux au pied de mon lit, les coudes posés sur la couverture et les mains jointes. Cette prière fut un moment très réconfortant !

Une fois terminée, mon père-référent me dit d’une voix douce :

-    Aller, couche-toi, Clémence.

-    Vous n’allez pas tenir une semaine, ne pus-je m’empêcher de dire.

-    On verra bien qui de nous deux craquera le premier, rétorqua-t-il. Mais je parierais sur toi !

-    Pourquoi me pourrissez-vous la vie comme ça ? demandai-je.

-    Aller, tu dois dormir, maintenant ! déclara Monsieur John en sortant de la pièce.

Avant de refermer la porte derrière lui, il regarda le sol et dit :

-    Parce que je t’aime.

Et il ferma la porte, me laissant seule dans le noir, ses paroles résonnant dans mon cœur.

 

Monsieur Éric

 

       En voyant l’écran noir et le bip retentir inlassablement, je me dis qu’il avait dû m’oublier. Puis, d’un coup, il y eut un signal sonore et le visage d’Adrian Farlane apparut au milieu de mon écran.

-    Pardonnez-moi pour le retard, mon cher ! Ma fille vient d’accoucher, je suis allé rencontrer ma nouvelle petite-fille !

-    Félicitations ! m’exclamai-je. Comment s’appelle-t-elle ?

-    Rose-Ann, répondit Adrian. Elle est belle comme un cœur !

-    Mais dîtes-moi, vous en êtes rendu à combien de petits-enfants ?

-    Rose-Ann est la dix-septième, m’informa mon patron. Et j’espère qu’il y en aura encore beaucoup d’autres ! En parlant de ça, comment va mon fils ? Il s’acclimate bien à votre école ?

-    Il est parfait, Monsieur ! C’est la pierre angulaire de notre établissement !

-    Ça ne m’étonne pas de mon Johnny ! s’enthousiasma le PD-G. Il a toujours été un bon p’tit gars : perfectionniste, exigeant et juste. Il doit faire un Directeur-Adjoint formidable, non ?

-    Oui, Lionel et lui forment un duo merveilleux, confirmai-je.

-    Rassurez-moi, personne n’a rien deviné durant mon passage ? s’inquiéta mon interlocuteur. Ou durant celui de Georgie ?

-    Personne, Monsieur, assurai-je. Votre secret est bien gardé !

-    Bien ! Je ne veux pas que les autres le regardent différemment. Bon, venons-en à l’objet de notre appel : pourquoi souhaitiez-vous un rendez-vous avec moi ?

-    C’est à propos de Philomène, Monsieur. avouai-je. Je sais que vous l’affectionnez mais ses sanctions relèvent plus du sadisme que de la punition éducative.

-    Vous exagérez, Éric ! Avez-vous des exemples concrets ?

-    Hier, elle a donné trente coups de tawse à une élève qui lui avait répondu « Ouais » au lieu de « Oui ». Cette après-midi, je l’ai vue donner vingt coups de canne à une pensionnaire qui, paraît-il l’avait mal regardée !

Je vis que mon patron réfléchissait.

-    Adrian, ajoutai-je, je vous conjure d’entendre raison. Cette femme ne devrait pas travailler dans l’un de vos établissements !

Monsieur Farlane réfléchit encore un peu puis déclara :

-    C’est d’accord, vous pouvez l’informer de son renvoi immédiat pour faute grave. Je vais demander à ma secrétaire de rédiger ses papiers de licenciement. Est-ce que je peux vous demander de vous charger du recrutement de sa remplaçante ? J’aimerais que ce soit une femme, sinon les associations de féministes vont encore faire une manif’ à l’entrée de nos bureaux. Déjà qu’on a des plaintes au cul pour maltraitance…

-    Ah oui ? m’inquiétai-je.

-    Ne vous en faîtes pas : c’est le cas depuis l’ouverture de la Fondation. Et puis, les gouvernements sont de notre côté, et j’ai toute une armée d’avocats prête à rétamer les plaignants. Donc pas d’inquiétude. Concentrez-vous sur la gestion de votre établissement. Maintenant que j’ai renvoyé Philomène, pouvez-vous me donner des nouvelles de vos pensionnaires ? Notamment les cas compliqués : Abigaëlle, Mathilde, Léa, Valentine, Clémence… ?

-    Clémence est exclusivement gérée par John, répondis-je.

-    Elle va donc vite rentrer dans le rang ! se satisfit Adrian. Et les autres ?

-    Léa et Valentine sont toujours sous le coup de leur punition pour harcèlement il y a quelques semaines…

-    Laissez cette punition active jusqu’aux vacances de Noël. Ça leur fera les pieds ! Et Abigaëlle ?

-    Elle est en cellule, actuellement, répondis-je.

-    Très bien ! Et Mathilde ?

-    John lui a donné deux fessées quotidiennes pendant plusieurs jours. Elle a eu l’air de s’être radoucie.

-    Parfait ! approuva Adrian. Je souhaiterais être informé régulièrement sur le cas de Clémence : non seulement elle est la fille-référente de mon fils, mais en plus si elle réussit son entrée au Grand Conservatoire, ça nous fera un sacré coup de pub ! Je mise beaucoup sur cette gamine.

-    Bien Monsieur, je vous ferai un rapport régulier.

-    Vous êtes parfait Éric. Dîtes-moi, envisageriez-vous de prendre un poste avec de plus hautes responsabilités ? Mon responsable des établissements français part à la retraite en juillet ; j’aimerais que vous le remplaciez. Bien sûr, nous aurons tout le temps d’en reparler ! Mais sachez que si vous le souhaitez, ce poste sera à vous.

-    Je vais y réfléchir, Monsieur.

-    Très bien. Bon, allez vous coucher, mon cher ! La nuit porte conseil, et vous devez préserver votre sommeil ! Bonne nuit, mon petit !

-    Bonne nuit, Adrian.

Je me déconnectai. Waouh. Responsable de tous les établissements français ?! Ce serait carrément la classe.

      

       Je me rendis chez John en rêvant à mon prochain poste. Il sortit à ma rencontre et nous restâmes sur le pas de sa porte d’entrée.

-    Clémence ? demandai-je.

-    Elle dort, répondit-il.

-    Comment ça s’est passé ? m’enquis-je. J’ai la version de Matthieu jusqu’à ce qu’il te laisse seul avec elle…

-    Je l’ai grondée et mise face à ses agissements, me narra mon adjoint. Puis, je lui ai donné une fessée sur mes genoux, mais j’ai été volontairement soft. Je pense qu’elle s’est demandée ce qui se passait. Ensuite, je lui ai annoncé que j’allais lui coller aux basques pendant une semaine, comme nous l’avions décidé.

-    Comment a-t-elle réagi ?

-    Sur le coup, je pense qu’elle n’a pas pris la pleine mesure des choses, me répondit John. Mais quand elle a pris une, puis deux fessées pour avoir fait un écart, je pense qu’elle a enfin compris que la semaine allait être difficile. Tu crois que l’on a pris la bonne décision ?

-    J’en suis persuadé, affirmai-je. C’est la seule solution qui me vienne en tête pour le moment. Clémence a besoin que l’on soit tout le temps derrière elle. Ce qui arrive était inéluctable.

-    Qu’en pense Matthieu ? se renseigna John.

-    Il est d’accord avec nous, répondis-je. Il pense également que ça peut fonctionner et que c’est le seul moyen connu pour que Clémence mette un terme à ses agissements.

-    Tu es sûr que tu vas réussir à te débrouiller ? Comme je serai indisponible toute la semaine…

-    Ça ira, le rassurai-je. Ton père vient de renvoyer Philomène. Nous allons vraiment être en sous-effectif : seuls Matthieu et Lionel seront là pour faire régner l’ordre. Néanmoins, je pourrai quand même interrompre ma paperasse pour donner trois ou quatre bonnes fessées si nécessaire ! Et heureusement que le système des parents-référents reste actif, ça nous donne quand même beaucoup moins de travail qu’avant.

-    Même si je gère Clémence, je vais quand même garder un œil sur Mathilde ! me dit John. D’ailleurs, il faut que je discute avec elle du fait d’avoir aidé Clémence à participer à la veillée…

-    Mathilde ne doit pas être encore couchée, dis-je en regardant ma montre. Tu veux que je reste là à surveiller Clémence pendant que tu vas t’occuper de son derrière ?

-    Tu me rendrais un fier service, avoua John.

-    Vas-y. Je reste avec Clémence.

Tandis que John partait en direction du dortoir n°2, j’entrai dans son appartement, m’assis sur le canapé et sortis mon téléphone pour répondre à quelques mails de parents, en attendant que mon adjoint revienne.

 

A suivre…

 

 

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