- Peux-tu me rappeler
pourquoi je t’ai punie ? me demanda le Directeur-Adjoint.
- Parce que j’ai été
insolente, répondis-je, les yeux rivés vers le sol.
A me tenir ainsi, à demi-nue au milieu de la
pièce, devant mon père-référent très en colère, je n’en menais pas large du
tout !
- Exactement, confirma Monsieur
John. Alors pourquoi as-tu transgressé cette punition ?
- J’avais trop envie de
participer à la veillée, avouai-je avec sincérité.
- Si tu voulais tant participer
à la veillée de ce soir, il ne fallait pas être insolente avec toute la
Direction, et notamment Monsieur Éric !
- J’étais très loin de me
douter que vous alliez me priver de veillée ! protestai-je. Je trouve que
c’était légèrement exagéré comme punition !
Je lançai un regard vers Monsieur John, qui
haussa les sourcils. Oups, je venais encore de commettre un impair !
- Tu trouves que c’était légèrement
exagéré ?! me gronda-t-il. Parce que tu penses que tu as ton mot à dire
sur les punitions dont tu écopes ?!
- Non Monsieur,
répondis-je, consciente de ne m’être une nouvelle fois laissée emportée.
- Il me semble que
Monsieur Éric t’a dit plusieurs fois que tu ne faisais pas la loi, ici !
Tu ne sembles pas avoir assimilé le message ! Tu es ici depuis deux mois.
Deux mois que tu enchaînes les quatre cents coups, deux mois que tu fais vivre
un enfer aux adultes de cet établissement ! Deux mois que tu as les fesses
écarlates sans arrêt ! Pourtant, est-ce que tu te calmes ?! Non, bien
sûr que non !! En t’inscrivant ici, Côme et Célestine ont
affirmé bec et ongle qu’une bonne fessée te calmait ! Alors que se
passe-t-il, Clémence, hein ? Tu es trop habituée à recevoir la fessée,
tellement que tu ne la crains plus, c’est ça ?! Réponds !!
Je ne savais pas quoi dire. Si je répondais « non »
avec honnêteté, mon père-référent me collerait immédiatement une volée ;
et mon derrière me brûlait beaucoup trop pour que j’envisage cette possibilité.
Si je mentais en répondant « oui », peut-être que tout le monde
lâcherait l’affaire, que je serais renvoyée de ce Pensionnat et pourrais
rentrer chez moi en ne recevant plus jamais aucune de ces maudites fessées. Je
n’aurais plus jamais ce sentiment d’être humiliée, infantilisée, honteuse… et
surtout, je n’aurais plus jamais mal aux fesses !!
Après réflexion, je répondis :
- Oui, c’est ça. Je me
fiche de prendre une fessée.
Monsieur John, les mains dans les poches de son
pantalon de costard, sourit en coin. Puis, il se pencha à ma hauteur et me
regarda droit dans les yeux en disant :
- Tu sais ce que je crois,
Clémence Vicœur ? Je crois que tu es en train de me mentir. Je crois que tu encaisses
toutes ces fessées en attendant patiemment que nous en ayons marre et que nous
jetions l’éponge. Tu attends que nous décrétions que les châtiments corporels
ne fonctionnent pas avec toi. Alors qu’ils fonctionnent ! Je sais
pertinemment qu’ils fonctionnent. J’ai déjà eu affaire à des pensionnaires qui
s’en fichaient de recevoir une volée, et je peux te garantir qu’elles étaient à
mille lieux de tes réactions !
Le Directeur-Adjoint m’attrapa le bras. Je ne
pus m’empêcher de le prier immédiatement :
- Non, Monsieur ! S’il
vous plaît ! S’il vous plaît, Monsieur !
- Eh bien alors ? Je
croyais que tu t’en fichais de prendre une fessée, Clémence ! fit-il
remarquer en m’emmenant jusqu’à la causeuse. M’aurais-tu menti ?
- Oui, oui !
avouai-je, paniquée. J’ai menti ! J’ai menti ! Monsieur, s’il vous
plaît ! Pitié !
- Tu es sortie en douce
de ta chambre alors que je t’avais consignée, Clémence ! me rappela Monsieur
John en me basculant à plat ventre sur ses cuisses. Tu as pris l’identité d’une
camarade pour pouvoir berner Monsieur Lionel ! Tu as été insolente et
irrespectueuse envers Monsieur Matthieu ! Et tu viens tout juste de me
mentir ! Donne-moi une seule bonne raison de ne pas te garder sur mes
genoux pour le reste de la soirée !
Pour le reste de la soirée ?! En entendant
ces mots, je me mis à pleurer bruyamment, tentant de bafouiller quelques paroles :
- Nan ! Je vous en
prie, je vous en supplie ! Je vous promets que je vais faire des efforts !
Pitié, Monsieur !
Ce mec me terrifiait. Je n’avais pas pris la pleine
conscience de son pouvoir et de son autorité jusqu’à maintenant. Je devais bien
avouer que j’étais attachée à lui ; mais il n’allait pas tarder à me torturer !!
- J’en ai marre de tes
paroles, Clémence. On en a tous marre !
Et les claques tombèrent ; mais
bizarrement, elles furent moins pénibles que ce que j’avais imaginé. Soit
Monsieur John était davantage clément avec moi parce que Matthieu m’avait déjà sanctionnée,
soit j’avais tellement craint sa colère que mon appréhension avait amplifié
cette fessée. Quoiqu’il en soit, c’était douloureux, oui, mais pas plus qu’une
fessée classique. Matthieu y était allé carrément plus fort ! C’était bizarre.
Il y avait anguille sous roche.
Au bout de quelques minutes, Monsieur John me
releva ses genoux et m’ordonna d’aller me rhabiller. J’obéis, enfilant ma
culotte, puis ma jupe couverte de faux sang humain. Je voulus un instant me frotter
le derrière mais mon père-référent me fila une tape sur les doigts pour m’en
dissuader. Puis, il déclara :
- Puisque tu te crois
plus maligne que tout le monde, Clémence, je vais te prendre à ton propre jeu.
A partir de ce soir, je te prends dans mes appartements. Tu vas dormir chez moi
durant toute la semaine. Il n’y aura pas Mathilde. Juste toi et moi. Aussi, durant
toute cette semaine – donc jusqu’à samedi soir, vingt-et-une heures trente -,
je vais te coller aux basques. Je ne vais rien faire d’autre que de m’occuper
de toi Clémence. Je vais te suivre partout : à la cantine, en classe, partout ; sauf bien sûr lorsque tu iras aux toilettes ou te laver. Je ne te
laisserai souffler qu’une demi-heure par jour. Tout le reste du temps, je serai
avec toi ou dans les parages. Le moindre mot de travers, le moindre geste grossier, la moindre action
inappropriée te vaudra une bonne fessée déculottée. Est-ce que tu m’as bien
compris, Clémence ?!
- Oui, Monsieur,
répondis-je, ayant du mal à encaisser la nouvelle.
- Et si tout cela ne
fonctionne pas, Côme prendra mon relais. Il est déjà prévenu qu’il va
potentiellement devoir prendre une semaine de congés.
Je blêmis.
- Le but est de stopper
immédiatement la spirale infernale de bêtises dans laquelle tu t’es enfermée
depuis deux mois, ajouta le Directeur-Adjoint. Tu vas rentrer dans le rang,
Clémence. Je te le garantis !
Si j’avais arrêté de pleurer en me relevant des
genoux de Monsieur John, mes pleurs reprirent immédiatement. Voilà pourquoi
cette fessée m’avait semblée soft ! Le plus dur était à venir…
- Maintenant, tu vas aller
te laver et ensuite, au lit ! m’annonça-t-il.
- Mais il n’est que neuf heures
et demie ! protestai-je.
En deux secondes à peine, je me retrouvai
penchée sous le bras de mon père-référent, à recevoir une vingtaine de bonnes
claques sur mes fesses nues.
- J’ai dit que tu allais
aller te laver, et qu’ensuite tu irais au lit ! répéta-t-il. Je n’ai pas
été assez clair ?!
- Si, Monsieur,
répondis-je entre deux larmes.
- Alors pourquoi tu
protestes ?!
Je ne répondis pas. J’avais bien trop mal aux
fesses pour ça !
- Avance. Mes appartements
sont par là.
Franchement, les
quartiers de Monsieur John étaient tout aussi classes et spacieux que ceux de
Monsieur Éric. Le Directeur-Adjoint possédait une grande pièce à vivre de
trente mètres carrés, une salle de bains avec baignoire à balnéo et douche, des
toilettes séparées, et deux chambres.
- Je vais demander aux surveillantes
d’apporter tes affaires dans la petite chambre. C’est là que tu dormiras cette
semaine.
Je ne répondis pas. Je me retrouvai une
nouvelle fois déculottée à recevoir une dizaine de claques avant même que je
comprenne ce qu’il se passait !
- Je viens de te parler,
Clémence ! me gronda Monsieur John en me lâchant. Qu’est-ce que tu dois me
dire ?!
- Oui Monsieur, dis-je d’une
traite, la voix tremblotante.
- Bien. Va te laver afin
de redevenir une humaine convenable.
Je mis un temps fou à
enlever le faux sang de mes cheveux, ainsi que les prothèses et tout le maquillage
que Lucille et Mathilde m’avaient flanqué sur le visage. J’étais en train de me
rincer lorsque j’entendis toquer à la porte, puis la grosse voix de Monsieur
John : « Clémence ! Dépêche-toi ! ». Je n’allais
vraiment pas aimer cette surveillance constante. Je ne savais pas du tout
comment j’allais pouvoir gérer cette situation !
Je me séchai, enfilai
mon pyjama et tressai mes cheveux humides pour la nuit. Puis, je poussai un
grand soupir avant de sortir de la salle de bains. Le DA était assis dans le
canapé en train de checker son téléphone. En voyant que j’étais sortie de la
pièce, il leva les yeux vers moi en posant son smartphone. Puis, il m’ordonna :
- Au lit, maintenant !
- Je dois faire ma
prière avant, dis-je à mi-voix.
- Très bien, je vais
prier avec toi.
- Vous… vous êtes catholique ?
m’étonnai-je.
Il hocha la tête. Alors, Monsieur John me
suivit dans ma chambre et nous nous agenouillâmes tous les deux au pied de mon
lit, les coudes posés sur la couverture et les mains jointes. Cette prière fut
un moment très réconfortant !
Une fois terminée, mon père-référent me dit d’une
voix douce :
- Aller, couche-toi,
Clémence.
- Vous n’allez pas tenir
une semaine, ne pus-je m’empêcher de dire.
- On verra bien qui de
nous deux craquera le premier, rétorqua-t-il. Mais je parierais sur toi !
- Pourquoi me pourrissez-vous
la vie comme ça ? demandai-je.
- Aller, tu dois dormir, maintenant !
déclara Monsieur John en sortant de la pièce.
Avant de refermer la porte derrière lui, il
regarda le sol et dit :
- Parce que je t’aime.
Et il ferma la porte, me laissant seule dans le
noir, ses paroles résonnant dans mon cœur.
Monsieur Éric
En
voyant l’écran noir et le bip retentir inlassablement, je me dis qu’il avait dû
m’oublier. Puis, d’un coup, il y eut un signal sonore et le visage d’Adrian
Farlane apparut au milieu de mon écran.
- Pardonnez-moi pour le
retard, mon cher ! Ma fille vient d’accoucher, je suis allé rencontrer ma
nouvelle petite-fille !
- Félicitations ! m’exclamai-je.
Comment s’appelle-t-elle ?
- Rose-Ann, répondit Adrian.
Elle est belle comme un cœur !
- Mais dîtes-moi, vous en
êtes rendu à combien de petits-enfants ?
- Rose-Ann est la dix-septième,
m’informa mon patron. Et j’espère qu’il y en aura encore beaucoup d’autres !
En parlant de ça, comment va mon fils ? Il s’acclimate bien à votre école ?
- Il est parfait, Monsieur !
C’est la pierre angulaire de notre établissement !
- Ça ne m’étonne pas de
mon Johnny ! s’enthousiasma le PD-G. Il a toujours été un bon p’tit gars :
perfectionniste, exigeant et juste. Il doit faire un Directeur-Adjoint formidable,
non ?
- Oui, Lionel et lui
forment un duo merveilleux, confirmai-je.
- Rassurez-moi, personne
n’a rien deviné durant mon passage ? s’inquiéta mon interlocuteur. Ou
durant celui de Georgie ?
- Personne, Monsieur,
assurai-je. Votre secret est bien gardé !
- Bien ! Je ne veux
pas que les autres le regardent différemment. Bon, venons-en à l’objet de notre
appel : pourquoi souhaitiez-vous un rendez-vous avec moi ?
- C’est à propos de
Philomène, Monsieur. avouai-je. Je sais que vous l’affectionnez mais ses sanctions
relèvent plus du sadisme que de la punition éducative.
- Vous exagérez, Éric !
Avez-vous des exemples concrets ?
- Hier, elle a donné trente
coups de tawse à une élève qui lui avait répondu « Ouais » au lieu de
« Oui ». Cette après-midi, je l’ai vue donner vingt coups de canne à
une pensionnaire qui, paraît-il l’avait mal regardée !
Je vis que mon patron réfléchissait.
- Adrian, ajoutai-je, je
vous conjure d’entendre raison. Cette femme ne devrait pas travailler dans l’un
de vos établissements !
Monsieur Farlane réfléchit encore un peu puis
déclara :
- C’est d’accord, vous
pouvez l’informer de son renvoi immédiat pour faute grave. Je vais demander à
ma secrétaire de rédiger ses papiers de licenciement. Est-ce que je peux vous
demander de vous charger du recrutement de sa remplaçante ? J’aimerais que
ce soit une femme, sinon les associations de féministes vont encore faire une
manif’ à l’entrée de nos bureaux. Déjà qu’on a des plaintes au cul pour
maltraitance…
- Ah oui ? m’inquiétai-je.
- Ne vous en faîtes pas :
c’est le cas depuis l’ouverture de la Fondation. Et puis, les gouvernements sont
de notre côté, et j’ai toute une armée d’avocats prête à rétamer les
plaignants. Donc pas d’inquiétude. Concentrez-vous sur la gestion de votre établissement.
Maintenant que j’ai renvoyé Philomène, pouvez-vous me donner des nouvelles de
vos pensionnaires ? Notamment les cas compliqués : Abigaëlle,
Mathilde, Léa, Valentine, Clémence… ?
- Clémence est
exclusivement gérée par John, répondis-je.
- Elle va donc vite
rentrer dans le rang ! se satisfit Adrian. Et les autres ?
- Léa et Valentine sont
toujours sous le coup de leur punition pour harcèlement il y a quelques
semaines…
- Laissez cette punition
active jusqu’aux vacances de Noël. Ça leur fera les pieds ! Et Abigaëlle ?
- Elle est en cellule,
actuellement, répondis-je.
- Très bien ! Et
Mathilde ?
- John lui a donné deux
fessées quotidiennes pendant plusieurs jours. Elle a eu l’air de s’être radoucie.
- Parfait ! approuva
Adrian. Je souhaiterais être informé régulièrement sur le cas de Clémence :
non seulement elle est la fille-référente de mon fils, mais en plus si elle
réussit son entrée au Grand Conservatoire, ça nous fera un sacré coup de pub !
Je mise beaucoup sur cette gamine.
- Bien Monsieur, je vous
ferai un rapport régulier.
- Vous êtes parfait Éric.
Dîtes-moi, envisageriez-vous de prendre un poste avec de plus hautes
responsabilités ? Mon responsable des établissements français part à la
retraite en juillet ; j’aimerais que vous le remplaciez. Bien sûr, nous
aurons tout le temps d’en reparler ! Mais sachez que si vous le souhaitez,
ce poste sera à vous.
- Je vais y réfléchir,
Monsieur.
- Très bien. Bon, allez
vous coucher, mon cher ! La nuit porte conseil, et vous devez préserver votre
sommeil ! Bonne nuit, mon petit !
- Bonne nuit, Adrian.
Je me déconnectai. Waouh. Responsable de tous
les établissements français ?! Ce serait carrément la classe.
Je
me rendis chez John en rêvant à mon prochain poste. Il sortit à ma rencontre et
nous restâmes sur le pas de sa porte d’entrée.
- Clémence ? demandai-je.
- Elle dort, répondit-il.
- Comment ça s’est passé ?
m’enquis-je. J’ai la version de Matthieu jusqu’à ce qu’il te laisse seul avec
elle…
- Je l’ai grondée et mise
face à ses agissements, me narra mon adjoint. Puis, je lui ai donné une fessée
sur mes genoux, mais j’ai été volontairement soft. Je pense qu’elle s’est demandée ce qui se passait. Ensuite, je lui ai annoncé que j’allais lui coller aux basques
pendant une semaine, comme nous l’avions décidé.
- Comment a-t-elle réagi ?
- Sur le coup, je pense
qu’elle n’a pas pris la pleine mesure des choses, me répondit John. Mais quand
elle a pris une, puis deux fessées pour avoir fait un écart, je pense qu’elle a
enfin compris que la semaine allait être difficile. Tu crois que l’on a pris la
bonne décision ?
- J’en suis persuadé,
affirmai-je. C’est la seule solution qui me vienne en tête pour le moment. Clémence
a besoin que l’on soit tout le temps derrière elle. Ce qui arrive était inéluctable.
- Qu’en pense Matthieu ?
se renseigna John.
- Il est d’accord avec
nous, répondis-je. Il pense également que ça peut fonctionner et que c’est le
seul moyen connu pour que Clémence mette un terme à ses agissements.
- Tu es sûr que tu vas
réussir à te débrouiller ? Comme je serai indisponible toute la semaine…
- Ça ira, le rassurai-je.
Ton père vient de renvoyer Philomène. Nous allons vraiment être en
sous-effectif : seuls Matthieu et Lionel seront là pour faire régner l’ordre.
Néanmoins, je pourrai quand même interrompre ma paperasse pour donner trois ou
quatre bonnes fessées si nécessaire ! Et heureusement que le système des
parents-référents reste actif, ça nous donne quand même beaucoup moins de travail
qu’avant.
- Même si je gère
Clémence, je vais quand même garder un œil sur Mathilde ! me dit John. D’ailleurs,
il faut que je discute avec elle du fait d’avoir aidé Clémence à participer à
la veillée…
- Mathilde ne doit pas
être encore couchée, dis-je en regardant ma montre. Tu veux que je reste là à
surveiller Clémence pendant que tu vas t’occuper de son derrière ?
- Tu me rendrais un fier
service, avoua John.
- Vas-y. Je reste avec
Clémence.
Tandis que John partait en direction du dortoir
n°2, j’entrai dans son appartement, m’assis sur le canapé et sortis mon
téléphone pour répondre à quelques mails de parents, en attendant que mon
adjoint revienne.
A suivre…

Commentaires
Enregistrer un commentaire
Alors ? Qu'en avez-vous pensé ?