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Journal d'une étudiante accueillie. - Chapitre 129


Mercredi 4 mars 2020

 

       Je venais de finir de m’habiller quand Ana débarqua dans ma chambre, toute guillerette.

-    Qu’est-ce que tu as ? lui demandai-je.

-    Un jeu ! s’exclama-t-elle en me montrant la demi-feuille qu’elle avait à la main. Louise et Mayeul sont partants, il ne reste plus que toi !

-    Et en quoi consiste ce jeu ? m’enquis-je.

Ana me tendit le bout de papier et m’expliqua :

-    Sur cette feuille, il y a dix défis à réaliser aujourd’hui ! Si tu réussis à en réaliser au moins cinq, tu as gagné !

-    Et qu’est-ce qu’il y a à gagner ? demandai-je.

-    Pour toi, j’organiserai une rencontre nocturne avec Mathieu, répondit ma sœur.

-    Mytho ! crachai-je. C’est impossible de faire ça !

-    Tu verras bien… Alors, partante ou pas ?

Je jetai un œil à la liste :

1.   Faire le tour d’une pièce sans poser les pieds sur le sol, uniquement en passant par les meubles.

2.   Rester la journée entière sans prononcer le prénom d’un autre membre de la famille.

3.   Marcher partout à reculons pendant dix minutes.

4.   Manger un repas entier avec la mauvaise main.

5.   Réussir à faire rire un frère ou une sœur pendant qu’il se fait gronder par un adulte.

6.   Se déplacer uniquement en sautant sur un pied.

7.   Faire passer un objet d’une chambre à une autre sans jamais le porter à la main.

8.   Communiquer pendant une heure uniquement avec des gestes.

9.   Porter un vêtement à l’envers toute la journée sans se faire remarquer.

10.  Réussir à faire dire un mot précis à un adulte sans jamais le lui demander directement.

Levant la tête vers Ana, je lui lançai :

-    Vous avez vraiment décidé de faire les gamins, en fait !

-    Alors, est-ce que tu joues avec nous ou est-ce que tu es toujours une poule mouillée ? me questionna Ana d’un air malicieux. Pense à Mathieu…

-    C’est bon, je marche ! craquai-je, n’ayant pas envie d’être la seule à ne pas jouer aujourd’hui.

-    Ok ! s’enthousiasma Ana. Par contre, il faut que tu choisisses à l’avance les défis que tu vas réaliser !

-    Sérieux ?! Tu ne me l’avais pas dit, ça !!

-    Oui mais sinon, ce n’est pas du jeu ! Alors, Manou ?

Je regardai la liste en réfléchissant quelques instants, puis finis par annoncer :

-    Je choisis les défis 1, 3, 4, 5 et 9.

-    Super !! chantonna Ana. Ça commence dès maintenant !! Puisse le sort t’être favorable !!

Lorsque ma sœur sortit de ma chambre, je me demandais bien comment j’allais pouvoir réaliser tous ces défis ; néanmoins, je devais avouer que j’approuvais l’initiative de ma sœur : cela égayerait la journée !

 

-    Marie, tu me fais tes devoirs, s’il te plaît ! me dit papa en entrant dans ma chambre.

J’avais mon casque sur les oreilles et écoutais de la musique à fond. Michael s’approcha de mon lit et ôta mon casque de ma tête.

-    Tes devoirs !

-    Je les ferai cette après-midi en rentrant du badminton, répondis-je.

-    Non car Magda et son père viennent prendre le goûter à la maison, m’annonça papa. Donc tu me fais tes devoirs maintenant !

-    Je suis obligée d’assister au goûter ? me lamentai-je.

-    Tu es en train de me demander si tu dois être polie, là ?! s’offusqua mon père. Bien sûr que tu dois y assister ! Comme chacun des membres de cette famille, tu te dois d’accueillir correctement des invités ! Donc tu me fais tes devoirs maintenant.

-    Mais papa…

Michael prit son smartphone dans sa main et tapota l’écran avant de dire :

-    Tu as un commentaire de texte à faire en littérature française, deux exercices en grammaire avancée et une leçon d’histoire à apprendre. Allez, au boulot !

-    Mais papa, je n’ai pas envie ! bougonnai-je.

-    Ce n’est pas mon problème.

-    En plus, je voulais regarder le passage télé de maman !

-    Tu le regarderas en replay. Pour l’instant, tu me fais tes devoirs, Marie !

-    Mais c’est injuste ! protestai-je. Moi j’ai plein de devoirs alors que Mayeul et Ana se la coulent douce…

-    Tu es dans le groupe Diamant donc c’est comme ça. Tu assumes !

-    Je voudrais rejoindre le groupe d’Ana… Au moins dans le groupe Emeraude, ils ont déjà moins de travail !

-    Marie, arrête de râler ! me gronda Michael. Ça suffit, maintenant ! Tu te mets au travail. Je reviens pour midi moins le quart : si tes devoirs ne sont pas faits, tu seras punie !

Mon père sortit de ma chambre et je croisai les bras sur ma poitrine en bougonnant. Je n’avais pas envie de travailler, moi !

 

       M’étant tout de même mise au travail pour éviter que papa ne me tombe dessus, je me souvins que Louise m’avait emprunté l’un de mes surligneurs. Puisque j’en avais besoin pour réaliser mon commentaire de texte, je me rendis dans la chambre de ma sœur ; mais je restai dans l’encadrement de la porte car Louise était en train de se faire fortement réprimander par papa. C’était le moment de réaliser le défi n°5.

-    Ça fait trois fois que je te réprimande pour avoir embêté ton frère ! grondait papa. Tu es allée au coin et hier soir, je t’ai envoyée au lit ! Malgré ça, tu continues d’embêter Mayeul ! Il te faut une fessée, c’est ça ?! Il te faut une bonne fessée pour que tu comprennes enfin et que tu laisses son frère et sa relation tranquilles ?!

Face à Louise, papa me tournant le dos, je me mis à faire des grimaces à ma sœur.

-    Je refuse que tu tournes en dérision la relation naissante de Mayeul avec Magda ! poursuivait papa.

Louise parvenait à se contrôler malgré mes grimaces. Je pris alors un air sévère, levai mon index et bougeai les lèvres pour imiter silencieusement papa. Ma sœur ne put se retenir et éclata de rire. Michael, ne m’ayant toujours pas vue, explosa :

-    Ça te fait rire ?! Viens ici !! On va voir si tu riras encore après une bonne fessée !!

Papa baissa le jean de Louise, emportant sa culotte dans la foulée.

-    Nan papa ! pria Louise. C’est Marie qui m’a fait rire ! Pardon ! Pardon !

Michael jeta un coup d’œil vers moi : j’avais totalement repris mon sérieux. Je dis, le plus calmement du monde :

-    Je viens récupérer le surligneur que Louise m’a emprunté !

Papa reporta alors son attention sur ma sœur et lui flanqua une fessée debout carabinée, tandis que je récupérais l’objet de ma visite sur le bureau de ma sœur et retournais dans ma chambre.

       Même si c’était au détriment des fesses de Louise, le défi n°5 était réalisé ! Plus que quatre ! Je commençais à me prendre au jeu…

 

       Midi moins le quart : maman rentra du plateau-télé et vint me faire un coucou et vérifier mes devoirs.

-    Ce n’est pas papa qui devait vérifier ? me renseignai-je.

-    Il avait à faire avec Ana, répondit maman. Montre-moi ce que tu as fait.

Tous mes devoirs étaient réalisés, ma mère me félicita en m’embrassant sur le front.

-    On mange dans dix minutes, Marie chérie.

-    On mange quoi ?

-    Lasagnes de légumes, répondit maman.

-    D’ac’ ! dis-je en la regardant Scarlett sortir de ma chambre.

 

Le repas fut l’occasion pour moi de réaliser le défi n°4. Forcément, cela souleva quelques questions de la part de mes parents :

-    Marie chérie, pourquoi ne manges-tu pas de la main gauche, comme d’habitude ?

-    Oui Marie, dis-nous pourquoi ! me lança traîtreusement Louise.

Bien évidemment, la réplique de ma sœur mit la puce à l’oreille de maman, qui plissa les yeux. Je mentis :

-    Je me suis fait mal à la main gauche tout à l’heure, en me cognant à mon bureau. Je préfère ne pas l’utiliser pour l’instant.

-    Tu veux qu’on prenne rendez-vous chez le médecin ? questionna Michael.

-    Non, non, ça va passer ! souris-je.

Maman nous regardait à tour de rôle mes sœurs, mon frère et moi. Louise aurait vraiment dû fermer sa bouche ! Après quelques secondes de réflexion, elle dit :

-    Bon, très bien. C’est quoi le truc ?

-    Quel truc ? demanda Ana.

-    Vous agissez bizarrement ! constata maman. Mayeul porte son pull à l’envers alors qu’il déteste être mal habillé, Louise explose de rire pendant que papa la gronde, Ana sautille sur un seul pied parce qu’elle dit qu’elle s’est faite mal à la cheville, et maintenant Marie s’est faite mal à la main gauche. Donc : quel est le truc ?!

-    Y’a pas de truc, maman ! dit Mayeul.

-    Très bien, dit Scarlett. Je vous laisse du temps pour venir me dire ce qui se passe ; mais je vous préviens : si je découvre vos manigances par moi-même, vous prendrez tous les quatre une déculottée. C’est clair ?!

Nos quatre « Oui maman » furent discrets et angoissés.

 

       En sortant de table, je me rendis dans la chambre d’Ana : Louise était déjà là. J’annonçai :

-    Je vais tout raconter à maman. Hors de question que je prenne une fessée !

-    Moi aussi ! poursuivit Louise. Papa m’en a déjà donné une ce matin à cause de ces défis débiles, hors de question que j’en prenne une autre !

-    Si vous gâchez notre petite journée amusante et balançant tout à maman, je dirai aux parents que vous n’avez pas effectué l’exposé que monsieur Loup a donné au groupe Diamant pour demain ! menaça Ana.

-    Mais il ne nous a donné aucun exposé !! protesta Louise.

-    Ce sera ma parole contre la vôtre, sourit Ana.

-    De toute façon, il y a la réunion avec les parents demain soir, rappelai-je. Papa et maman sauront vite que nous n’avions pas d’exposé à faire !!

-    Certes mais en attendant, dans le doute, ils vous le feront faire ! dit Ana. Vous avez le droit d’arrêter de jouer mais vous fermez vos bouches !!

-    Espèce de garce !! lançai-je. De toute façon, je ne joue plus à ton jeu débile !!

-    Marie ! m’appela papa.

Je soupirai d’agacement et sortis de la chambre d’Ana pour me rendre dans la mienne.

-    Oui papa ? demandai-je.

-    Tu es censée faire une sieste avant d’aller au bad.

-    Oh mais papa…

-    C’est le planning que nous avons convenu il y a plusieurs semaines, Marie. Allez, couche-toi ma princesse.

J’obéis en bougonnant.

 

       En me réveillant, je préparai mon sac de sport, puis maman m’emmena au badminton. J’y retrouvai Adélaïde et ensemble, nous passâmes une très chouette séance !

 

      

       Après que papa soit venu me chercher au bad, j’eus tout juste le temps de prendre une douche avant que Magdalena et son père n’arrivent. Pour l’occasion, maman avait cuisiné plein de pâtisseries : elle avait dû y passer un temps fou !

Tandis que Tristan et sa fille s’installaient dans notre canapé – pour le coup, eux avaient eu l’obligation d’enlever leurs chaussures à l’entrée de la maison ! – Assa faisait le service, apportant les différents mets préparés par maman.

-    Tu as pu te libérer pour venir nous voir alors ! dit papa à son ami.

-    Oui, j’ai demandé à ne plus travailler le mercredi pour pouvoir m’occuper de Magda, nous informa Tristan.

-    J’espère que tu fais moins de bêtises, Magda ! lui lança fermement Michael.

Magda baissa la tête, se souvenant sûrement de la rouste que lui avait donnée mon père. Ce fût Tristan qui réagit :

-    Elle s’est un peu calmée, oui. Elle fait moins de caprice et me tient moins tête ! La guerre n’est pas encore remportée mais c’est en bonne voie !

-    Et comment explique-t-on cette petite accalmie ? demanda papa.

-    Avant les vacances, je lui ai dit que j’en avais assez qu’elle soit dans l’opposition constante, et que je lui donnerais une très grosse déculottée chaque matin et chaque soir jusqu’à ce qu’elle décide de rentrer dans le rang. Elle a tenu trois jours… Ensuite, elle s’est enfin calmée et est restée sage durant toute la semaine de vacances où je l’ai eue ! Depuis dimanche soir, j’ai dû lui donner une seule fessée… Je crois qu’elle a enfin décidé de jeter les armes. Hein, Magdalena ?

-    Oui papa, répondit mon amie en gardant la tête baissée.

Elle me faisait trop de peine. Dire que ces humiliations à répétition sont devenues monnaie courante… Comment a-t-on pu en arriver là ?

-    Si nous vous avons demandé de venir, c’est parce que nous voudrions parler de la relation entre Mayeul et Magda, dit maman. Louise, Marie et Anaïs, vous pouvez disposer quelques instants.

-    Quoi ?! tonnai-je agressivement. Mais j’aurais pu faire mes devoirs, en fait ! C’est vraiment abusé ! Ça me casse les couilles !

-    A qui est-ce que tu parles comme ça ?! me gronda papa en me regardant sévèrement. A qui est-ce que tu parles comme ça, Marie Webber ?!

-    Non mais c’est juste que je suis saoulée, là… me justifiai-je à mi-voix, me ratatinant devant mon père.

Avant que je comprenne ce qui allait m’arriver, Michael se leva du canapé, m’attrapa par le bras et me colla cinq bonnes claques sur le pantalon. Devant Magda et Tristan. La honte !

-    Monte dans ta chambre ! me gronda mon père. Tu t’allonges sur ton lit et tu y restes ! J’allume le babyphone : si je te vois bouger de ton lit, gare à tes fesses, Marie !

Je montai dans ma chambre en bougonnant. C'était vraiment mon état d'esprit du jour : la bougonnade !! Mes parents n’avaient plus allumé le babyphone depuis mon départ en vacances dans ma famille biologique. Le fait de me savoir à nouveau fliquée ne me plaisait pas du tout !

 

       Mon père me « délivra » de mon lit au bout d’une longue demi-heure. Une longue demi-heure durant laquelle je m’étais passée tous les scénarios en tête pour sortir de cette putain de réforme de merde. Il devait bien y avoir un réseau de résistance quelque part, non ?

 

       Au dîner, mon débile de frère s’amusa à continuer les défis et à tenter de manger de la main gauche alors qu’il est droitier, ce qui agaça papa et maman.

-    Mayeul, mange correctement ! lui ordonna Scarlett.

-    C’est pour tester, voir si je suis ambidextre ou pas ! répondit mon frère.

-    Ah bon ? demanda maman. Ce n’est pas le défi numéro…

Scarlett sortit un bout de papier de son jean. Le même bout de papier qu’Ana m’avait donné ce matin.

-    …quatre ?

Nous nous figeâmes tous les quatre. Maman sembla jubiler même si elle eut la décence de le camoufler un peu. Elle reprit :

-    Si vous m’aviez tout simplement dit ce midi que vous aviez décidé de vous lancer des défis toute la journée, papa et moi vous aurions peut-être un peu grondés mais on aurait tout de même trouvé cela rigolo – enfin, mis à part les défis qui auraient pu vous coûter votre bonne santé ! Cependant, vous vous êtes entêtés à ne rien nous dire. Je vous avais dit que si je découvrais quelque chose par moi-même, vous seriez punis. Donc tant pis pour vous, on règlera ça après le repas.

-    Maman, non !

-    S’il te plaît !

-    On craignait juste de se faire gronder !

-    Pitié !

-    Vous vous êtes condamnés tout seuls, les enfants ! ajouta maman.

-    Oui, c’est vraiment dommage, poursuivit papa.

Je passai tout le reste du repas à pleurer. Moi qui m’étais promise de ne plus recevoir de fessée de toute ma vie, j’héritais d’une maudite punition collective à cause d’Ana et de ses conneries. Ah ça, je n’étais vraiment pas prête de lui pardonner !

 

       Papa se rendit dans son bureau car il avait un meeting important en visio pour le travail, laissant maman nous punir seule. Elle mit Ana sur ses genoux ; et la fessée qu’elle lui flanqua me donna l’envie de fuir ! Avant dimanche soir, je me serais résignée, me disant que ce n’était qu’une fessée de plus… Mais depuis dimanche soir, je m’en faisais désormais toute une montagne. Je n’avais pas arrêté de pleurer depuis l’annonce de maman au dîner et si Scarlett semblait rester imperméable, je savais que Michael avait de la peine. Peut-être que s’il n’avait pas eu son fichu meeting, il aurait demandé à maman de m’épargner ?

Maman attrapa Mayeul et lui flanqua exactement la même déculottée salée. Les fesses d’Ana avaient viré au rouge à une vitesse inquiétante ; les fesses de mon frère également. Quand Mayeul se releva des genoux de maman et se rhabilla délicatement, je sentais bien que Scarlett y avait été fort ! Si Anaïs et Mayeul n’avaient pas pleuré, ils avaient en revanche bien dû sentir passer la main maternelle !

-    Louise, viens ici ! ordonna maman.

Ma sœur recula plutôt que d’avancer, ce qui agaça fortement notre mère qui lui colla quatre bonnes claques sur les fesses après l’avoir attrapée, et finit tout de même par la mettre sur ses genoux. Le derrière de ma sœur finit également par tourner au rouge vif. Décidément, ce n’était pas la journée de Louise…

Quand ma mère m’attrapa, mes larmes doublèrent et je la priai de toutes mes forces. Malgré cela, Scarlett ne céda pas. Après avoir baissé mon jean et m’avoir allongée en travers de ses cuisses, elle entreprit de baisser ma culotte en me disant :

-    Je suis vraiment désolée, Marie. Ça me brise le cœur de te voir dans cet état. Mais tu aurais dû venir me parler.

-    Ana nous en a empêchées ! protestai-je. Louise et moi, on voulait venir te parler ! Mais Ana nous a menacées !

-    Qu’est-ce que tu racontes ?!

-    C’est la vérité, maman ! Demande à Louise ! Pitié, s’il te plait, ne me punis pas !

-    Tu aurais quand même dû venir me dire qu’Ana t’avait menacée, dit ma mère. Tu n’as pas d’excuses, Marie !

Et ma mère se mit à me claquer les fesses. Néanmoins, je ne savais si c’était parce qu’elle commençait à fatiguer au bout de la quatrième fessée donnée, et ou si c’était parce qu’elle avait pitié de moi, mais je trouvais qu’elle tapait un tout petit peu moins fort sur mon derrière que sur ceux de ma fratrie. Cependant, je sentis quand même bien passer la volée qui me tomba dessus ; et lorsqu’elle en eut fini avec moi, je pleurais abondamment.

-    Va te doucher et te mettre en pyjama, me dit-elle. Je vais aller voir Louise.

 

En sortant de la douche, je me séchai et attrapai mon pyjama afin de m’habiller pour la nuit. J’allais préparer mon cartable pour demain quand j’entendis la grosse voix de papa s’élever dans le couloir : « Tu as osé menacer tes sœurs ?! Tu es sérieuse Anaïs Morgane Webber ?! Tu es vraiment sérieuse ?! Je n’en ai strictement rien à faire que maman t’ait déjà punie ! Tu vas te reprendre une très bonne fessée de ma part et crois-moi, tu vas la sentir passer ! Les petites chipies comme toi, je les mate !! ».

 

 En me couchant, papa et maman vinrent me border après avoir vérifié une dernière fois mes devoirs et checké mon sac pour demain. Ils me firent promettre de leur dire immédiatement si l’un de mes frère et sœurs me menaçait à nouveau. Je promis.

 

A suivre…

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