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Le suivi de Little Princess - Top départ des vacances !!

 


       Si l’on éclipse la séance ratée avec Jean fin juillet, je n’avais pas reçu de « vraie fessée » depuis le 13 mai, soit trois mois. Trois mois sans recevoir une seule volée, c’était inespéré ! Mon esprit commençait déjà à entrevoir une lueur d’espoir : peut-être qu’après tout, ça s’arrêterait là ? Peut-être que mon frère me laisserait enfin tranquille ?

Malgré tous les items du tableau qui partaient à vau-l’eau, je me sentais enfin libre de faire ce que je voulais !

 

       Hugo et moi devions aller deux semaines en vacances chez Gabriel à la fin du mois de juillet ; mais les incendies ayant frappé très fort en Gironde cette année, mon frère a été évacué de chez lui et nous avons dû changer notre destination de vacances.

Entre temps, j’ai eu un rendez-vous catastrophique avec mon gastroentérologue. Je vous passe les détails ; mais en gros, j’étais tellement fâchée par ce qu’il m’a dit que j’ai fini par lui dire d’aller se faire foutre.

 

       Hugo était affolé. Il était affolé par l’état de ma santé et par le fait que, depuis le début de l’été, je parlais très mal aux gens, y compris à mon mari. Il me tanna de plus en plus pour que j’insiste dans mes recherches d’un relais pour Gabriel.

Et Daniel est entré dans notre vie.

 

       A cause des différents départs en vacances en ce mois d’août, Daniel n’a pas encore eu l’occasion de faire ses preuves ; mais déjà par messages, je sens qu’il n’a pas l’air commode. Pour le moment, il ne se laisse pas du tout impressionner et je pense qu’il est même impatient de m’avoir sous la main. De plus, Daniel n’habite qu’à vingt-cinq minutes de chez moi, ce qui n’augure rien de bon pour la santé de mon postérieur !

 

       Les incendies terminés, Hugo et moi pûmes enfin prendre la route pour nous rendre chez Gabriel, ce samedi 15 août. Nous étions accompagnés de mon petit frère, mon filleul et ma belle-sœur. Autant de monde dans la jolie maison de mon frère réduirait drastiquement les possibilités pour Gabriel de régler ses comptes. Du moins, jusqu’au samedi 22 août ; car à partir de cette date-là, Hugo devant reprendre le travail remonterait à la maison avec tout le monde, et je resterais seule avec Gabriel pendant une petite semaine.

 

       Après presque sept heures de route, nous voici donc arrivés en fin d’après-midi chez mon grand frère. Ce dernier était absent car il était en concert en Vendée. Nous trouvâmes donc une maison vide mais familière : l’odeur de cette maison me rappelle tant de choses ! Tous les souvenirs remontèrent. L’odeur de la maison de Gabriel, c’est aussi l’odeur des vacances, l’odeur de mon frère, l’odeur de l’amour fraternel.

Mes sens de l’odorat et du goût étant plus développés que la moyenne, je suis très attachée aux odeurs de mes proches. Ça peut paraître bizarre dit ainsi mais c’est pourtant la vérité !

       Nous posâmes nos bagages, nous installâmes, puis allâmes faire le plein de courses au supermarché avant de préparer le dîner. A table, mon mari annonça que dès le lendemain, il aimerait aller grimper la dune du Pilat. Ne pouvant m’y rendre à cause de mon genou abîmé, je compris bien vite que j’allais me retrouver seule à la maison avec mon frère, qui serait rentré de Vendée.

 

       Trois mois sans aucune fessée ; cela signifiait quelque chose de paradoxal : d’un côté, je craignais de me retrouver à nouveau sur les genoux de mon frère ; d’un autre côté, je me sentais presque « à l’abri » puisqu’aucune vraie punition n’était tombée. J’avais l’illusion que le temps m’avait immunisée.

 

       Hier, dimanche 16 août, Hugo partit donc à la dune du Pilat avec sa sœur, mon petit frère et mon filleul, me laissant seule avec Gabriel.

Mon grand frère a vécu un été particulièrement éprouvant, autant sur le plan professionnel que personnel. Ça a été très dur pour lui. Hugo, Jeanne et moi avons tenté d’être les plus présents possibles pour lui : nous l’appelions tous les jours pour le soutenir moralement. Néanmoins, il a quand même morflé, le pauvre ! Alors, seuls tous les deux à la maison, nous parlâmes avant tout de ce qu’il avait vécu durant ce début d’été catastrophique.

Puis, cette discussion passée, Gabriel sortit son téléphone pour regarder mon tableau. Aïe. Mon cœur accéléra sa cadence. Déjà que le tableau n’était pas fameux, mais en plus j’avais débarqué chez mon frère sans avoir la totalité de mes médicaments : j’avais attendu le dernier moment pour aller à la pharmacie, soit le samedi matin avant de prendre la route… en oubliant totalement que nous étions le 15 août et que ma pharmacie habituelle serait fermée ! Même munie de mon ordonnance, il serait presqu’impossible qu’une autre pharmacie, qui ne me connaît pas, me délivre l’un de mes médicaments, un anti-douleur à base de codéine. Les pharmaciens se méfient car des gens abusent de ces substances ou en font un trafic. Les pharmacies sont donc réticentes à me délivrer mon traitement, même lorsque je montre mon ordonnance en bonne et due forme et ma carte vitale. Seule ma pharmacie habituelle me délivre mon traitement sans encombre… et elle était fermée !

Gabriel était parti dans l’optique de regarder le tableau ; mais en apprenant que j’avais attendu le dernier moment pour aller chercher mes médicaments manquants et que par conséquent, je ne les avais pas tous, il décida qu’il allait me tomber dessus pour ça.

-    Tu ne t’es pas dit que c’était risqué d’aller chercher tes médicaments au dernier moment ?!

-    J’ai oublié qu’on était le 15 août ! avouai-je.

-    Donc là tu n’as pas tes anti-douleurs ?!

-    Si, je les ai pour cette semaine…

-    Et pour la semaine d’après ?! Comment tu vas faire ?!

-    Ben… Je ne sais pas...

Mon frère semblait furieux. Il m’annonça :

-    Bon, je vais aller fermer toutes les fenêtres de la maison pour éviter que quelqu’un appelle la police…

Oh là là. J’étais dans une merde monumentale. Ça allait tomber pour la première fois depuis trois mois. Je ne me souvenais même plus comment on faisait pour encaisser une fessée ! Je me souvenais vaguement que c’était douloureux… Mais je me souvenais surtout de la vexation et de l’humiliation que l’on ressent !

C’est « marrant » comme l’esprit occulte des choses qui pourraient vraiment servir, parfois ! Je peux vous donner de tête les dates de naissances de célébrité pour les avoir lues une fois sur internet ; mais sur le moment, j’étais incapable de me remémorer ô combien une fessée faisait mal alors que j’ai dû en recevoir une centaine dans ma vie !

Cela dit, il y a une différence entre une « fessounette » comme dirait Charlotte, et une vraie fessée donnée par Gabriel, Thomas ou Robin. Cela ne changeait rien au fait que pour moi, trois mois représentaient une longue période et que j’étais comme un coq en pâte à force de ne pas être sanctionnée pour mes agissements.

-    Tu sais très bien que c’est le genre de truc qui me fait vriller, Lucie ! me gronda mon frère. Tu sais très bien que tu ne dois pas déconner avec tes médicaments parce que ça m’énerve fortement ! Et toi, tu te permets de venir à la maison sans tous tes médicaments et sans ordonnance ?!

-    J’ai mon ordonnance…

-    Une ordonnance inutilisable !

Mon frère m’attrapa le poignet et tira fortement dessus, me montrant qu’il fallait que je me lève immédiatement et qu’il n’aurait aucune patience. Je dus me plier à ses exigences et me lever. Je le priai tant que je pus mais je me retrouvai quand même bien vite en travers de ses genoux.

-    Tu sais depuis quand que tu viens ?! me demanda-t-il.

-    Six mois, tentai-je.

En réalité, je ne savais pas. C’est tellement ancré dans nos habitudes de venir passer quelques temps chez Gabriel l’été que… je savais depuis l’année dernière que j’allais revenir, en fait.

-    Six mois ! réagit-il. Et malgré ça, tu as attendu le dernier moment pour aller chercher tes médicaments !

Jeudi, j’avais dit à mon mari qu’il fallait que j’aille compléter mon traitement à la pharmacie. Il m’avait répondu :

-    Ok, ben on ira demain, alors. Ou bien samedi avant de partir.

Lui non plus n’avait pas tilté que nous serions un jour férié. Cependant, je me gardai bien de le dire à mon frère car il aurait su me rétorquer : « T’es en train de dire que c’est la faute d’Hugo, là ?! ».

       Alors, je ne répondis rien. De toute façon, la réprimande de Gab’ n’appelait aucune réponse.

Il souleva ma robe et baissa ma culotte malgré mes prières. Et il débuta la fessée.

D’habitude, Gabriel y va crescendo (ça, je m’en souvenais !) ; mais cette fois-ci, les claques furent sévères dès le début. Je mis immédiatement une main défensive dès la quatrième ou cinquième claque tellement ça faisait mal ; mais je crois que ce qui était le plus douloureux était la vexation intense que je ressentais. Cette fessée-là n’était même pas programmée, elle n’était pas due à mon tableau de suivi : elle était donnée sous le coup de la colère à cause d’une négligence de ma part. Je venais d’avouer une bêtise à mon frère et il me punissait avec une sévère fessée. Il y avait vraiment de quoi être vexée et humiliée !

Ma main défensive fut neutralisée, la deuxième également. Gabriel n’y allait vraiment pas de main morte : je sentais biiiiien passer chaque claque qui tombait ! Pour le coup, le fait que mon frère soit fâché n’était pas à remettre en question !

Gabriel tapa un peu sur mes cuisses, ce qui me sauva. Même si ça fait très mal, les claques sur les cuisses me vexent moins que celles sur les fesses et adoucissent quelque peu mon humiliation car je ne les prends pas comme une réelle punition. Ne me demandez pas pourquoi, je ne saurais pas vous l’expliquer !

 

 

       Ce passage sur ses genoux me sembla éternel ; et avec mes deux mains bloquées, c’était encore pire ! J’agitais mes jambes tant que je le pouvais mais cela ne me permettait pas d’éviter les horribles claques de mon frère. Même si je ne pleurais pas, je peux vous assurer que je passais un très sale moment !!

       Au bout de plusieurs minutes (peut-être deux ou trois ?) à prendre de sévères claques, Gabriel m’autorisa à me relever. Tout en me frottant les fesses, je tentai de reprendre mes esprits. Mon frère s’éclipsa et je l’entendis fouiller dans ses affaires. Il réapparut dans la pièce, une brosse à cheveux en mains.

La brosse à cheveux est un des instruments que je redoute car je l’associe à une punition de pré-ado ou ado. Cette association est présente dans mon esprit depuis mes treize ans.

A cette époque, ma cousine (qui avait deux ans de moins que moi, donc onze ans) et moi avions défié les règles des adultes en sortant en douce le soir pour aller faire une balade nocturne. Evidemment, c’était mon idée ; et ma cousine m’avait suivie. Lorsque nous sommes rentrées, ma mère m’a juste demandé de ne plus recommencer car elle s’était inquiétée. Ma cousine, elle, s’en est moins bien sortie : et mon oncle a fait exprès de lui coller une fessée à la brosse à cheveux devant moi pour me faire culpabiliser. Ce qui a marché, d’ailleurs ! Vingt-et-un ans après, je m’excuse encore auprès d’elle !

Donc, la brosse à cheveux est un instrument infantilisant dans ma tête : il a de l’impact ! Même si je crains toujours bien moins les instruments que la main, j’associe tout de même la brosse à cheveux et le martinet aux fessées « qui bardent vraiment » !

Malgré de nouvelles prières, je fus penchée sous le bras de mon frère et pris une fessée debout à la brosse. Une nouvelle fessée insupportable. D’habitude, lors d’une fessée, je gémis beaucoup, je pleure, mais je ne suis pas bruyante ; avec l’arrivée de cette brosse, mes plaintes furent davantage sonores. Comme ça faisait mal ! Comme c’était vexant et humiliant !

Cette fessée debout à la brosse dura vraiment trop longtemps ; à un moment donné, je réussis à me dégager et à éviter un ou deux coups.

-    Tu ne veux plus être debout ? me demanda mon frère. Très bien !

Il me remit sur ses genoux et poursuivit cette horrible tannée à la brosse. Mes mains furent de nouveau bloquées et mes jambes s’agitaient dans tous les sens. Même si quelques douloureux coups tombaient sur les cuisses, ils n’étaient pas assez nombreux pour m’ôter la honte que je ressentais.

Au bout d’une ou deux minutes, il lâcha la brosse et reprit la main, ce qui démarra une série insoutenable.

-    Tu aurais vraiment pu l’éviter, celle-là ! On dirait une enfant qui n’anticipe rien, quoi ! Tu aurais vraiment pu l’éviter sur si tu n’avais pas attendu la dernière minute ! Tu te trouves maligne dans cette position ?!

-    Non… Mais arrête, s’il te plaît !! Ça fait trop mal !

-    Bah oui, ça fait mal ! me rétorqua-t-il.

Après plusieurs minutes, je pus enfin me relever.

-    Va te mettre face au mur ! m’ordonna-t-il.

-    Non ! rétorquai-je en pleurant.

Je pris immédiatement six coups de brosse, puis Gabriel me gronda :

-    Dépêche-toi !

Un nouveau coup de brosse tomba avant qu’il n’ajoute :

-    Je te conseille d’avancer !

J’obéis pour éviter de nouveaux coups et me retrouvai face au mur à pleurer toutes les larmes de mon corps. Gabriel m’y colla une nouvelle fessée main et brosse, ultra-sévère. Je prenais vraiment très, très cher !! Tous mes points faibles étaient exploités : la fessée debout, la fessée au coin, la main...

Mon frère me laissa plusieurs minutes face au mur avant d’enfin me laisser tranquille.

-    Je vais ranger la brosse mais ça ne veut pas dire qu’elle ne sera pas de nouveau de sortie !

 

       Après m’être rhabillée, je m’allongeai en chien de fusil sur le canapé, prenant le temps d’accuser ce qui venait de se passer. Prendre une fessée sous le coup de la colère, ce n’était vraiment pas le bon plan. Mais alors, vraiment pas. Je le savais, pourtant…

 

       Gabriel vint me consoler une fois que je fus calmée ; mais lorsque nous parlâmes des médicaments et qu’il apprit que je n’avais pas pris ceux de ce midi, je pris une violente fessée debout, manuelle et insupportable.

-    Tu te débrouilles comme tu veux, mais tu n’as pas intérêt à oublier UN SEUL médicament durant tout le temps où tu es à la maison ! Que ça devienne ton obsession, Lucie ! Je te jure que si tu en oublies un seul, ça va vraiment barder ! Tu as compris ?

-    Oui Gab’, sanglotai-je.

Je pris de nouveau le temps, seule, d’accuser ce qui venait de se passer. Je venais de me faire dégommer. Vraiment.

 

       Gabriel vint de nouveau me consoler et la tension redescendit. Du moins, pour vingt-quatre heures ; car mon frère m’annonça que nous verrions un item du tableau par jour, ce qui annonçait donc une fessée par jour. Je décidai de m’arranger pour passer tout mon temps avec le reste de ma famille et ainsi éviter de me retrouver seule avec Gabriel. Mes fesses bleuies par la brosse me remercieront !!

 

       Mission réussie : aujourd’hui, rien n’est tombé sur mes fesses ! Pourvu que mon derrière reste à l'abri demain encore... !

 

A suivre…

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