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Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 23)

 


Vendredi.


Tom et Dana viennent sûrement d’atterrir. Ils seront à la maison dans 1h30, tout au plus.  Heureusement, d’ici là je serai en cours.

 

Au petit déjeuner, mes sœurs et moi échangeâmes autour du départ de Kyle.

-          Ça aura été sympa de te connaître, Kyle, dis-je. Même si j’espère ne plus recevoir de fessée de ta part !

-          A la place, you’ll recevoir de la part de tes parents… répondit-il.

Sans blague ! Je suis au courant !

-          Je sais, Kyle ! Je sais… Je suis ravie de les revoir mais pas ravie qu’ils aient des comptes à régler !

-          Ce qui est sûr, c’est que ça va déménager, dimanche ! dit Louise. Papa et maman ont des comptes à régler avec nous quatre…

-          Oui enfin… Certaines sont mieux loties que d’autres ! lançai-je à mes sœurs.

-          A qui la faute ? rétorqua Jeanne.

Si mon cousin n’était pas là, je lui aurais bien collé une baffe, à Jeanne !

 

                Cela me déchira quand même le cœur de dire au revoir à Kyle.  Après un restaurant ce midi avec mes parents (je suis sûre que Kyle aura une tonne de choses à raconter à son oncle et sa tante, ce qui jouera en notre défaveur), notre cousin prendrait l’avion pour les Etats-Unis. J’aimerais bien qu’il revienne de temps en temps nous voir car mine de rien, il allait vachement me manquer !

 

                Sur le chemin de la fac, une question nous trottait dans la tête à mes sœurs et moi : « A quelle sauce Tom et Dana allaient-ils nous manger ? ». J’étais persuadée que j’allais prendre la plus grosse rouste de toute ma vie et cela ne m’enchantait guère. Avec le coup du technicien et toutes les bêtises que j’avais faites cette semaine, j’étais dans de très sales draps. Mes sœurs en convinrent, d’ailleurs !

 

                Heureusement ma journée se déroula sans accroc et mon week-end fût idyllique. Je pus passer un peu de temps avec ma famille avant que mon homme, qui avait réservé une chambre dans un hôtel luxueux pour fêter notre anniversaire de rencontre, m’apporte sur un plateau une nuit merveilleuse. Ce fût mon meilleur week-end depuis plusieurs mois !

 

 

Dimanche.

 

                Sur la route de la maison, je préférai continuer à parler de tout et de rien avec mon homme. Je n’avais pas réussi à avouer à ma famille ni à mon amoureux, que j’allais me faire démonter en rentrant à la maison à cause d’une accumulation de bêtises. Je préférai me taire et profiter de chaque moment avec eux.

                Un gros et long câlin fût échangé avec mon petit copain, puis nous nous séparâmes à nouveau pour la semaine. Cette séparation est toujours un crève-cœur, mais j’y suis habituée puisque l’année dernière, au lycée, j’étais également en internat.

 

                Je sortis de la voiture et refermai la portière : mon cœur se mit à battre à tout rompre. Je pris une grande inspiration pour tenter de me calmer. Mon homme démarra la voiture et s’en alla au loin. Je m’avançai jusqu’à la porte d’entrée, plus anxieuse que jamais. Mes fesses me faisaient déjà mal alors qu’il n’y avait aucune raison à cela, la dernière vraie fessée déculottée reçue remontant à plus de cinq jours pour ma mauvaise note.

Je réunis tout mon courage et attrapai la poignée de la porte d’entrée. Après avoir soupiré un bon coup et m’être dit : « Ce n’est qu’un mauvais moment à passer… », j’actionnai la poignée et ouvris la porte d’entrée. J’aperçus mes parents autour de la table basse, en train de parler avec mes trois sœurs (comme d’habitude, j'étais la dernière à arriver !). L’apéro était installé.

-          Bonjour… dis-je discrètement.

-          Marie ! s’exclama Tom avec un grand sourire.

Mon père ne me laissa pas le temps d’enlever mon manteau : il me serra dans ses bras et m’embrassa sur le front :

-          Bonjour ma chérie !

-          Bonjour papa, répondis-je en l’enlaçant à mon tour.

J’étais tellement stressée par cette fessée qui devait arriver que j’en avais oublié que mes parents seraient sûrement contents de me revoir !

Après que mon père eut desserré son étreinte, ma mère me prit à son tour dans ses bras et m’embrassa la joue.

-          Comment vas-tu ma puce ? me demanda-t-elle.

-          Euh… ça va. Mais euh… vous n’êtes pas fâchés ?

-          Pour le moment, nous sommes juste contents de vous revoir car vous nous avez manqué ! répondit Tom.

-          On règlera nos comptes après manger, ajouta Dana. Pour l’instant, profitons du bonheur d’être réunis tous ensemble.

Une petite boule se forma dans mon ventre. Je sentais bien que j’allais tout faire pour que le repas s’éternise…

 

                Durant l’apéro, nous demandâmes des nouvelles de la maman de Dana : heureusement, celle-ci se portait bien. Mes parents avaient profité de cette semaine américaine pour faire le tour de leurs familles respectives, qu’ils n’avaient pas vu depuis plusieurs mois.

 

                Le repas passa trop rapidement à mon goût. Beaucoup trop rapidement. Dana laissa passer quelques minutes après le dessert, jusqu’à ce qu’un silence gênant s’installe. Ma mère s’y engouffra :

-          Bon, après ce bon moment en famille, il va quand même falloir que l’on parle des choses qui fâchent, les filles.

Aucune de nous quatre n’osa répondre. Mon cœur s’emballa de nouveau, et la boule présente dans mon ventre depuis ce matin grossit d’un seul coup.

-          Allez vous laver les mains, puis installez-vous dans le canapé, ordonna Tom.

Nous nous exécutâmes anxieuses. Pourtant, j’étais persuadée que mon niveau d’anxiété était à un niveau tel qu’il ne pouvait être égalé par mes sœurs. Quoique Louise, de nature extrêmement stressée, devait aussi ressentir une angoisse maximale.

 

                Une fois assise dans le canapé entre Jeanne et Anaïs, je regardai mes parents, assis en face de nous sur les deux fauteuils. Cela me rappela notre toute première conversation, quelques minutes après avoir débarqué ici, lorsque Tom et Dana nous expliquaient le fonctionnement du foyer.

-          Bien, commença Dana. Nous avons donc mangé avec Kyle ce midi, il nous a raconté la semaine passée avec vous. Je pense que vous savez toutes les quatre que vous méritez une fessée, certaines plus que d’autres…

Le regard de Dana s’arrêta sur moi. Je baissai les yeux. Ma mère reprit :

-          Anaïs, Louise et Jeanne, vous allez rester ici avec moi, le temps que l’on parle de ce qui s’est passé et de vos exploits avec Kyle.

-          Marie, tu viens avec moi, m’ordonna Tom.

-          Mais papa…

Tom m’attrapa par le bras et me sortit du canapé. Il réitéra :

-          J’ai dit : « Tu viens avec moi » !

Je ne luttai pas, bien que ma main libre se retrouva automatiquement sur mes fesses pour tenter de les protéger. Mais aucune claque ne tomba jusqu’à ce que l’on arrive à destination.

Tom m’emmena dans l’immense chambre parentale. Je me demandai bien ce que nous faisions là, je me dis alors que mon père avait besoin d’espace et de tranquillité pour me faire payer cette semaine d’âneries.

 

                La chambre de mes parents ressemble à la suite d’un grand hôtel parisien. Une pièce immense, un coin salon avec deux fauteuils et une télé écran plat, un lit king-size, deux dressings et une salle de bains luxueuse attenants à cette chambre; et un immense luminaire en cristal surplombant un magnifique tapis rond posé sur le parquet. Habituellement, sur ce magnifique tapis rond il n’y a rien, ce qui permet d’admirer la beauté des motifs. Mais aujourd’hui, je suis là, me tenant debout, pile au centre de ce tapis, et regardant mes doigts de pied s’agiter à l’intérieur de mes socquettes blanches. Le stress mène mes doigts en un micmac insensé et je suis au maximum de mon angoisse.

 

-          Bon à nous deux, Marie, dit Tom en fermant la porte de la chambre nous enfermant tous les deux dans la pièce.

Tom avait gardé ses chaussures contrairement à moi. Les talons de ses chaussures en croco claquaient sur le parquet, me faisant ressentir chacun de ses pas.

-          Papa, je…

-          Tu te tais ! gronda-t-il. Je ne veux pas t’entendre parler sans que je t’y ai autorisée ! Est-ce clair ?!

-          Oui.

-          Oui, qui ?!

-          Oui papa.

-          Bien !

Tom tournait autour de moi, je restai au milieu du tapis. Je pense que cela se voyait, je tremblais de tout mon corps. Tom devait s’en être rendu compte mais il ne dit rien.

-          Peu après notre départ pour les Etats-Unis, vous êtes allés dilapider votre argent pour faire du shopping et vous faire un restaurant ! Vous êtes rentrées à une heure complètement inconvenable ! Vrai ou faux ?! Réponds !

-          Vrai, papa.

Une énorme claque tomba sur mes fesses, sans que je ne m’y attende. Cette claque me déséquilibra, je fis un mini-pas en avant, avant de me remettre en place. Je ne pensais pas que mon père pouvait taper aussi fort. Je pensais avoir exploité l’intégralité de ses talents mais visiblement c’était loin d’être le cas. Cela annonçait la couleur pour la suite…

Je lâchai un petit « aïe ! » sur le coup de la surprise et de la douleur. J’entrepris de frotter ma fesse douloureuse mais je me fis de suite rappeler à l’ordre :

-          Enlève immédiatement ta main ! Je t’interdis de toucher à tes fesses !

-          Mais ça fait mal… me plaignis-je.

-          Tais-toi ! J’espère que ça te fait mal, Marie ! J’espère que ça picote, que ça brûle, que ça rentre dans ta petite tête pourtant très intelligente que tu n’as aucun intérêt à faire des bêtises !

Un silence s’en suivit. Tom continuait de tourner autour de moi. Il reprit :

-          Dimanche, tu as menti à Kyle pour qu’il vous emmène au restaurant, lui faisant croire que c’était la tradition familiale ! Vrai ou faux ?! Réponds !

Je savais que mon « Vrai, papa » allait déclencher une nouvelle claque et je n’en avais aucune envie. L’ingénieur gronda :

-          Réponds immédiatement, Marie Johnson !

-          Vrai, papa… dis-je, la voix tremblotante.

Et une claque du même calibre que la première tomba. Je fus une nouvelle fois déséquilibrée. Les larmes me montèrent aux yeux. Je sentais toute la colère de Tom et mon corps tout entier transpirait de peur. Je n’aurais jamais pensé vivre une telle scène un jour dans ma vie.

J’avais vraiment envie de me frotter les fesses mais l’interdiction de Tom m’en dissuada. Je ne voulais pas aggraver mon cas.

-          Baisse ton pantalon ! Tout de suite !

-          Oh non… Pitié, papa !

Une troisième énorme claque tomba. La première larme roula sur ma joue. Je ne pus m’empêcher une nouvelle fois de laisser échapper un léger cri de douleur.

-          TU TE TAIS ! cria mon père. Baisse tout de suite ton pantalon ! Je te garantis que si c’est moi qui le fais, tu vas finir penchée sous mon bras !

Je m’exécutai, n’ayant pas le choix. Je descendis mon pantalon jusqu’à mi-cuisses. Je me demandais si Tom n’avait pas le tournis à force de me tourner autour, ses talons claquant toujours aussi fort sur le parquet.

-          Lundi, je crois que c’était l’apothéose depuis que tu es ma fille ! Il y a bien évidemment eu l’histoire du technicien informatique !

Une giga-claque tomba sur la culotte, puis une deuxième sur la cuisse (qui rougit immédiatement, laissant apparaître la main de mon père), puis une troisième sur la fesse gauche, et une quatrième sur la fesse droite. J’étais déséquilibrée à chaque fois, et également à chaque fois je tentais de me remettre en place au centre du tapis comme si cela allait me protéger de la suivante. Mais ce n’était pas le cas. Les giga-claques s’enchaînaient, à environ quinze secondes d’intervalle les unes des autres, ce qui me laissait tout le temps de les appréhender.

-          Mardi ! Il me semble que tu as eu une très mauvaise note ! Vrai ou faux ?! Réponds !

-          Vrai, papa… dis-je en pleurant.

La giga-claque tomba, comparable aux précédentes. Mon seuil de résistance et de tolérance était franchi : je n’en pouvais plus. Je n’avais qu’une envie : que cela s’arrête !

-          Baisse ta culotte.

Pleurant de plus belle, j’obéis, tremblante de partout.

-          Pleure en silence ! J’ai dit que je ne voulais pas t’entendre !

Je me fis la plus discrète possible. Les seuls sons parvenant à mes oreilles étaient le claquement incessant des talons de Tom autour de moi qui s’agitaient telle une trotteuse d’horloge ; et les cris de douleur de ma sœur Louise, sûrement allongée sur les genoux de notre mère.

-          Rappelle-moi la note que tu as eue. Parle.

-          U…un su…ur v…vingt…

Tom s’arrêta, m’attrapa par le bras et me colla cinq giga-claques qui me firent danser sur place. Si j’avais pu décoller du sol, je crois que je l’aurais fait, tellement ces claques étaient fortes. Pourtant, Tom ne montrait absolument aucun signe de faiblesse ou de douleur à la main. Cet homme était surhumain.

Je pleurais et lâchais des petits « aïe, aïe… », mais cela n’arrêta pas l’ingénieur. Les cinq claques furent données. Il se mit ensuite en face de moi et me dit :

-          Et jeudi, tu as oublié tes médicaments, n’est-ce pas ? Réponds.

-          Oui, papa.

Je m’attendais à ce que ça tombe, mais rien ne vint. Un léger soulagement m’envahit.  J’étais au milieu du tapis, le pantalon et la culotte aux chevilles d’avoir trop dansé, et les fesses tellement écarlates que je pouvais en voir la couleur dans le miroir à plusieurs mètres de moi. Et ce n’était que le début.

Tom attrapa mon menton et me força à le regarder dans les yeux. Il me demanda :

-          Tu sais que je suis extrêmement fâché, pas vrai ?

-          Oui, papa.

-          Bien. C’était juste au cas où tu en doutais.

Vu la brûlure que je ressentais au postérieur, impossible de d’en douter !

-          Penche-toi sur le dos du fauteuil.

J’obéis sagement, non sans anxiété. On allait entrer dans la pire partie de cette fessée, j’allais devoir fortement serrer les dents (et les fesses !).

J’entendis papa déboucler sa ceinture et la retirer. Je l’entendis également la plier. Puis, il se renseigna :

-          Combien d’argent as-tu donné au technicien la première fois ? Ne me mens pas, je connais la vérité. Ce sera pire si tu me mens !

-          Je… je lui ai donné cinquante euros.

Je voulais le supplier mais il m’avait demandé de ne pas parler ; alors je la fermai et encaissai les cinquante coups de ceinture qui tombèrent sur mon postérieur nu. La ceinture ne fait pas partie des instruments que je redoute. Elle fait très mal mais je la supporte. Je la préférais cent fois aux giga-claques qui venaient de tomber pendant plusieurs minutes ! Cependant, les choses se corsèrent lorsque Tom me demanda :

-          Combien d’argent as-tu donné au technicien la deuxième fois ?

-          Je…je lui ai donné cent euros.

Grâce au (ou à cause du) miroir, je vis papa s’emparer du paddle en bois troué, made in USA. Je n’avais pas fini de pleurer. Moi qui avais séché mes larmes pendant le passage à la ceinture, je n’avais eu que peu de répit…

                Les dix premiers coups furent insupportables. Les dix suivants me firent couler les larmes. Pour arriver à la trentaine, je priai mon père d’arrêter. D’ailleurs, je ne cessai de le prier pour les dizaines suivantes. C’était beaucoup plus que ce que je pouvais encaisser : c’était véritablement une torture. Je ne sus absolument pas comment je réussis à encaisser tout cela, mais lorsque le centième coup fût donné, ce fût la délivrance. Les fesses écarlates et virant par endroits au bleu, je me relevais du fauteuil et continuai à pleurer à chaudes larmes.

-          Je veux que tu sois irréprochable, Marie. A partir de demain et pour le reste de la semaine, tu es sur la sellette. Il n’y aura pas d’avertissement, ce sera la fessée immédiatement. Que ce soit avec maman, avec moi, ou avec Héloïse. Est-ce que tu as compris ?

-          Oui, papa, réussis-je à lâcher d’une traite malgré mes larmes.

-          Bien. Maintenant tu vas venir t’allonger sur mes genoux pour une dernière fessée…

-          Oh non papa, je t’en supplie ! Pas ça, pas la fessée ! Pas encore…

-          Je suis vraiment désolé, Marie. Mais je ne peux pas laisser passer ce 1/20, que tu as eu en faisant du plagiat car tu avais la flemme de travailler. Si c’était quelque chose que tu n’avais pas compris, j’aurais pu être indulgent. Mais la fainéantise, c’est tout bonnement impardonnable.

Malgré mes supplications, Tom s’assit dans le fauteuil et me bascula sur ses genoux. La fessée à la main dura quinze bonnes minutes. Il n’y eut pas de pause, ni de passage plus faible. Les claques furent costaudes et constantes du début à la fin.

 

                A la fin de cette fessée, mes fesses étaient littéralement hors service.

-          Tu vas aller te mettre en pyjama et te coucher sans faire d’histoires. Si tu fais des tiennes, je te redonne une fessée.

-          C’est impossible, mes fesses sont carrément trop abîmées…

-          Oh méfie-toi, je pourrais encore te fesser pendant un sacré bout de temps. J’ai encore assez de marge pour te remettre vingt bonnes minutes sur mes genoux ! Alors au lit, tout de suite ! Je viendrai te border.

 

 

Comme promis, papa vint me border. Même s’il m’avait fait vivre la pire punition de toute ma vie, j’étais contente de pouvoir à nouveau me blottir contre lui et sentir son parfum avant de sombrer dans les bras de Morphée.

 

A suivre…

 

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