Accéder au contenu principal

Nouvelle rentrée, nouvelle vie ! (Chapitre 14)

 


Samedi 14 septembre

 

            Dix heures. Comme l’avait annoncé Monsieur le Directeur, Mathilde et moi étions assises dans son bureau à rattraper les cours loupés hier à savoir la littérature, l’histoire et la philosophie. Cependant, j’allais avoir un répit que Mathilde n’aurait pas : mon cours de piano. Monsieur Alexandre n’allait pas tarder à arriver, me sauvant du travail sur lequel je bûchais avec acharnement depuis une heure et demie.

 

-          Tiens-toi droite Clémence, me reprit Monsieur Alexandre.

-          C’est que…

-          Que quoi ?

-          Je… j’ai hyper mal aux fesses, avouai-je honteuse.

-          Ce n’est pas mon problème. Quand on joue du piano, on se tient correctement !

Je fis un effort pour me redresser et commençai à jouer. Mon prof ferma les yeux pour mieux m’écouter, j’en profitai pour relâcher ma position. Sans mouvoir ses paupières closes, Monsieur Alexandre me gronda :

-          Je sens que ta douleur aux fesses va s’accentuer si tu ne te redresses pas immédiatement !

Comment le savait-il ?! Ce gars avait un super-pouvoir ! Je rétorquai :

-          Mes fesses sont hors-service pour une fessée, de toute façon.

-          Je m’en contrefiche, Clémence. Si je dois te corriger, je te corrigerai, que tes fesses soient blanches, rouges, bleues, violettes ou vertes !

Je me tus, accusant la réplique de mon prof. J’avais de nombreuses ecchymoses et même quelques minuscules plaies laissées par la canne, il me fallait du répit pour au moins trois jours. Je ne devais pas recevoir de fessée. C’était primordial pour mon rétablissement.

 

Je tentai d’être la plus sage possible durant tout le cours de piano puis le reste de mon travail dans le bureau de Monsieur Éric. Cela me réussit : rien n’était tombé sur mes fesses. Youpi !

 

-          Arrêtez de courir dans les couloirs ! nous réprimanda Monsieur Matthieu alors que mes copines et moi effectuions un gage à la suite d’un action-vérité.

Ce gage avait été donné par Astrid : nous devions faire le tour du Pensionnat en courant, sans omettre un seul couloir. Nous entendant courir d’étage en étage, le Surveillant Général était sorti de son bureau au moment où nous passions devant pour nous réprimander.

-          On ne fait que s’amuser, Monsieur ! répondis-je.

-          Si vous voulez courir, il y a la piste d’athlétisme dehors ! Et vous pouvez également vous défouler dans le parc ! Mais le règlement intérieur interdit formellement la course au sein des locaux !

-          Qu’est-ce que vous pouvez être rabat-joie ! se plaignit Emilie.

Monsieur Matthieu l’attrapa par le bras et la gronda :

-          Répétez ce que vous venez de dire, pour voir ?!

-          Non Monsieur, se ravisa Emilie. Pardon Monsieur.

-          J’aime mieux ça, dit-il en la lâchant. Si je vous entends encore courir, gare à vos fesses !

Le Surveillant Général rentra dans son bureau et ferma la porte. Astrid annonça alors :

-          Il reste toute l’aile ouest à faire les filles !

-          Mais le SG a dit que… commença Jessica.

-          Si vous cédez, la coupa Astrid, c’est que vous êtes des poules-mouillées !

Il y a eu un moment de flottement durant lequel nous nous regardâmes toutes les huit, puis Florentine prit la tête du groupe et se remit à courir en disant :

-          On n’a qu’à courir plus vite que lui !

Nous la suivîmes. Au bout du couloir, nous entendîmes Monsieur Matthieu sortir à notre poursuite, complètement furieux.

-          Ce n’est pas le moment de vous arrêter, les filles ! lançai-je à ma bande. On a des ennuis !

Nous courûmes tout au long de l’aile ouest, Monsieur Matthieu à nos trousses. Je ne le savais pas aussi endurant ! Je sentais bien que plus il courait, plus sa colère montait, ce qui n’était pas bon pour nous.

 

            Alors que nous attaquions le dernier couloir, nous fûmes stoppées par les trois surveillantes du dortoir n°2, notre ancien dortoir à Mathilde et moi, l’actuel dortoir de nos amies. Les surveillantes nous barraient littéralement la route : impossible de passer outre.

-          Vous allez avoir des ennuis, jeunes filles ! annonça Madame Valérie.

-          Je…m’en…occupe… dit Monsieur Matthieu, tout essoufflé, lorsqu’il arriva à nous. Escortez-les…dans mon bureau…je vous…rejoins.

Nous nous défendîmes tant bien que mal, mais les surveillantes attrapèrent les six plus récalcitrantes d’entre nous pour les emmener de force, laissant les deux plus pacifistes prendre la tête du convoi.

 


MONSIEUR MATTHIEU

SURVEILLANT GENERAL

 

            J’avais les yeux rivés sur cette plaque de malheur, dont j’avais la vision à chaque fois que j’allais en prendre pour mon grade. Monsieur Matthieu déverrouilla la porte et nous fit entrer. Une fois que nous fûmes toutes les huit face à lui, il congédia les trois surveillantes et ferma la porte derrière elles. Il revint ensuite face à nous et gronda :

-          Je vous ai demandé UNE chose, mesdemoiselles, UNE SEULE : arrêter de courir dans les couloirs ! Ce n’est pas compliqué à comprendre, il me semble ! Il ne faut pas avoir fait l’ENA ou Sciences Po pour assimiler ce que ça veut dire ! Encore moins pour obéir ! J’me trompe ?!

-         

-          Je vous ai posé une question ! Est-ce que je me trompe ?!

-          Non Monsieur, répondîmes-nous discrètement.

-          Alors pourquoi est-ce que vous n’avez pas obéi ?! Hein ?! S’il y a une règle d’or ici, c’est le respect de la hiérarchie ! Vous devez obéir à la hiérarchie, et JE fais partie de cette hiérarchie ! Vous avez tout le loisir de vous détendre et de vous amuser sans enfreindre les règles ! Il y a d’innombrables choses qui sont à votre disposition dans cet établissement ! Vous pouvez faire du tir à l’arc, de l’équitation, vous pouvez jouer aux jeux vidéos, aller regarder un film, faire des travaux manuels, et plein d’autres choses ! Mais au lieu de ça, vous préférez opter pour une activité qui vous conduit à recevoir une fessée ! Parce que oui, vous allez recevoir une fessée, mesdemoiselles ! Chacune d’entre vous va passer tour à tour sous ma main ! Je vais vous faire passer l’envie de me désobéir !

Certaines d’entre nous se mirent à pleurer. Je ne m’en étais même pas rendue compte avec tout ce que j’avais déjà reçu, mais certaines de mes copines n’avaient encore jamais été punies depuis la rentrée, il y a treize jours. Forcément, la perspective d’une première fessée ne les enchantait guère et cela était compréhensible.

            Ayant terminé le savon qu’il nous passait, Monsieur Matthieu prit une chaise et la mit au centre de la pièce. Puis, il appela Astrid qui, la première, allait recevoir la fessée.

Le Surveillant Général optait pour un déculottage progressif, signe que nous n’avions fait qu’une petite bêtise. Assez grosse pour mériter une fessée, mais beaucoup moins grave que ce que j’avais déjà fait par le passé.

Astrid en était à sa deuxième fessée depuis la rentrée, la première ayant été donnée par Madame Valérie. La main ferme de Monsieur Matthieu la fit pleurer avant même le déculottage total. Tapette !

J’étais néanmoins contente de ne pas passer la première : j’espérais que le Surveillant Général faiblirait à force de donner la fessée.

 

-          Mademoiselle Florentine ! appela le Surveillant Général après avoir mis Astrid au coin.

Mes copines se succédèrent toutes une par une.

-          Mademoiselle Jessica !

 

-          Mademoiselle Eva !

Monsieur Matthieu ne faiblissait pourtant pas.

-          Mademoiselle Lucille !

 

-          Mademoiselle Noémie !

Toujours aucun signe de faiblesse.

-          Mademoiselle Emilie !

L’avant-dernière. J’étais la prochaine. Peut-être que comme ça, j’éviterais d’aller au coin !

 

            Seulement, après en avoir fini avec Mademoiselle Emilie, Monsieur Matthieu appela Madame Valérie via son répondeur téléphonique. Celle-ci arriva quelques secondes plus tard :

-          Vous m’avez demandée, Monsieur ?

-          Oui, veuillez emmener Mesdemoiselles Astrid, Florentine, Jessica, Eva, Lucille, Noémie et Emilie jusqu’à la piste d’athlétisme. Puisqu’elles ont tellement envie de courir, qu’elles courent ! Je viendrai moi-même stopper la punition. Si l’une d’elles ne montrent pas un comportement exemplaire, ramenez-la moi. Je me ferai un plaisir de l’accueillir avec ma ceinture !

-          Bien Monsieur, répondit Madame Valérie. Et qu’en est-il de Mademoiselle Clémence ?

-          Mademoiselle Clémence mérite d’être punie plus sévèrement que ses camarades, répondit Monsieur Matthieu. Je me charge d’elle.

-          Bien Monsieur.

Elles sortirent toutes et je me retrouvai seule avec mon Matthieu. Mon merveilleux Matthieu. Bien sûr, j’appréhendais qu’il me colle une rouste mais nous étions seuls tous les deux et c'était ce qui comptait. Ces moments-là étaient rares et précieux pour moi.

 

-          Clémence, dit-il.

-          Monsieur, répondis-je.

Dans un geste bestial, le Surveillant Général me plaqua au mur et m’embrassa langoureusement avec fougue. Ce fut un merveilleux baiser, tellement merveilleux qu'une famille de papillons naquit dans mon ventre. La troisième guerre mondiale aurait pu se déclencher que je n'en aurais rien eu à secouer. J'étais au paradis. 

Ce magnifique moment terminé, Monsieur Matthieu s’écarta de moi et se confondit en excuses.

-          Ne vous excusez pas ! C’était… génial.

-          Je n’aurais pas dû. Cela ne va faire qu’aggraver le désir que nous ressentons l’un pour l’autre et nous risquons tous les deux notre place au sein de cet établissement.

-          Nous n’avons qu’une vie.

-          C’est vrai. Si le destin le permet, nous pourrons la vivre pleinement dans quelques mois. Mais pour le moment, je…je dois vous donner une fessée pour avoir désobéi, tout comme vos camarades.

-          Je ne suis pas en état de recevoir une fessée.

-          Que dîtes-vous là ?

Je me déshabillai et montrai mon fessier nu à Monsieur Matthieu pour qu’il puisse en observer les stigmates.

-          J’en conclus que cela s’est très mal passé hier dans le bureau du Directeur.

-          Vous en doutiez ?

-          Non, avoua-t-il.

-          Je me dois de préciser que le préchauffage dans le réfectoire était également salé, dis-je.

-          Vous le méritiez Clémence.

-          Je sais.

-          Rhabillez-vous.

J’obéis. Monsieur Matthieu me pencha sous son bras et leva sa main. Avant d’abattre la première claque, il m’ordonna :

-          Ne dîtes pas à vos camarades que je ne vous ai pas déculottée. C’est la seule et unique fois que vous aurez un traitement de faveur.

Le Surveillant Général m’appliqua une dizaine de claques sur la jupe, claques que je sentis tout de même bien passer sur mon fessier abîmé.

-          Allez courir avec vos camarades.

-          Quoi ?! Monsieur, vous n’allez pas me faire ça !

-          Dépêchez-vous Clémence. Ne m’obligez pas à vous donner une vraie correction.

J’obéis en traînant des pieds.

 

            Monsieur Matthieu nous laissa courir une heure entière, à faire des tours et des tours de piste. Au moins, nous travaillâmes l’endurance !

 

            En me couchant dans mon lit le soir, je repensai à ce fabuleux baiser entre Matthieu et moi. J’étais tellement frustrée de ne pouvoir en parler à personne ! En même temps, j’appréciai aussi d’avoir mon petit jardin secret…

            J’étais réellement amoureuse pour la première fois de ma vie.

 

A suivre…

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 26)

  Mercredi.                   Pas de grasse matinée ce matin : Héloïse nous réveilla à neuf heures pour que nous puissions travailler un peu sur nos cours. J’étais grognon au possible en me réveillant, comme cela m’arrive rarement. En m’asseyant à table au petit déjeuner, je fus agacée par Anaïs, toujours pleine d’énergie et en forme le matin. Je déteste les gens du matin. Ou les gens. Ou le matin.                   Après m’être préparée et habillée pour la journée, je remontai dans ma chambre et me sentis toujours aussi grognon. Je ne savais pas encore pourquoi mais j’avais l’impression que cette journée allait être désagréable au possible. Personne n’avait intérêt à me voler dans les plumes : je m’étais levée du pied gauche !                 J’ouvris mes cahiers et commençai à travailler. Soudain, seulement quelques minutes après avoir commencé mes devoirs, j’entendis : -           Louise ! Anaïs ! Marie ! Descendez immédiatement ! Héloïse avait l’air furieuse. J’obéi

Le tutorat de Little Princess (Séance 10)

  -            Je t’adore Thomas, mais tu me fatigues ! -           C’est toi qui me fatigues ! me répondit-il en me raccompagnant à la porte. Mouais… Il était du bon côté de la main, lui. Pas moi.                   Cela faisait trois semaines que j’avais évité un nouveau rendez-vous. Il y en avait bien un qui avait été planifié pour vendredi dernier mais devant mes efforts, Thomas l’avait annulé. Je m’étais alors sentie pousser des ailes et m’étais complètement relâchée. Mon tuteur avait rectifié le tir en me convoquant ce jeudi 15 avril.                   Je frappai à la porte, Thomas m’ouvrit. -           Bonjour Madame Lucie, comment vas-tu ? -           Ça va bien et toi ? -           Ça va merci. Ça a été la route ? Tout en lui répondant, j’entrai dans le salon et remarquai le canapé flambant neuf de Thomas, remplaçant l’ancien qui commençait à tomber en ruine. Thomas me proposa à boire, j’acceptai et me dirigeai vers le pipi-room comme à chaque fois que j’ar

L'équation féminine (Chapitre 1)

  Jeudi 1 er avril 2021 -           Simon ! Dépêche-toi de mettre tes chaussures, on va être en retard ! -           C’est cro dur, maman ! -           Je ne peux pas t’aider, j’ai ta petite sœur dans les bras… Bon, Noé, tu peux aider ton frère à mettre ses chaussures, s’il te plaît ? -           Non ! -           Comment ça, non ?! -           Non ! -           Noé de Melbourg, tu vas tout de suite aider ton frère à mettre ses chaussures sinon je vais me fâcher ! -           Non ! -           Je vais mettre tes petites sœurs dans la voiture : à mon retour, je veux que tu aies aidé ton frère ! Tu n’as vraiment pas envie que je me fâche, Noé ! Je ne suis pas d’humeur aujourd’hui… Heureusement, je n’eus pas à me fâcher : Noé aida son petit frère, les enfants montèrent dans la voiture, je vérifiai que tout le monde était bien attaché, et je filai en route pour l’école.                                 Ce n’était pas prévu du tout. Alexandre et moi n’avions absolume

Le tutorat de Little Princess (séance 11)

                  Mon cadeau biologique mensuel m’avait encore donné un répit de dix jours. Ouf. Je ne me voyais vraiment pas reprendre une séance à peine quatre jours après la précédente. Mon cadeau tombait à pic !                 Mais hélas, il ne fut pas éternel et je dus retourner chez mon tuteur ce vendredi 30 avril.                   Je toquai deux fois à la porte, personne ne répondit. De nature inquiète, je me fis plusieurs films : « Est-ce qu’il a fait une crise cardiaque ? Non quand même pas, il est jeune et en bonne santé. J’espère qu’il va bien… ». J’envoyai un texto. Ouf, quelques secondes plus tard, Thomas vint m’ouvrir. -           Salut ! -           Salut ! Ouf, j’ai eu peur, j’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose ! -           Non, non, pas du tout. Mais pourquoi tu ne sonnes pas ? -           Je trouve que la sonnerie, ça casse les oreilles, me justifiai-je. -           Ben oui mais une sonnerie sert à être utilisée… J’entrai dans le salon et p

Le tutorat de Little Princess (séance 12)

  Bruce Banner a laissé place à Hulk. Dr Jekyll a laissé place à Mr Hyde. Je disais dans les épisodes précédents que Thomas était un Pokémon qui se « transforme », passant du « pote sympa » au « tuteur intransigeant » lorsque débute l’évocation du bilan. Mais hier, c’était plus que ça. Thomas était un Avenger en colère, prêt à me fracasser. Et ce fut le cas. La pire séance depuis que j’ai commencé la fessée, tous tuteurs confondus. J’ai littéralement pris la fessée du siècle.                   Sur la route, je me dis que Thomas ne va pas être content : depuis une semaine, je ne fais toujours pas mes devoirs ; et j’ai été exclue de cours mardi. Je savais qu’il serait fâché mais je n’imaginais pas à ce point-là.                   Je frappai à la porte, Thomas m’ouvrit. Pas de sourire ni de bonne humeur habituelle. Thomas était glacial. -           Salut, dis-je. -           Salut. Ça va ? -           Bof… trente-cinq minutes de bouchons sur le périph’, j’aurais pu m’e

Le tutorat de Little Princess (séance 8)

                            Mon cadeau biologique mensuel m’a donné quelques jours de répit : au lieu de devoir me rendre vendredi dernier chez Thomas, nous avons attendu aujourd’hui, ma prof de chimie étant absente (youpi !).                 Je sais que Thomas doit me faire payer pour tout le reste du bilan, notamment le catastrophique couvre-feu que je redoute énormément. Il ne doit pas y avoir loin de quarante dates, et puisque Thomas m’a punie en multipliant ces dates par deux… J’essayais de me raisonner en me disant que Thomas ne me donnerait pas quatre-vingts fessées debout, mais la vérité était qu’il en est parfaitement capable.                 J’ai berné Thomas plusieurs fois depuis notre dernière entrevue (quand il va lire ceci, je vais signer mon arrêt de mort…) : je suis censée me coucher à 22h45 du vendredi au lundi, et à 21h45 du mardi au jeudi. J’ai fait en sorte d’ajouter une heure de plus aux mardis, mercredis et jeudis soirs alors que ce n’était absolument pas la r

Journal d'une étudiante accueillie (Chapitre 24).

  Je sais que beaucoup d'entre vous attendaient ce chapitre... Certains me le réclamaient même récemment alors qu'il était en cours d'écriture ! Le voici... C'est mon petit cadeau de Noël en avance... Régalez-vous ! Peace. L.P. Lundi.      Ce matin, mes sœurs et moi pûmes nous reposer convenablement puisque nos professeurs étaient tous les deux absents. Nos parents partirent au travail sans nous réveiller, pensant sûrement que nous étions épuisées à la suite des émotions d’hier soir.                 En m’habillant, je pris le temps d’admirer mon popotin dans le miroir : plusieurs bleus s’étaient formés sur ma lune ronde, justifiant la difficulté que j’avais éprouvé à m’asseoir dans mon lit au réveil. Tom ne m’avait pas loupée ; mais alors, vraiment pas ! J’appris par mes sœurs que Dana n’avait guère été plus gentille avec elles : les deux instruments préférés de notre mère, à savoir le martinet et le tapetapis avaient été de sortie ; ils ont paraît-il fait de belles m

Un joli fantôme du passé (Chapitre 14)

 J'ai pris le parti de ne pas écrire les dialogues en anglais pour préserver le confort de lecture :) Peace. L.P. Lundi 25 janvier 2021                                   Six heures, mon réveil sonne. J’ouvre difficilement les yeux : la fatigue est toujours présente malgré la bonne nuit de sommeil que je viens de passer. En plus de mes devoirs au lycée, papa a engagé un professeur particulier d’anglais qui vient deux heures par jour pour m’aider à bien comprendre mes cours et rédiger correctement mes devoirs. Je dois donc travailler deux fois plus que les autres. Puisque Valentin veut le meilleur pour moi, il m’a inscrite dans une Magnet school franco-anglaise ; les Magnet schools ont la réputation d’avoir un niveau très élevé et de préparer la future élite américaine. De plus, je sais que papa dépense une somme d’argent exorbitante pour ma scolarité et je ne veux pas le décevoir ! Mon père me voit déjà intégrer l’université de Stanford l’année prochaine, pour que je puisse

Journal d'une étudiante accueillie (chapitre 20)

Mardi .   Mon réveil sonne. Je déteste le mardi. Cette journée de cours est infâmement intense. Je ne supporte pas la cadence des cours, j’ai l’impression de ne plus savoir où donner de la tête !   Heureusement, la journée se déroula presque sans accroc - Juste une énième altercation entre cette peste de Cassandra et moi, mais tout ça ne donna pas suite à une bagarre, heureusement ! – mais ça, ce fût avant le dernier cours de la journée. Notre saleté de prof de littérature comparée rattrapait le cours de la semaine dernière (elle était en formation ! je me demande bien quelle formation !) et en profitait pour nous rendre nos devoirs maison. Je ne m’étais pas appliquée sur ce devoir, je me souviens très bien que le sujet, Le Décaméron de Boccace, ne me plaisait guère. Cela se ressentait sur la note.   -           1/20, Marie ! Vous auriez évidemment pu mieux faire ! -           Quoi ?! protestai-je. Mais pourquoi 1/20 ?! -           Parce que vous avez écrit correct