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Le suivi de Little Princess - Un décembre féér... merdique !!

 


     Comme convenu depuis plusieurs semaines, Gabriel débarqua à la maison en cette deuxième semaine de décembre pour effectuer sa formation se trouvant non loin de chez Hugo et moi.

Ce n’était clairement pas la bonne semaine pour moi : je venais de voir mon gastroentérologue qui avait fait un énième rappel à l’ordre et changé tout mon traitement, et mon cher mari était en déplacement professionnel (eh oui, sinon ce n’est pas drôle !). Cela laissait donc à Gabriel tout le loisir de me flanquer une volée, qui tomba dès le lundi soir. Cette dite volée punissait tous mes méfaits depuis plus d’un mois, et notamment la prise irrégulière de mes médicaments.

       Néanmoins, en ce premier soir où mon frère me tomba dessus, je pus sincèrement m’estimer heureuse : je m’étais attendue à pire. Certes, je passai un très long moment sur les genoux de Gabriel (vingt minutes ? Une demi-heure ? Je ne saurais le dire…), cela me parut éternel ; mais comparé à ce que je m’étais imaginé (la brosse, le martinet, la fessée debout…), je m’en étais très bien sortie ! 

Une sempiternelle fessée manuelle en travers des cuisses de mon frère : de quoi me calmer !

       Gabriel me prévint que si j’oubliais ne serait-ce qu’un seul médicament, je reviendrais sur ses genoux. Avec ce tout nouveau traitement dont il fallait prendre le rythme, je ne tardai pas à faire un nouveau voyage sous la main de mon frère et ce, dès le lendemain soir. Cette fessée sur la cuisses de mon frère en ce mardi 9 décembre me fit hurler de douleur.

Les expérimentés savent que recevoir une fessée corsée est déjà douloureux ; mais en recevoir une autre tout aussi corsée dès le lendemain relève de la torture ! Mon fessier non cicatrisé eut énormément de mal à encaisser cette rouste, et il fut limpide, une fois mon bas de pyjama remis en place, que je devais tout faire pour ne plus prendre de fessée cette semaine.

Je fis alors en sorte de prendre soigneusement mes médicaments, et m’arrangeais pour que mon frère n’ait pas connaissance de ceux que j’avais omis. Ainsi, il n’y eut pas de nouvelle déconvenue cette semaine-là.

 

       La semaine dernière, Noël est arrivé, et avec lui Gabriel qui passe toujours les fêtes avec nous. Nous passâmes quelques jours chez Hugo et moi à fêter Noël avec nos familles et amis ; puis samedi dernier (27 décembre), nous prîmes la route pour descendre chez mon frère pour y passer quelques jours et se détendre un peu.

       Jusqu’à il y a trois jours, Gabriel me rappelait constamment de prendre mes médicaments mais ne passai pas à l’acte. J’avais droit à quelques menaces que je prenais à la rigolade sans trop me méfier ; et lorsque je me risquais à le provoquer un peu, une claque très appuyée tombait sur mon pantalon, m’indiquant que j’étais allée trop loin et que je devais faire machine arrière.

 

       Mais mardi 30 décembre, Gabriel profita du fait qu’Hugo soit allé en courses pour m’attraper le poignet.

-    Arrête ! lui ordonnai-je. Laisse-moi tranquille ! Tu ne dis rien depuis une semaine, et puis d’un coup, tu t’énerves, là ?!

-    Je n’ai rien dit car je voulais t’observer et voir comment tu gérais, me répondit mon frère sans me lâcher. Le fait est que tu n’en fais qu’à ta tête et que tu ne gères absolument rien !

Alors, je me retrouvai sur les cuisses mon frère, à recevoir une vingtaine de claques sur mon jean ; et je les sentais déjà bien passer !

-    Baisse-moi ton pantalon ! m’ordonna Gabriel en me laissant me relever.

-    Non, dis-je fermement en reculant.

-    Lucie, dépêche-toi !

-    Non.

-    Lucie, ne m’énerve pas !

-    Tu es déjà énervé.

-    Certes, mais ne m’énerve pas davantage !

-   

-    Lucie, si je viens te chercher…

-    Non ! répétai-je, mi-apeurée, mi-décidée.

J’avais perçu un certain relâchement ces derniers temps : Gabriel ne punissait plus mes excès d’insolence ou mon entêtement. Malgré la menace, je continuai de tenir tête.

-    Lucie, un.

-   

-    Deux.

Je ne bougeai toujours pas.

-    Trois.

Gabriel se leva, attrapa de nouveau mon poignet et me tira avec lui jusqu’au canapé. Puis, il m’asséna deux nouvelles claques sur mon jean, qui me firent davantage mal que les précédentes puisque j’étais debout. Ces deux claques eurent raison de ma volonté.

       Je pris une déculottée longue et cuisante sur les genoux de mon frère : j’eus mal, certes, mais encore une fois, je m’étais attendue à pire. Avec cette semaine passée sous quelques regards noirs, sous les allusions à la brosse et sous les quelques menaces qui apparaissaient dès que je tenais tête, je pouvais m’estimer heureuse encore une fois !

       Gabriel me prévint une nouvelle fois que si j’oubliais de nouveau un médicament, je reprenais une fessée.

Le soir-même, j’oubliai deux médicaments, dont un que j’avais ouvertement eu la flemme de chercher, même si ma mauvaise foi affirmait le contraire en présence d’Hugo et de Gabriel.

-    Bon, eh bien demain, tu y as droit ! m’annonça Gabriel.

J’accusai le coup, me mettant tout de même en tête de tout faire pour ne pas prendre de rouste le lendemain. Je n’allais tout de même pas recevoir une fessée le 31 décembre ! Et puis, il était hors de question de réitérer la même déconvenue qu’au début du mois : prendre une fessée le lendemain d’une autre, ça fait beaucoup trop mal !!!

 

       Mission accomplie pour le réveillon de la Saint Sylvestre : aucune fessée ne tomba. Alors que je préparais le repas de fête, je narguais mon frère :

-    Tu vois, je t’avais dit qu’il n’y aurait pas de fessée aujourd’hui !

-    Oui, eh bien méfie-toi ! Continue de faire la maligne, et je t’emmène dans la chambre maintenant ! Je suis sûr qu’Hugo n’y verra pas d’inconvénient. Tu veux que je lui demande ?

-    Non, ça ira, répondis-je en baissant les yeux.

Cette menace me calma cinq secondes, puis je recommençai à narguer mon frère. C’était plus fort que moi ! Ce n’était tellement pas dans ses habitudes de promettre une fessée et de ne pas la donner que je ne pouvais laisser passer l’occasion de lui rappeler ce laxisme passager. Cela me valut finalement trois bonnes claques sur mon jogging ultra-fin.

-    Aïe ! me plaignis-je. Je suis sûre que j’ai la marque de ta main sur le derrière !

-    Tu en veux d’autres ? me demanda-t-il.

-    Non.

-    Je te promets que je t’emmène dans la chambre !

-    Non, c’est bon… répondis-je en tentant de ne pas être insolente.

 

Nous profitâmes du fait exceptionnel que Gabriel ne travaille pas cette année pour passer tous les trois un réveillon de la Saint-Sylvestre en toute sobriété mais rempli de complicité et d’amour partagé.

 

Aujourd’hui, 1er janvier 2026 (j’en profite pour vous souhaiter une merveilleuse année, remplie de rêves et de joie !), Gabriel était bien décidé à mettre sa menace à exécution, que nous soyons le premier jour de l’année ou pas.

Hugo partit alors se promener, me laissant seule avec mon frère.

Puisque Gabriel s’est radouci ces derniers temps, je m’imaginais recevoir une déculottée sur ses genoux durant une dizaine de minutes. Même si je fis tout pour l’éviter, je m’auto-conditionnais, pensant que ç’allait être un mauvais moment à passer et que ce ne serait malheureusement pas le dernier.

 

   Effectivement, je reçus une déculottée sur ses genoux, et celle-ci fut douloureuse. Nous n’étions pas le lendemain, mais le surlendemain de la précédente tannée ; et je gardais tout de même des séquelles.

Ma voix cassée à cause d’un coup de froid hivernal ne cessait de se manifester en gémissant, tandis que mon derrière encaissait les claques qui ne semblaient jamais s’arrêter !

       Puis, cela s’arrêta. Enfin. Je me relevai et me rhabillai. Gabriel me gronda de prendre mes médicaments et de ne pas faillir.

Et le pire arriva. A la fin de sa tirade, il me pencha sous son bras et me redéculotta.

       Je n’avais absolument pas prévu de recevoir une fessée debout ! Je m’étais attendue à la traditionnelle déculottée OTK qui constituait l’intégralité des dernières sanctions ; mais le retour de la fessée debout, je ne l’aurais jamais envisagé ! J’avais d’ailleurs taquiné mon frère là-dessus à peine quarante-huit heures auparavant…

       Et cette fessée debout fut atroce ! Longue, horriblement douloureuse, et oui, elle me fit regretter d’avoir oublié mes médicaments. Gabriel faisait à nouveau preuve de sévérité et cela ne m’avait absolument pas manqué !

       Là, on pouvait clairement dire que la leçon était comprise, et même durement comprise. Lorsqu’il me lâcha enfin, après de longues minutes de calvaire, je me rhabillai. J’allai alors me cacher sous un des plaids du canapé, vexée, repentante, et le derrière en feu.

 

       J’étais persuadée que cela était derrière nous. J’étais persuadée que je n’aurais plus jamais droit au martinet ou à la fessée debout. Je reste même aujourd’hui persuadée que Gabriel n’usera plus d’aucun instrument sur moi (autre que sa main), et qu’il faudrait vraiment que je le fâche de façon intense pour qu’il sévisse à nouveau de façon drastique.

 

       En attendant, je suis bien décidée à prendre les médicaments qu’il faut, car mon frère m’a prévenue : « Si tu oublies un médicament ce soir, je t’en remets une demain matin ! ».

 

A suivre…

La suite !

Commentaires

  1. La journée du 1er janvier ne serait-elle que la bande-annonce de l'année nouvelle ? 🤔
    Espérons que non en ce qui concerne la prise au sérieux de ton traitement médical duquel dépendent ta santé et ton bien-être ...
    Passe une très belle année 2026 !


    RépondreSupprimer
  2. Je te comprend et je compatie, c'est un vrai calvaire de prendre des médicaments tout les jours, combien de fois je me fait également punir pour ça... Courage
    je te souhaite une très bonne année à venir
    Prend soin de toi biz

    RépondreSupprimer

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