- Vous avez fouillé dans
mes affaires ?! leur grondai-je.
C’était la seule option qui, dans l’urgence, me
paraissait viable : retourner la faute sur eux pour leur faire oublier ma
culpabilité. Mon père me répondit :
- Je suis d’accord que c’est
ta chambre mais c’est notre maison, Marie !
- Vous n’aviez pas à
fouiller dans mes affaires ! insistai-je.
Soudain, ma mère attrapa ma mâchoire avec sa
main droite et me gronda :
- Tais-toi ! N’essaie
pas de détourner le sujet ! C’est à toi de nous rendre des comptes, pas l’inverse !
Elle lâcha le bas de mon visage pour mieux
attraper mes cheveux et diriger ma tête pour me forcer à regarder les deux
carnets posés sur mon bureau.
- Tu nous expliques ?!
Tu nous expliques pourquoi tu as encore voulu nous la mettre à l’envers ?!
Ma mère me lâcha si violemment les cheveux sur
le « encore » que je fus déséquilibrée.
- Scar… intervint mon
père.
- Arrête, Mike !
Quand tu as soulevé notre fils du sol pour le plaquer au mur, j’étais inquiète
mais je t’ai fait confiance ! C’est à toi de me rendre la pareille,
maintenant ! Laisse-moi m’occuper de notre fille !
Je commençais à baliser. Qu’allait-elle me
faire ? Avais-je atteint un point de non-retour ? Quelque chose me disait
que je ne prendrais pas seulement une bonne fessée… Et cela me terrifiait.
-
Je t’ai posé une question, Marie ! me cria ma mère, ses
yeux dominés par la colère. J’attends tes explications !
- Tu les as déjà, les explications !
dis-je en commençant à pleurer de peur, d’angoisse et de déception que mon
secret ait été découvert. Je ne voulais pas me faire punir si je n’étais pas
sage à l’école alors j’ai décidé de vous le cacher !
-
Et tu ne t’es pas dit, dans ta petite tête qui réfléchit
pourtant tout le temps, qu’on allait finir par le découvrir ?! Hein ?!
Ma mère me gifla. Ce n’était pas une gifle forte
en revanche, elle fut terriblement vexante. De plus, cela faisait bien
longtemps que ma mère ne m’avait pas tapé au visage. Néanmoins, si ça pouvait m’éviter
de prendre une terrible fessée par la suite, encaisser cette baffe – méritée,
il fallait l’admettre – serait un moindre mal…
-
Ça ne t’est pas venu à l’idée de devenir sage, du coup ?!
Au lieu de nous entourlouper ?!
Tandis que je me tenais la joue, Scarlett m’asséna
trois bonnes claques sur le derrière. Après neuf jours entiers sans recevoir la
fessée, je les sentis passer !
- C’est quoi ton putain
de problème, Marie ?! poursuivit ma mère. Pourquoi es-tu toujours obligée de
nous berner ?! Pourquoi ne sais-tu pas te tenir correctement, bordel ?!
C’est compliqué ce qu’on te demande, c’est ça ?! C’est si compliqué que ça
de manger correctement, de travailler à l’école en te tenant sage et de ne pas
nous désobéir à la maison ?! C’est compliqué ou pas ?! Réponds !!
- Non maman, répondis-je
à mi-voix.
-
Tu es sûre ?! Parce qu’avec toi, on dirait qu’il faut
un bac +3 pour apprendre à se tenir correctement !
J’étais à deux doigts d’éclater en sanglots. Je
ne me souvenais pas que Scarlett m’ait déjà autant grondée. Elle me hurlait
littéralement dessus ! Je me rendais compte que j’avais franchi un seuil.
J’avais très certainement dépassé les bornes avec cette histoire de double
carnet. Je lançai un regard vers mon père qui restait près de la porte de ma chambre,
bras croisés, tel un bodyguard, à regarder ma mère me défoncer.
Scarlett confirma mes craintes en m’attrapant
de nouveau par les cheveux. Tout en me conduisant dans ma salle de bains, elle
me cria :
-
Tu voles ! Tu nous mens ! Tu sors en douce !
Tu es insolente ! Tu fais ta loi à l’école ! Tu falsifies ton carnet !
Combien de conneries tu nous as faites, Marie, depuis quatre mois ?! Je ne
pourrais même pas toutes les citer ! Y’en a assez !! Tu n’as pas
envie de te calmer, c’est ça ?! C’est ce qu’on va voir !!
Alors que j’étais habillée, ma mère me mit sous la douche et alluma l’eau froide. Elle me maintint
sous l’eau en me hurlant :
- C’est bon, tu vas te calmer, maintenant ?!
Je pleurais désormais. Non seulement Scarlett
me faisait peur – et ce qu’elle pourrait me faire me faisait encore plus peur !
– mais en plus, j’étais congelée. Ma mère n’éteignit l’eau que lorsqu’elle vit
que je commençais à trembler.
-
C’est bon, tu as les idées en place ?!
- Oui ma…man, sanglotai-je.
-
Tu es sûre de ça ?! J’en ai tellement marre de t’entendre
dire « oui » et que tes actes ne suivent pas ! Si tu savais
comme j’en ai marre, Marie Webber !
Scarlett déboutonna mon jean trempé et le fit difficilement
glisser à mes genoux, emportant ma culotte dans l’élan. Puis, elle commença à
me flanquer des claques gigantesques sur mes fesses mouillées en me grondant :
-
Papa et moi n’en pouvons plus de tes promesses en l’air et
de tes belles paroles ! On n’en peut plus de tes magouilles ! De tes
mensonges !
Jamais ma mère ne m’avait tapée aussi fort. Cela
confirmait que j’avais vraiment outrepassé ses limites. Les claques qui tombaient
étaient tellement puissantes et cinglantes que chacune me faisait brailler comme
une enfant ! Je remarquai alors Michael se tenant dans l’encadrement de la
porte, les bras toujours croisés sur sa poitrine.
- Papa ! appelai-je.
Papa, j’t’en supplie ! Dis-lui d’arrêter ! Dis-lui d’arrêter, papaaaaa !
Dis-luiiii !
- Ta mère a raison, répondit-il
d’une voix ferme. Y’en a assez de tes bêtises.
Et il sortit de la pièce, me laissant seule avec
ma mère transformée en monstre.
Je gigotais beaucoup trop au goût de Scarlett, elle
s’approcha alors de mon lavabo et prit ma brosse à cheveux qui était posée à
côté, ce qui déclencha d’intenses supplications de ma part. Puis, elle s’assit
sur le rebord de ma baignoire et me bascula sur ses genoux. Le calvaire
recommença.
Recevoir la brosse sur mes fesses nues et
mouillées fut insupportable. Insoutenable même ! Jamais ma mère ne m’avait
autant punie ! Ni mon père, d’ailleurs ! Même quand j’avais volé, je
n’avais pas reçu une aussi sévère correction ! J’étais persuadée que ma
mère allait m’achever. Cette fessée ne finirait jamais. Voici comment ma vie
allait s’arrêter. Sous les coups de ma mère, avec les fesses violettes.
Quand
le calvaire s’arrêta, je n’en pouvais plus. Mes fesses me brûlaient atrocement.
J’étais trempée d’eau froide, de larmes, de bave, de morve, et de sueur.
Scarlett me releva de ses genoux, m’attrapa le
menton et me dit d’un ton glacial :
- Si tu veux continuer à
être désobéissante, prépare-toi à ce que ce qui s’est passé ce soir devienne
ton quotidien. Ton père et moi ne lâcherons rien, Marie ! Alors vas-y, va
faire ta prochaine bêtise ! On t’attend !
Elle posa ma brosse à sa place initiale et
sortit de la salle de bains, puis de ma chambre. Je restai plusieurs minutes assise
contre ma baignoire à pleurer toutes les larmes de mon corps. Le seul point
positif était le sol en marbre rose qui faisait un bien fou à mon postérieur
meurtri.
Une
heure plus tard, j’avais pris ma douche – chaude, cette fois ! – je m’étais
mise en pyjama et je rejoignais le reste de la famille à table pour le dîner.
C’était rare que mes parents me punissent et qu’ils
ne me consolent pas ensuite. Lorsque j’arrivai à table, ils firent comme si de
rien était. Maman s’était changée puisqu’elle aussi avait été trempée à force
de me maintenir sous la douche. Elle apporta la salade de concombres sur la
table et nous servit tous un à un. Elle se servit en dernier et commença à
manger. Nous l’imitâmes.
Les conversations allèrent bon train durant le
dîner sauf pour moi. Je n’ouvris pas la bouche. Si ma mère ne s’en souciait guère,
je vis plusieurs fois mon père me lancer des regards inquiets.
- Louise, Mayeul, vous
débarrassez la table, s’il vous plaît ! demanda papa. Et ensuite vous
monterez dans vos chambres pour que maman et moi puissions vérifier vos devoirs
pour demain. Ana, Marie, montrez-moi votre travail.
Je montai dans ma chambre suivie de mon père.
Je sortis mes cahiers de mon sac et montrai à mon père les devoirs à faire pour
demain.
- C’est très bien, ma
princesse. Tu t’es appliquée. Je suis fier de toi.
Michael allait sortir de ma chambre quand je
lui demandai :
- Papa, est-ce que maman
et toi m’aimez toujours ?
- C’est difficile de se
mettre dans un tel état de colère quand on n’aime pas la personne. Seul l’amour
peut provoquer une telle fureur.
- Pourquoi ce n’est pas
toi qui m’as punie ? lui demandai-je.
- Parce que nous avions
décidé que ce serait ta mère, me répondit Michael.
- Elle a complètement pété
un câble ! me plaignis-je.
- C’est toi qui as pété
un câble, Marie. C’est toi qui fais n’importe quoi. J’espère vraiment que la
douche froide t’a aidée à te ressaisir car à la prochaine grosse bêtise, c’est
moi qui te punirai. Tu regretteras alors la punition de ta mère ce soir.
Je blêmis.
- Va te brosser les dents
et mets-toi au lit, maintenant. Je vais vérifier le travail de tes frère et sœurs
et ensuite, maman et moi viendrons te border.
En s’asseyant sur mon
lit auprès de moi, mon père me dit :
- Aller couche-toi ma
princesse.
Je m’allongeai difficilement dans mon lit et,
ne tenant pas allongée sur le dos, je me tournai aussitôt sur le côté. Scarlett
me dit alors :
- Ne cherche pas la crème
Magdalena, tu ne la trouveras pas.
D’habitude, j’aurais protesté ; mais ce
soir, je n’en avais pas la force. Je n’aurais rien pour soulager mes fesses :
la punition continuait.
Papa m’embrassa sur le front et me dit :
- Dors bien, mon cœur. Je
t’aime très fort.
Scarlett m’embrassa elle aussi et me chuchota :
-
You’re my sunshine. I
love you. Sweet dreams.
En m’endormant, je
pensai à Mayeul et au fait qu’il s’était assagi après la rouste qu’il avait
prise pour avoir fait le pitre à l’école. Je pensai que, comme lui, je n’avais
plus le choix : je devais m’assagir. Ce soir, un cap avait été franchi. Mes
parents m’avaient présenté deux options : soit je m’assagissais drastiquement,
soit je pouvais m’attendre à me faire tuer chaque soir. La punition de ce soir
venait de tout changer pour moi.
Michael
- Dis-moi qu’elle est
calmée ! me supplia ma femme alors qu’elle se coiffait pour la nuit. J’ai mis
une telle énergie à la punir que j’en ai mal au bras !
- Ecoute, je ne sais pas
si on a remporté la guerre mais ce que je peux te dire, c’est qu’on a remporté
une bataille décisive !
- Je n’ai pas voulu la
gifler trop fort, elle a sa photo de classe demain…
- Tu es sérieuse, Scar ?
Notre fille a fait une énième connerie encore plus grosse qu’elle, tu étais
dans une fureur comme je t’ai rarement vue, et tu t’inquiètes quand même de sa photo
de classe ?!
- Je veux que les
portraits de nos enfants soient parfaits pour pouvoir les afficher dans le hall afin
de remplacer les anciens !
- Oh les femmes ! me
lamentai-je.
Ma femme vint s’asseoir sur le lit à côté de
moi et se blottit dans mes bras. Nous restâmes un moment en silence avant qu’elle
m’avoue :
- Quand je l’ai mise sous
la douche et qu’ensuite je lui ai donné la fessée, j’ai eu l’impression que mon
cœur était trempé dans l’acide. Elle pleurait tellement ! Et quand elle t’a
supplié d’intervenir…
- Je sais, ma puce. Moi
aussi j’ai eu très mal au cœur. Mais c’était nécessaire. C’est le but d’une
Spanking in the Event of Force Majeure : on marque le coup une bonne fois et on
espère ne plus jamais avoir à recommencer.
- Et si ça ne l’a pas
calmée, Mike ? s’inquiéta ma femme. Qu’est-ce qu’on fait ?
- Scar, toi comme moi
connaissons bien Marie. Nous savons tous les deux qu’elle ne se risquera pas à faire
une bêtise avant un moment. Elle t’a vraiment crainte, ce soir ! Et le fait que
je t’appuie l’a encore plus chamboulée. De plus, on ne l’a pas consolée. Je pense
que ça l’a vraiment ébranlée. D’ailleurs, je pense que nous devrions arrêter de
la consoler après une fessée. On pourra lui dire qu’on l’aime et la rassurer sur
notre amour à d’autres moments ; mais après une punition, nous devons
arrêter de faire ça. Il faut qu’on reste droit dans nos bottes et qu’on lui
montre qu’elle ne sera pas si facilement pardonnée. Il faut qu’on se montre
plus rancuniers. Qu’on durcisse un peu les choses.
- Marie a tellement
besoin d’affection… Tu penses qu’elle supportera qu’on soit distants ?
- On ne sera distants que
si elle n’est pas sage, répondis-je. Si elle est sage et qu’elle respecte les
règles, elle aura tous les câlins et l’amour dont elle aura besoin. En
revanche, si elle n’est pas sage, elle aura une bonne fessée et c’est tout. Pas
de câlin de consolation, rien du tout.
- Je ne sais pas si j’arriverai
à tenir ! m’avoua ma femme.
- On va se serrer les
coudes et ça ira ! lui assurai-je.
A suivre…

La douche froide, l'horreur
RépondreSupprimerScarlett n'y est pas allée de main morte ! La fessée sur le derrière mouillé et pire à la brosse, un vrai supplice !!! Marie ne va pas l'oublier de si tôt !!!
Mauvais calcul pour Marie qui aurait gagné à être punie pour les 2 mots dans le carnet ?!
😭 plus de crème Magda 😭 Elle n'a pas échappé à la fouille de la chambre.
malheureusement ! Et pas de câlin de réconfort 😪
Le mystère SEFM est élucidé 😉
Mais le mode BC, non 🤔
Ce ne sera sans doute pas pour demain, car Marie devrat être calmée pendant quelques jours.
La gifle contrôlée pour cause photo à l'école 😆😆😆 c'est tout Scarlett 👍